À propos du site
Où en est ce site
Ce site est en construction, et son adresse commence à circuler pour qu’il soit lu et corrigé. Cette page dit à quel stade il se trouve : ce qui y est publié et ce que cela engage, ce qui n’y est pas, ce qui bouge encore dans son propre appareil de contrôle, et ce sur quoi j’ai besoin d’être contredit.
Les nombres qu’elle avance sont comptés sur le dépôt à chaque génération, jamais recopiés à la main. Une page qui publie la mesure de son inachèvement ne peut pas la donner périmée : l’erreur y serait de la même espèce que celle qu’elle décrit.
Deux choses valent d’être sues avant tout le reste, et elles sont dites en clair ailleurs sur le site : il n’y a qu’une personne derrière ce site, qui n’est pas historienne, et les textes sont rédigés avec l’aide d’un modèle de langage, sous sa responsabilité. Tout ce qui suit se lit à partir de là.
Ce que « en construction » veut dire ici
Deux choses sont inachevées ; une troisième ne l’est pas. Il vaut la peine de les séparer, parce que la formule habituelle — « contenu non finalisé » — les confond, et dit alors quelque chose de faux.
La couverture documentaire est partielle, et très largement : c’est l’objet de la section suivante, avec ses nombres.
Le dispositif lui-même n’est pas stable. Les règles, les contrôles automatiques et les formes de figures admises changent à mesure que leurs manques apparaissent — et ces manques apparaissent en s’en servant. La méthode en donne des exemples datés, y compris des règles qui ont dû changer de nature après avoir écrit à la place de l’éditeur.
Ce qui est mis en ligne passe par les contrôles d’intégrité. Chaque fait porteur — une date, un chiffre, une citation, un point discuté — est rattaché à une lecture de source précise, contrôlée séparément du texte qui l’emploie ; trois cent vingt-sept contrôles d’intégrité peuvent refuser de produire le site tant qu’une règle est enfreinte. Les lectures éditoriales sont une seconde couche, faite par des personas du même modèle de langage et non par un comité humain (la méthode les décrit) : vingt pages sont aujourd’hui dans un état publiable et zéro sont diffusées pour recevoir ou reprendre une relecture. L’état de chaque page est publié ici.
Cette transparence n’est pas une garantie : le site se trompe, il s’est déjà trompé, et il a publié des affirmations qu’un contrôle ultérieur sur le document a démenties. L’avertissement propre aux pages en relecture dit précisément ce qui manque, sans transformer toute erreur future en défaut déjà excusé.
Ce qui est publié aujourd’hui
- 8 dossiers et 12 fiches. Un dossier traite une question délimitée ; une fiche éclaire un document, une notion, un lieu, une personne ou un événement. Leur état éditorial est détaillé page par page.
- 35 actions de personnes esclavisées — fuites, refus, soins, actions collectives — datées, situées, et rattachées à une personne chaque fois que la source la nomme. Elles sont réunies dans « Vies et actions ».
- 490 affirmations soutiennent ces pages. Chacune porte ce qu’elle établit, ce qu’elle ne prouve pas, et l’endroit exact du document où on peut le vérifier.
- 982 références au catalogue, dont 308 ont une page : ce sont celles qu’une publication cite ou qui appuient une évaluation de couverture. Les autres sont repérées, pas dépouillées, et l’index des sources les laisse sans lien pour le dire.
- 25 mots au glossaire, expliqués dans leur contexte d’époque et reliés aux sources qui fondent leur définition.
Ce que ces nombres disent mis côte à côte
Ce site s’adresse à toute personne qui veut comprendre cette histoire, sans exiger de connaissance préalable. « Vies et actions » en est un instrument central : il ne range pas des victimes par catégorie — il répertorie des actes, datés, situés, et rattachés à une personne chaque fois que la source la nomme. Il en porte 35, et 2 fiches sont consacrées à une personne. En regard : 490 affirmations publiées et 982 références au catalogue.
L’appareil documentaire a donc grandi bien plus vite que ce qu’il est fait pour servir. Ce rapport est publié plutôt que constaté en privé, parce qu’un projet qui mesure ses lacunes de couverture et tait celle-là choisirait la lacune la moins gênante. Il se corrige en versant à la chronologie les actes que les pages racontent déjà — un contrôle avertit désormais quand une publication en laisse un dehors.
Ce qui n’est pas là
Le site s’est donné un champ explicite, et il peut donc mesurer ce qu’il n’a pas fait. Dix territoires, douze périodes et dix-neuf mécanismes forment deux mille deux cent quatre-vingts croisements possibles. Cent trente-cinq portent aujourd’hui une cellule dans la matrice de couverture. Deux mille cent quarante-cinq n’en portent aucune.
Un croisement sans cellule n’est pas un croisement étudié et trouvé vide : c’est une question qui n’a pas été ouverte. Parmi ceux qui portent une cellule, trente-neuf déclarent une exclusion assumée — la question n’a pas de sens à cette date et en ce lieu, ou elle sort de la première édition —, et vingt-deux sont des chantiers ouverts, listés un par un dans les chantiers documentaires.
La matrice ne dit pas à elle seule quel geste accomplir. Le registre opératoire porte actuellement vingt-deux démarches actives, auprès de dix-neuf institutions, pour cinquante-six lots ou pièces attendus. Le récapitulatif donne chaque cote, ce qu’elle ferait avancer et la manière de signaler une piste.
De là suit la règle que rien, sur ce site, ne doit pouvoir contourner : une lacune de couverture décrit l’état du projet ; elle ne permet jamais de conclure à une absence historique. Que ce site n’ait rien publié sur une période, un territoire ou un mécanisme ne dit rien de ce qui s’y est passé — seulement de ce qui n’y a pas encore été lu. La méthode explique comment une lacune est déclarée, et pourquoi la déclarer est plus coûteux que la taire.
