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Esclavage aux Antilles

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Premiers esclaves aux Petites Antilles d’après les chroniques et récits de voyages français (XVIIe siècle)

Laurence Verrand

etude · 2008

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1625–1685 — Quand l’esclavage s’impose aux Antilles

Entre 1625 et 1685, la conquête, les compagnies, la traite, le sucre et le droit font de plusieurs colonies françaises des sociétés organisées autour de l’esclavage. Ce récit suit ce basculement à hauteur des personnes dont le déplacement, le travail, les enfants et les possibilités de fuite sont soumis à ce nouvel ordre.

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L’établissement français durable dans les Petites Antilles s’organise d’abord depuis Saint-Christophe à partir de 1625, puis se déploie vers la Guadeloupe et la Martinique en 1635.

À garder en tête : Le mot établissement ne signifie ni contrôle complet du territoire ni peuplement continu : ces implantations restent contestées et passent par la conquête.

Durant les premières décennies coloniales, des engagés européens et des personnes africaines réduites en esclavage travaillent simultanément dans les colonies françaises des Petites Antilles.

À garder en tête : Leur poids relatif varie selon l’île, la date et la culture ; la dureté de l’engagement ne doit pas effacer la différence entre un contrat temporaire et un esclavage viager et héréditaire.

Maurile de Saint-Michel rapporte qu’au milieu du XVIIe siècle des religieux contestent le maintien en esclavage d’enfants baptisés nés de parents esclavisés, tandis que l’autorité de Poincy maintient leur descendance dans le statut servile.

À garder en tête : Le passage atteste un conflit et une décision attribuée à Poincy, pas une législation uniforme ni une pratique démontrée dans chaque colonie française.

Avant qu’une traite française régulière ne soit installée, l’approvisionnement des colonies françaises en personnes esclavisées passe par plusieurs circuits : marchands étrangers, achats sur les côtes africaines, captures directes et prises sur des navires ennemis.

À garder en tête : Le poids de chaque circuit n’est pas établi pour chaque île, et les chroniques rendent mieux visibles les prises spectaculaires que les flux ordinaires.

Du Tertre est une source majeure pour les débuts coloniaux, mais une partie de son récit repose sur des témoignages oraux et sur des archives aujourd’hui perdues.

À garder en tête : Cette limite ne rend pas Du Tertre inutilisable ; elle demande seulement de préciser s’il témoigne directement, rapporte un récit ou reprend une pièce d’archive.

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