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Esclavage aux Antilles

Source

Procès-verbaux de La Flore : résistance collective et négociation avec Miller, 1787–1788

Giffard, capitaine ; officiers, maîtres et mariniers de La Flore

Pièce d’archives · 1787–1788

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Droits : Licence ouverte Etalab 2.0 affichée par la visionneuse ; citer « Archives du Calvados (AD14), 2II/468 ».

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Points étayés

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La Flore : rupture des fers et accès au pont

Point 1 sur 2 · Témoignage · 1787-12-17

Le procès-verbal de La Flore rapporte que, le 17 décembre 1787 au mouillage près de l’île à Perroquet dans la rivière du Gabon, des personnes captives se libérèrent de leurs fers pendant la nuit, forcèrent les écoutilles et la porte de la rambarde, s’armèrent de pagaies, de couteaux, de bûches et d’outils du tonnelier, frappèrent des membres de l’équipage et que cinq d’entre elles tentèrent de s’échapper à la nage.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le récit est rédigé et signé collectivement par le capitaine et des membres de l’équipage, puis déposé six mois après les faits. Il permet de suivre des actions, mais ne nomme aucune personne captive, ne rapporte aucune de leurs paroles et attribue leurs intentions depuis le point de vue des négriers. Il établit que cinq personnes tentent de s’échapper à la nage, sans préciser où elles comptent aller.

  • Procès-verbaux de La Flore : résistance collective et négociation avec Miller, 1787–1788 (cette notice) — AD14 2II/468, vue 1, lignes 1–31, et vue 2, lignes 1–13 ; procès-verbal déposé le 21 juin 1788

La Flore : tirs, reprise et châtiments

Point 2 sur 2 · Témoignage · 1787-12-17

Le procès-verbal de La Flore déposé le 21 juin 1788 rapporte, à la suite de la révolte de la nuit, que l’équipage tira un canon de la rambarde, tua une personne et blessa deux autres. Il affirme aussi qu’un autre navire envoya une embarcation avec six hommes d’équipage munis de sabres et de pistolets, qui ramenèrent les cinq personnes qui s’étaient jetées à la nage. Celles-ci furent ensuite remises aux fers et attachées deux à deux. Celles que l’équipage jugeait les plus impliquées reçurent cinquante coups de fouet.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le procès-verbal rapporte le tir et le retour des cinq nageurs sans dire si la personne tuée et les deux blessées sont du nombre des cinq ; il ne permet donc pas d’établir combien de personnes l’épisode laisse vivantes. Les catégories de « chefs » et de personnes « les plus coupables » appartiennent à l’équipage, qui dit avoir fouetté pour obtenir des désignations. Le document ne permet ni d’identifier les personnes visées ni de mesurer ce type de répression au-delà de ce voyage.

  • Procès-verbaux de La Flore : résistance collective et négociation avec Miller, 1787–1788 (cette notice) — AD14 2II/468, vue 1, lignes 23–31, et vue 2, lignes 1–25

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