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Esclavage aux Antilles

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Le « cycle du tabac » et la mise en valeur des Antilles aux premiers temps coloniaux (1625–1680)

Christian Schnakenbourg

etude · 2019

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1625–1685 — Quand l’esclavage s’impose aux Antilles

Entre 1625 et 1685, la conquête, les compagnies, la traite, le sucre et le droit font de plusieurs colonies françaises des sociétés organisées autour de l’esclavage. Ce récit suit ce basculement à hauteur des personnes dont le déplacement, le travail, les enfants et les possibilités de fuite sont soumis à ce nouvel ordre.

Points étayés

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Durant les premières décennies coloniales, des engagés européens et des personnes africaines réduites en esclavage travaillent simultanément dans les colonies françaises des Petites Antilles.

À garder en tête : Leur poids relatif varie selon l’île, la date et la culture ; la dureté de l’engagement ne doit pas effacer la différence entre un contrat temporaire et un esclavage viager et héréditaire.

Avant qu’une traite française régulière ne soit installée, l’approvisionnement des colonies françaises en personnes esclavisées passe par plusieurs circuits : marchands étrangers, achats sur les côtes africaines, captures directes et prises sur des navires ennemis.

À garder en tête : Le poids de chaque circuit n’est pas établi pour chaque île, et les chroniques rendent mieux visibles les prises spectaculaires que les flux ordinaires.

À partir des années 1650, l’essor du sucre en Guadeloupe et en Martinique mobilise des capitaux, du crédit, des savoir-faire techniques, des terres et un travail servile plus nombreux et plus durable.

À garder en tête : Les réseaux néerlandais jouent un rôle majeur dans plusieurs de ces apports sans être une cause unique ; la chronologie et les acteurs varient selon les établissements.

En 1671, la montée du sucre est déjà nette en Guadeloupe et en Martinique, mais les rythmes de transformation et les structures foncières diffèrent entre les deux îles.

À garder en tête : Le passage du tabac au sucre est un processus : les petites exploitations et les autres cultures ne disparaissent ni partout ni au même moment.

À la Tortue et dans la partie française de Saint-Domingue, l’esclavage se développe selon une chronologie différente de celle des Îles-du-Vent : les engagés restent longtemps nombreux, les prises et le commerce interlope jouent un rôle important, et la traite régulière demeure limitée avant la fin des années 1680.

À garder en tête : Les estimations disponibles sont prudentes et ne permettent pas de traiter la Tortue, le Cap et les différentes côtes comme un espace uniforme.