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Esclavage aux Antilles

À propos du site

Comment nous savons ce que nous écrivons

Ce site raconte une histoire, il ne présente pas une base de données. Mais chaque fait porteur — une date, un chiffre, une citation, un point discuté — est rattaché en coulisses à une lecture de source précise, contrôlée séparément du texte qui l’emploie. Le plus simple est de dérouler un cas réel, du document jusqu’aux pages que vous lisez.

Un cas : 120 morts entre Ardra et la Martinique

Le document. En 1671 paraît un volume qui rassemble le journal d’une expédition française partie en 1669 vers la côte d’Ardra, dans l’actuel Bénin. À la suite du journal, l’imprimeur a placé un avis, pages 473 et 474, qui donne des nombres tirés de lettres reçues des îles.

La lecture enregistrée. De ce volume, le site retient un énoncé : la Concorde embarque 563 personnes et 443 sont signalées vivantes à son arrivée à la Martinique le 13 septembre 1670 ; selon ce bilan, 120 personnes sont mortes pendant la traversée. Cet énoncé porte l’indication exacte des passages qui le fondent — pages 347-348, 414-415, 473-474, 495 et 509-510 — et il est recoupé par deux autres sources : la base des voyages négriers, où l’expédition porte les numéros 21559 et 21560, et un article de l’historien Robin Law paru en 1994, dont les pages 75 et 76 discutent ces voyages.

Ce que la lecture refuse. Aucun énoncé n’est enregistré sans ses limites. Ici : les nombres de la Concorde viennent de l’avis de l’imprimeur, qui invoque des lettres sans les reproduire ; le volume ne donne aucun nom, ni ce que deviennent ces personnes après le débarquement ; et la somme des arrivées des deux navires varie selon les compilations postérieures, elle n’est donc pas utilisée.

Ce que cela produit. Cette même lecture alimente aujourd’hui un repère de frise, un chapitre de dossier, une fiche consacrée à ce voyage et une entrée de glossaire. Elle n’a été établie qu’une fois. Si elle se révèle fausse, la corriger corrige les quatre.

Trois règles que le site s’impose

Localiser. Une synthèse générale peut s’appuyer sur un ouvrage reconnu. Mais un chiffre, une citation, une date discutée ou un fait précis destiné à être réutilisé doit indiquer où il se trouve : une page, un article, un folio, une vue.

Dire la limite au bon endroit. Chaque lecture de source porte sa réserve : ce qu’elle établit, ce qu’elle ne prouve pas, le point de vue depuis lequel son auteur écrit. Lorsque cette limite change le sens, elle passe dans le texte lui-même ; sinon, elle reste consultable sous le chapitre concerné.

Ne publier que ce qui est contrôlé. Un énoncé n’est publiable qu’après relecture conjointe de sa formulation, de ses preuves localisées et de sa réserve. Ces contrôles ne sont pas une intention : ils sont exécutés automatiquement à chaque mise à jour du site, et une publication qui les enfreint n’est pas mise en ligne.

Comment les textes sont produits

Les textes du site sont rédigés avec l’aide d’un modèle de langage, sous un cadre éditorial strict et sous contrôle humain. Aucune phrase n’est publiée sans être rattachée aux lectures de sources décrites plus haut. Le plan, le choix des sources, les vérifications, les réserves et la décision de publier relèvent de l’éditeur du site, qui en assume la responsabilité.

Ce que cette méthode ne donne pas

Elle ne rend pas le site complet. Les sources sont inégales selon les territoires et les périodes, et certaines questions ne peuvent pas encore être traitées avec la même précision. Le site publie l’état de ses propres manques plutôt que de les masquer : voir les chantiers documentaires.

Elle ne rend pas non plus le site infaillible. Une erreur de fait, de date, de transcription ou d’interprétation reste possible. Lorsqu’un signalement est fondé, la correction est portée sur la lecture de source elle-même : elle se propage alors à toutes les pages qui la reprennent. Les signalements sont à adresser à contact@esclavage-antilles.fr.