Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.
Bien avant l’implantation française dans l’ouest d’Hispaniola, la colonisation espagnole commencée en 1493 avait imposé l’asservissement et le travail forcé aux Taïnos, contribué avec les maladies à leur effondrement démographique et introduit des captifs africains dès le début du XVIe siècle.
À garder en tête : Ce rappel précède la période principale du dossier et résume une histoire espagnole longue et complexe ; il sert à éviter de présenter l’arrivée française comme le début de la colonisation ou de l’esclavage à Hispaniola.
L’établissement français durable dans les Petites Antilles s’organise d’abord depuis Saint-Christophe à partir de 1625, puis se déploie vers la Guadeloupe et la Martinique en 1635.
À garder en tête : Le mot établissement ne signifie ni contrôle complet du territoire ni peuplement continu : ces implantations restent contestées et passent par la conquête.
À Saint-Christophe, en Guadeloupe, en Martinique et à la Grenade, l’implantation française combine des actes de prise de possession, des forts, des opérations armées, des déplacements et des accords imposés ou renégociés avec les Kalinagos.
À garder en tête : La chronologie, les acteurs et les rapports de force diffèrent d’une île à l’autre ; tous les conflits et tous les accords ne relèvent pas d’un modèle unique.
Durant les premières décennies coloniales, des engagés européens et des personnes africaines réduites en esclavage travaillent simultanément dans les colonies françaises des Petites Antilles.
À garder en tête : Leur poids relatif varie selon l’île, la date et la culture ; la dureté de l’engagement ne doit pas effacer la différence entre un contrat temporaire et un esclavage viager et héréditaire.
À partir des années 1650, l’essor du sucre en Guadeloupe et en Martinique mobilise des capitaux, du crédit, des savoir-faire techniques, des terres et un travail servile plus nombreux et plus durable.
À garder en tête : Les réseaux néerlandais jouent un rôle majeur dans plusieurs de ces apports sans être une cause unique ; la chronologie et les acteurs varient selon les établissements.
En 1671, la montée du sucre est déjà nette en Guadeloupe et en Martinique, mais les rythmes de transformation et les structures foncières diffèrent entre les deux îles.
À garder en tête : Le passage du tabac au sucre est un processus : les petites exploitations et les autres cultures ne disparaissent ni partout ni au même moment.
À la Tortue et dans la partie française de Saint-Domingue, l’esclavage se développe selon une chronologie différente de celle des Îles-du-Vent : les engagés restent longtemps nombreux, les prises et le commerce interlope jouent un rôle important, et la traite régulière demeure limitée avant la fin des années 1680.
À garder en tête : Les estimations disponibles sont prudentes et ne permettent pas de traiter la Tortue, le Cap et les différentes côtes comme un espace uniforme.
Du Tertre est une source majeure pour les débuts coloniaux, mais une partie de son récit repose sur des témoignages oraux et sur des archives aujourd’hui perdues.
À garder en tête : Cette limite ne rend pas Du Tertre inutilisable ; elle demande seulement de préciser s’il témoigne directement, rapporte un récit ou reprend une pièce d’archive.