Ce à quoi il est possible de contribuer maintenant
Les besoins ne sont pas déduits d’une liste écrite pour cette page : ils viennent du même registre que le chantier détaillé. Il compte aujourd’hui vingt et un demandes d’archives actives, dont sept dossiers prêts à valider et sept démarches de priorité haute.
Une contribution peut être une numérisation déjà en ligne, une cote rectifiée, une indication sur les conditions de consultation, une possibilité de consultation sur place ou une reproduction partageable dans le respect de ses droits. Voir les pièces attendues ou écrire à contact@esclavage-antilles.fr.
Ce qui bouge encore dans le dispositif
Ces points sont ouverts au jour où cette page est produite. Ils sont nommés ici parce qu’ils changent la façon dont il faut lire le site, et non pour l’excuser.
- Huit dossiers ont été retirés pour être réécrits. Le 23 septembre 2026, les dossiers écrits sous la première version de ce dispositif ont été retirés de la publication : ils seront réécrits selon les règles actuelles, dont celle qui place le récit du côté des personnes asservies. Huit dossiers, repris sous ces règles, restent publiés. L’état des pages nomme les uns et les autres.
- Le contrôle sur fac-similé s’étend à ce qui a été publié avant lui. La règle est qu’un OCR sert à trouver, jamais à établir : une citation, un nom, un chiffre, une date se contrôlent sur l’image du document. Elle s’applique à ce qui s’écrit ; la reprise du déjà publié est en cours, et elle a déjà corrigé des noms, des transcriptions et des paginations.
- La grammaire des schémas ne sait pas encore tout dessiner. Neuf formes de figure sont admises et vérifiées. Il en manque une, repérée et non comblée : rien ne permet de montrer qu’une même chose en alimente plusieurs. Tant qu’elle manque, une relation de ce type est écrite en prose plutôt que dessinée.
- Le marquage des croisements hors périmètre est commencé, pas terminé. Jusqu’au 16 août 2026, une case vide de la matrice pouvait vouloir dire deux choses opposées ; l’état qui les sépare existait sans avoir jamais servi. Trente-neuf croisements l’ont reçu ; la distinction n’est pas encore portée partout.
- Le registre public des corrections est éteint. Il existe et fonctionne, mais il ne sera allumé qu’à la sortie de la conception : publier un journal des corrections d’un site qui se réécrit encore chaque jour donnerait un bruit illisible plutôt qu’une trace. En attendant, les corrections de fond sont datées dans le texte des pages concernées.
Ce sur quoi j’ai besoin d’être lu
L’appareil décrit dans la méthode vérifie que chaque brique est réelle. Il ne dit rien de la justesse de l’ensemble : la proportion accordée à chaque sujet, ce qui passe au premier plan, le ton, ce que le site choisit de ne pas traiter. Aucun contrôle automatique n’attrape cela, et aucun de ses relecteurs non plus.
Aux historiennes et aux historiens : une source que j’ignore ; une lecture de document que la discipline tient pour contestée là où le site la donne pour acquise ; une attribution, une datation ou une traduction fautives ; un débat que le site traverse sans avoir l’air de le voir ; un cadrage qui vous paraît faux. Les réserves d’une affirmation sont faites pour recevoir un désaccord connu — c’est le meilleur endroit où corriger le site.
Aux familles antillaises : un nom, une graphie, une filiation, un lieu ; un mot ou une tournure qui blesse, ou au contraire qui adoucit ce qui ne doit pas l’être ; une histoire transmise qui contredit ce qui est écrit ici. Une contradiction n’a pas à être documentée pour valoir : elle vaut comme signal, et c’est moi qui vais vérifier.
Aux enseignantes et aux enseignants : ce qui, en l’état, ne peut pas être mis devant une classe — une formulation, une image, un manque de contexte, une page qui suppose connu ce qui ne l’est pas.
À toute lectrice et à tout lecteur, sur le texte lui-même : une phrase qu’il a fallu relire pour la comprendre ; une conclusion qui ne suit pas ce qui la précède ; un « il », un « celle-ci », un « cette mesure » dont on ne sait plus ce qu’ils désignent ; un mot employé avant d’être expliqué ; un passage où vous avez perdu le fil ; un ordre qui fait attendre, la portée d’un fait donnée avant le fait. Vous n’avez pas à savoir nommer ce qui bloque : dites où vous avez buté, cela suffit. Et si vous avez dû vous y reprendre à deux fois, tenez pour acquis que le défaut est dans le texte, non dans votre lecture.
C’est le signalement dont l’effet porte le plus loin. Une erreur de fait se corrige à un endroit ; une phrase que personne ne suit trahit une manière d’écrire qui se répète ailleurs, et ce qu’elle apprend passe dans les règles d’écriture du site — donc dans les pages qui ne sont pas encore écrites. Ces défauts-là sont les seuls qu’aucun contrôle ne peut attraper : une machine vérifie qu’une phrase est vraie, jamais qu’elle se laisse lire.
Écrire
Vous n’avez ni à argumenter votre remarque, ni à la documenter, ni à y mettre les formes. Signalez, je vérifie. Ce qui est fondé est corrigé une fois dans la lecture de source structurée : l’appareil de toutes les pages qui la reprennent se met à jour, leurs lectures périmées deviennent visibles, puis leur prose est corrigée et relue si elle est touchée. La méthode décrit cette chaîne.
L’adresse de la page et la phrase en cause aident, mais ne sont pas exigées : contact@esclavage-antilles.fr.