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Esclavage aux Antilles

Source

Saltwater Slavery: A Middle Passage from Africa to American Diaspora

Stephanie E. Smallwood

Étude · 2007

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Notice

Droits : Ouvrage commercial ; copie et dérivé réservés au travail documentaire interne, sans redistribution.

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Points étayés

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Sur les navires embarquant des personnes depuis la côte de l’Or à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe…

Point 1 sur 4 · Interprétation · date non établie

Sur les navires embarquant des personnes depuis la côte de l’Or à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle, deux dialectes de l’akan, l’anyi-baoulé et le twi, côtoyaient notamment le guan, le ga, l’adangme, l’éwé et des variantes gbe. Des dialectes proches, la connaissance de plusieurs langues, des langues communes et des intermédiaires rendaient des échanges possibles ; des récits décrivent aussi des soins aux malades et aux enfants.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Smallwood étudie principalement le commerce anglais depuis la côte de l’Or entre 1675 et 1725. Une langue comprise ne crée pas automatiquement une relation de confiance ou une action commune. Aucune source propre ne rattache ces situations à un voyage précis.

  • Saltwater Slavery: A Middle Passage from Africa to American Diaspora (cette notice) — chapitre 4, p. 105–106 pour les deux dialectes de l’akan et les autres langues présentes ; p. 118–121 pour les dialectes proches, le bilinguisme, les langues communes et les intermédiaires ; chapitre 5, p. 122–125 pour les questions échangées, le soin aux malades et l’attention portée aux enfants

Le navire anglais James quitte la rade de Dixcove, sur la côte de l’Or, le 8 mars 1676 à destination de la…

Point 2 sur 4 · Événement · 1676-03-08–1676-05-26

Le navire anglais James quitte la rade de Dixcove, sur la côte de l’Or, le 8 mars 1676 à destination de la Barbade. Le journal du capitaine Peter Blake note le retrait des fers le 16 mars, plusieurs distributions de poisson à la fin de mars, puis l’apparition de la Barbade et le mouillage dans la baie de Carlisle le 21 mai : soixante-quatorze jours séparent le départ de l’apparition de l’île. Edwyn Stede, l’un des agents de la Royal African Company à la Barbade, examine les personnes à bord le 22 mai ; elles sont rasées, reçoivent de l’eau fraîche, de l’huile de palme et du tabac le 24 ; 163 sont vendues le 25 et 70 le lendemain, sans débarquement préalable consigné.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le journal est celui du capitaine et organise le voyage par vents, rations, pertes et opérations commerciales. Il date des événements mais ne rapporte pas la manière dont les personnes captives mesurent les jours ni ce qu’elles disent de leur destination. La durée de soixante-quatorze jours est la différence calendaire entre les deux dates, non un chiffre donné par Blake.

  • Documents Illustrative of the History of the Slave Trade to America, volume I, 1441–1700 — p. 204–205, journal de Peter Blake : départ de « Dickey’s road » le 8 mars, retrait des fers le 16 mars, poisson les 28–31 mars, Barbade et baie de Carlisle le 21 mai, visite de Stede le 22, préparation le 24 et ventes des 25–26 mai ; note 20 p. 204 pour la fonction de Stede comme l’un des agents de la compagnie à la Barbade
  • Saltwater Slavery: A Middle Passage from Africa to American Diaspora (cette notice) — chapitre 5, p. 131–148, particulièrement p. 142–148 pour la séquence du James entre le départ, la perte de la terre, les semaines en mer et l’apparition de la Barbade

Pendant la traversée du James en 1676, le compte des morts que tient Peter Blake (« Account of Mortallity »)…

Point 3 sur 4 · Témoignage · 1676-03-31–1676-04-26

Pendant la traversée du James en 1676, le compte des morts que tient Peter Blake (« Account of Mortallity ») porte un garçon malade tombé à la mer dans la nuit du 31 mars ; une femme morte le 15 avril, reçue de Wyembah, tombée malade et qui ne voulait « rien manger ni rien prendre » ; un homme qui se jette par-dessus bord et se noie le 17 avril ; et une femme morte le 26 avril, que Blake a achetée lui-même, après avoir continué à porter son enfant jusqu’à l’épuisement. La provenance que le compte inscrit distingue ces deux femmes. Une version du journal citée par Smallwood précise que l’homme du 17 avril refuse de saisir l’aviron tendu lorsque l’embarcation le rejoint.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Blake décrit les personnes selon leur valeur, leur état physique et la perte enregistrée. Le geste de la mère et les refus sont conservés, mais le document ne livre aucun nom et ne permet pas d’attribuer un motif précis. Le refus de l’aviron est publié par Smallwood à partir du journal sans apparaître dans l’extrait abrégé donné p. 204 par Donnan.

  • Documents Illustrative of the History of the Slave Trade to America, volume I, 1441–1700 — p. 204 pour le saut du 17 avril ; p. 207–208, « Account of Mortallity », pour le garçon du 31 mars, le refus de manger du 15 avril, le saut du 17 avril et la mère morte après avoir porté son enfant le 26 avril
  • Saltwater Slavery: A Middle Passage from Africa to American Diaspora (cette notice) — chapitre 5, p. 144–146, notamment p. 145 pour l’embarcation, l’aviron tendu et le refus de le saisir

Dans le récit qu’il publie en 1789, Olaudah Equiano raconte sa propre traversée, depuis son embarquement sur…

Point 4 sur 4 · Témoignage · date non établie

Dans le récit qu’il publie en 1789, Olaudah Equiano raconte sa propre traversée, depuis son embarquement sur la côte africaine jusqu’à la Barbade, et les questions qu’il pose sous le pont à des personnes de sa région sur leur destination et sur la marche du navire. À la Barbade, il ne trouve pas d’acheteur : au bout de quinze jours au plus, estime-t-il, il est embarqué avec quelques autres captifs restés invendus sur un sloop, un petit navire, pour la Virginie.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le récit est étudié comme la publication d’Equiano en 1789, dont le statut autobiographique fait débat : aucun de ses détails n’est converti en déposition indépendante que confirmerait un journal de bord. Deux documents donnent la Caroline du Sud pour lieu de naissance d’Equiano, qui signait Vassa : le registre de son baptême à Westminster en 1759 et un rôle d’équipage du Racehorse en 1773. Vincent Carretta, qui les a produits, juge les preuves pour et contre une naissance africaine non concluantes ; Paul Lovejoy conteste la valeur de ces deux documents. Le site ne tranche pas. Quel que soit ce lieu, Fogleman et Hanserd retiennent le récit pour ce qu’il apporte, avec des éléments corroborés par d’autres sources, sur la traversée et l’esclavage dans les Amériques.

Dans le glossaire

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