Aller au contenu
Esclavage aux Antilles

Source

Documents Illustrative of the History of the Slave Trade to America, volume I, 1441–1700

Elizabeth Donnan, éditrice

edition · 1930

Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.

Notice

Droits : Édition ancienne ; fac-similé et OCR réservés au travail documentaire interne tant que les conditions de la numérisation ne sont pas établies.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

XVIIe–début XIXe siècle — Traverser l’Atlantique à bord d’un navire négrier

La terre reste d’abord visible. Puis elle disparaît, tandis que le navire continue d’avancer jour et nuit. Sous le pont ou sur le pont, souvent entravés, des femmes, des hommes et des enfants cherchent à comprendre la destination que l’équipage leur impose, parlent, transmettent des messages, prennent soin les uns des autres, refusent et agissent.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Le navire anglais James quitte la rade de Dixcove, sur la côte de l’Or, le 8 mars 1676 à destination de la Barbade. Le journal du capitaine Peter Blake note le retrait des fers le 16 mars, plusieurs distributions de poisson à la fin de mars, puis l’apparition de la Barbade et le mouillage dans la baie de Carlisle le 21 mai : soixante-quatorze jours séparent le départ de l’apparition de l’île. Edwyn Stede examine les personnes à bord le 22 mai ; elles sont rasées, reçoivent de l’eau fraîche, de l’huile de palme et du tabac le 24 ; 163 sont vendues le 25 et 70 le lendemain, sans débarquement préalable consigné.

À garder en tête : Le journal est celui du capitaine et organise le voyage par vents, rations, pertes et opérations commerciales. Il date des événements mais ne rapporte pas la manière dont les personnes captives mesurent les jours ni ce qu’elles disent de leur destination. La durée de soixante-quatorze jours est la différence calendaire entre les deux dates, non un chiffre donné par Blake.

Pendant la traversée du James en 1676, le compte de Peter Blake porte un garçon malade tombé à la mer dans la nuit du 31 mars, une femme malade qui refuse de manger le 15 avril, un homme qui se jette par-dessus bord le 17 avril et une femme morte le 26 avril après avoir continué à porter son enfant jusqu’à l’épuisement. Une version du journal citée par Smallwood précise que l’homme du 17 avril refuse de saisir l’aviron tendu lorsque l’embarcation le rejoint.

À garder en tête : Blake décrit les personnes selon leur valeur, leur état physique et la perte enregistrée. Le geste de la mère et les refus sont conservés, mais le document ne livre aucun nom et ne permet pas d’attribuer un motif précis. Le refus de l’aviron est publié par Smallwood à partir du journal sans apparaître dans l’extrait abrégé donné p. 204 par Donnan.