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Esclavage aux Antilles

Source

Slavery in the Circuit of Sugar: Martinique and the World-Economy, 1830-1848

Dale W. Tomich

Étude · 2016

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Notice

Droits : © 2016 State University of New York. Copie de travail locale sous droits, sans redistribution.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Notion

Le pécule : argent, biens et rachat de liberté

Dans cette fiche : Étude de Dale Tomich sur l’économie sucrière de la Martinique : marchés du dimanche et jardins vivriers des personnes esclavisées dans les années 1830 et 1840.

8 min · 1664–1848 · Martinique, Guadeloupe et dépendances, +3

Points étayés

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Dans la Martinique des années 1830 et 1840, des personnes esclavisées vendent le produit de leurs jardins…

Point 1 sur 2 · Pratique · 1830–1847

Dans la Martinique des années 1830 et 1840, des personnes esclavisées vendent le produit de leurs jardins dans les bourgs et villes. Le dimanche est le principal jour de marché ; Le Lamentin, Le François, La Trinité et Le Robert attirent des vendeurs venus de plusieurs parties de l’île. Manioc, patates, ignames, volailles, fruits, légumes, poissons, animaux et objets fabriqués y sont échangés avec des biens manufacturés, tandis que le marché sert aussi à se rencontrer, circuler et échanger des nouvelles.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Tomich compose cette description à partir d’observateurs, de responsables coloniaux et de statistiques qui ne donnent ni la fréquence des déplacements de chaque personne ni la part exacte du ravitaillement de la colonie fournie par ces ventes. Soleau rapporte que cinq à six mille personnes pourraient se réunir au Lamentin, mais cette estimation indirecte n’est pas reprise comme une mesure dans l’énoncé. Le marché ouvre des usages propres sans soustraire les vendeurs à l’esclavage ni aux contrôles policiers.

  • Slavery in the Circuit of Sugar: Martinique and the World-Economy, 1830-1848 (cette notice) — 2e éd., chapitre 3, p. 152-160, et chapitre 8, p. 387-390, particulièrement p. 387-389 sur les bourgs-marchés, les produits, les échanges et la sociabilité
  • Exposé général des résultats du patronage des esclaves dans les colonies françaises — p. 182 et 331-333, rapports martiniquais sur la culture et la vente de vivres, légumes, charbon, bois, herbe et autres produits à Fort-Royal, Saint-Pierre et dans les bourgs

À la Martinique dans les années 1840, l’organisation des jardins vivriers transfère aux personnes…

Point 2 sur 2 · Interprétation · 1840–1847

À la Martinique dans les années 1840, l’organisation des jardins vivriers transfère aux personnes esclavisées une partie du temps et du travail nécessaires à leur propre entretien, en dehors du temps consacré aux cultures commerciales. Elle réduit ainsi les dépenses alimentaires des propriétaires tout en laissant aux cultivateurs une maîtrise conditionnelle de parcelles, de récoltes et d’un éventuel surplus vendu ou échangé.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Cette organisation ne s’applique pas partout de la même manière. Les terres sèches ou pauvres de plusieurs communes du sud limitent les cultures, des personnes incapables de pourvoir à leur nourriture continuent de recevoir une ration et certaines refusent le jardin parce qu’il ajoute du travail à leur journée. Les documents mobilisés par Tomich disent peu de la manière dont les intéressés organisent eux-mêmes cette activité ; la maîtrise du produit reste exposée aux retraits de temps, de terre ou de récolte.

  • Slavery in the Circuit of Sugar: Martinique and the World-Economy, 1830-1848 (cette notice) — 2e éd., chapitres 7 et 8, p. 367-370 et 376-388, notamment p. 381-386 sur le travail d’entretien, les jardins de case, les parcelles vivrières, les risques et les usages du produit
  • Exposé général des résultats du patronage des esclaves dans les colonies françaises — p. 180-188, 288-291 et 303-305, rapports martiniquais sur le samedi substitué à la ration, les cultures vivrières, les achats des propriétaires, le travail des jardins pendant l’interruption de midi et les variations communales