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Esclavage aux Antilles

Source

Saint-Domingue, Correspondance générale, 1785 (COL C9 B 35)

Gouverneurs, intendants et administrateurs de Saint-Domingue ; bureaux du secrétariat d'État à la Marine

Pièce d’archives · 1785

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Notice

Droits : Document d'archives dans le domaine public ; images institutionnelles des Archives nationales d'outre-mer réutilisables sous licence ouverte Etalab 2.0 avec crédit « FR ANOM, Aix-en-Provence, COL C9B 35 ».

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Lieu

Saint-Domingue, une île partagée : la frontière de 1777

Dans cette fiche : Correspondance de Saint-Domingue de 1785 (ANOM, C9B 35) : le procès-verbal de Neybes, qui attribue chacune des personnes établies dans les montagnes du Bahoruco à l’une ou l’autre couronne.

4 min · 1620–aujourd’hui · Saint-Domingue, Hispaniola et circulations franco-espagnoles

Points étayés

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Le procès-verbal de Neybes, 28 mai 1785

Point 1 sur 1 · Mesure · 1785-05-28

Le 28 mai 1785, à Neybes, deux commissaires, Don Louis de Chavez y Mendoza pour la partie espagnole et Jean-Marie Desmarattes pour la partie française de Saint-Domingue, dressent le « Procès verbal & vérification des Negres Marrons établis dans les montagnes de Neybes ». Ils comptent 130 personnes. L'état nominatif range chacune par ménage, avec son âge approximatif, son origine et ses cultures : Santiago, « Creole de Banica », environ cinquante ans, marié à Ignace, « Creole de la montagne », environ trente ans, avec Marie, 15 ans, Jean, 7 ans, et un nourrisson de huit mois, et « deux Plantations en Ris, Mahis, Bananes, Cannes et autres vivres » ; Bioro, « Creole de la montagne agé d'environ 60 ans », et sa femme, née dans la montagne et du même âge, avec trois plantations ; André, environ soixante ans, et sa femme ; Philippe, environ trente ans, sa femme Marie et leurs filles Thérèse et Ursule ; Pierre Alexandre et Salvadore, nés dans la montagne, et leurs quatre enfants ; Julien, « hollandais agé de trente ans, sans femme ni enfans ni Plantations ». Le procès-verbal classe ces personnes selon qu'elles relèvent de l'une ou l'autre couronne, « soit pour avoir appartenu eux mêmes à des maîtres François ou Espagnols, soit comme descendans de parens Esclaves de l'une ou de l'autre Nation » : 125 sont attribuées à la partie française.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Pièce de recensement faite par deux puissances qui revendiquent ces personnes : l'appartenance par descendance est la catégorie des commissaires, non un fait sur les personnes. Les âges sont approximatifs ; le prénom du nourrisson de Santiago (« Domengo » ou « Domengero », selon la transcription indépendante) et plusieurs âges des vues 266-270 sont d'une lecture incertaine. Les vues 266-269 n'ont pas été transcrites entièrement : la composition d'ensemble par ménage n'est pas recomptée ici. « Créole de la montagne » dit le lieu de naissance déclaré, non depuis quand la communauté existe.

  • Saint-Domingue, Correspondance générale, 1785 (COL C9 B 35) (cette notice) — vues 263-271, pièce « N.° 7 » : préambule (v. 263-264), Julien et la famille de Santiago (v. 264), début de l'état nominatif — Bioro, André, Santiague, Philippe, Pierre Alexandre, Sébastien, Joseph (v. 265), fin de l'état et clôture « Fait à Neybes le 28 may 1785 » (v. 270-271) ; copie de la main d'un copiste.
  • Saint-Domingue, Correspondance générale, 1785 (COL C9 B 35) (cette notice) — vues 271-272 : ratification par Bellecombe — « le nombre des Negres Marrons […] s'élève a 130, surquoi 125 ayant été reconnus appartenir aux François pour avoir été leurs Esclaves ou être issus de Parens qui l'étoient ».