À propos du site
Qui écrit ce site
Je ne suis pas historien. Je suis informaticien, métropolitain, et je vis aux Antilles. Cette histoire n’est pas celle de ma famille ; c’est celle du lieu où j’habite et de la plupart des gens qui y vivent. Autant l’écrire en haut de cette page. Le site dit « nous » par habitude d’écriture, mais il n’y a qu’une personne derrière, et elle n’a aucun titre à faire valoir sur ce sujet.
Ce que cette distance ne me donne pas
Vivre ici ne referme pas cette distance et ne me donne aucun titre supplémentaire : une adresse n’est pas une ascendance. Cela déplace seulement l’endroit où tombent les conséquences d’une phrase mal pesée — sur des voisins plutôt que sur des lecteurs lointains. C’est une raison d’écouter, pas une raison de me croire fondé.
La distance, elle, ne me rend pas plus objectif. C’est plutôt l’inverse qu’il faut en conclure. Il y a dans cette histoire des choses qui se remarquent avant de se démontrer, et que je ne remarquerai pas : un mot qui blesse là où je ne vois qu’un terme d’époque, une place trop grande donnée à ceux qui ont laissé des archives et trop petite à ceux qui n’en ont pas laissé, un silence qui ne me manque pas parce qu’il ne m’enlève rien.
Ce que je sais faire est un travail d’informaticien : construire un appareil qui refuse de publier ce qui n’a pas été vérifié. Chaque fait porteur — une date, un chiffre, une citation — est rattaché à un document précis, avec ce qu’il établit et ce qu’il ne prouve pas, et un contrôle automatique bloque la mise en ligne de ce qui enfreint la règle. C’est décrit en détail dans la méthode.
Cet appareil vérifie que chaque brique est réelle. Il ne dit rien de la justesse de l’ensemble : le choix des sujets, la proportion, le ton, ce qu’on met au premier plan et ce qu’on laisse derrière. Aucune vérification automatique n’attrape cela. C’est exactement là que j’ai besoin d’être lu par d’autres.
Écrivez-moi
Tout avis est utile, et les plus utiles sont ceux que je ne peux pas me donner seul : une erreur de fait, de date ou de transcription ; un mot ou une tournure qui blesse, ou au contraire qui adoucit ce qui ne doit pas l’être ; un cadrage qui vous paraît faux ; un débat entre historiens que le site traverse sans avoir l’air de le voir ; une source que j’ignore ; ce qui manque.
Vous n’avez ni à argumenter votre remarque, ni à la documenter, ni à y mettre les formes. Signalez, je vérifie. Ce qui est fondé est corrigé sur la lecture de source elle-même, et la correction se propage à toutes les pages qui la reprennent. Tout arrive à contact@esclavage-antilles.fr.
Une machine écrit avec moi
Les textes de ce site sont rédigés avec l’aide d’un modèle de langage. Je préfère le dire ici, sur la page où l’on demande qui parle, plutôt que dans une note technique. Seul, je n’aurais pas dépouillé ce volume de sources : la machine sert à lire beaucoup, à recouper et à mettre en forme. Elle ne choisit ni le sujet, ni les sources, ni ce qui est retenu, ni ce qui est écarté, ni ce qui est publié.
Le danger qu’elle fait courir est précis, et il vaut mieux le nommer : une machine invente avec aplomb. Un nom, une date, une citation vraisemblable. C’est contre cela que tout l’appareil décrit plus haut est construit — non par goût de la rigueur, mais parce qu’inventer ici reviendrait à ajouter une fiction à des vies dont il ne reste presque rien, et souvent pas même un nom.
Ce site ne dépend de rien
Il n’est adossé à aucune institution, ne reçoit aucun financement, ne vend rien, n’affiche aucune publicité, ne mesure pas son audience et ne collecte aucune donnée. Personne ne me commande ce que j’écris et je n’en tire aucun revenu. Les textes et les données produits pour le site sont librement réutilisables : voir les droits et crédits.
Il ne remplace pas non plus le travail des historiennes et des historiens qui consacrent leur vie à cette histoire, et sans lesquels il n’existerait pas : leurs livres et leurs articles sont cités page par page dans les sources.