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Esclavage aux Antilles

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Colaboraciones fronterizas, diplomacia y guerra en La Española, 1660–1690

Juan José Ponce Vázquez

etude · 2015

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Dans les années 1680, la frontière entre la partie française de Saint-Domingue et la colonie espagnole offre une voie de fuite à des personnes esclavisées ; des pratiques espagnoles d’asile, d’affranchissement et d’intégration militaire font du marronnage un enjeu diplomatique et territorial.

À garder en tête : L’accueil varie selon la date, l’autorité et la situation de chaque personne. Les deux études montrent aussi que la liberté reconnue par l’Audiencia sert les objectifs espagnols de peuplement, de production et de défense de la frontière.

Dans une lettre du 25 octobre 1677, le gouverneur espagnol par intérim Juan de Padilla Guardiola décrit environ cinquante personnes venues des établissements français, dont la liberté avait été reconnue par l’Audiencia de Santo Domingo. Il les a regroupées près de la ville pour commencer le peuplement de San Lorenzo et ordonné leur entraînement à la lance.

À garder en tête : La lettre fait connaître la décision de justice et l’installation par le regard du gouverneur, qui présente aussitôt ces personnes comme une ressource agricole et militaire. Elle ne donne pas leurs noms, leurs itinéraires ni leurs propres mots.

Un témoignage dressé à Santo Domingo le 8 avril 1679 recense treize personnes arrivées depuis les établissements français entre le 11 octobre 1678 et le 13 février 1679. Le greffier consigne le nom de douze d’entre elles, des âges estimés, plusieurs catégories d’origine et, pour certaines, le lieu quitté ou une capture antérieure par les Français.

À garder en tête : Les prénoms, âges et catégories comme « Mina », « Arada » ou « Congo » sont ceux consignés dans le témoignage espagnol ; ils ne doivent pas être assimilés sans preuve aux noms reçus à la naissance, à des identités fixes ou à des lieux de naissance. « Cabo Verde » apparaît dans le nom consigné de Francisco, sans que sa fonction y soit établie. Le témoignage récapitule des dates d’arrivée, non les itinéraires complets ni les paroles des personnes.