Notion
Quand une femme esclavisée a l’enfant d’un homme libre : l’article 9 du Code noir
Dans cette fiche : Copie du registre de Pointe-Noire : mariage de Gilles Petit et Magdeleine le 3 juin 1709, baptême de leur fille le 7 décembre.
Source
Paroisse de la Pointe-Noire, Guadeloupe ; copie manuscrite conservée au Dépôt des papiers publics des colonies
Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.
Consulter la source en ligneDroits : Images ANOM consultées et conservées pour le travail documentaire ; conditions de reproduction publique à vérifier avant diffusion, avec crédit ANOM et cote DPPC ÉC GUADELOUPE/850276.
Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.
Notion
Dans cette fiche : Copie du registre de Pointe-Noire : mariage de Gilles Petit et Magdeleine le 3 juin 1709, baptême de leur fille le 7 décembre.
Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.
Dans la copie du registre de Pointe-Noire, le desservant écrit le 3 juin 1709 : « j'ay conjoint en legitime mariage le Sr gilles petit chirurgien en cette paroisse avec magdeleine sa negresse ». Il ajoute qu'il « a donné la liberté par le consentement de sa mere » et précise : « j'ay dispensé des trois bans et ay signé apres les quatre temoins ». Le 7 décembre 1709, il inscrit le baptême de Marie Magdelaine Petit en la disant « fille en legitime mariage du Sr gilles petit chirurgien et de magdelaine sa femme ». Ces deux actes consignent une cérémonie, la liberté déclarée dans l'acte et la qualification paroissiale de l'enfant baptisée après le mariage.
Le registre conservé est une copie manuscrite, avec signatures et marques recopiées, et non l'original signé des actes de 1709. Il rapporte une liberté donnée par Gilles Petit, sans joindre de titre distinct ni établir à qui appartenait juridiquement Magdeleine ; la mère dont le consentement est indiqué n'est pas nommée. Le baptême formule une filiation paroissiale, sans prouver la paternité biologique ni légitimer explicitement des enfants antérieurs. Les actes ne citent pas l'article 9 de l'édit de 1685, ne conservent aucune parole de Magdeleine et ne décident pas du litige ultérieur sur la validité du mariage.