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Esclavage aux Antilles

Source

Biography of Mahommah G. Baquaqua, a Native of Zoogoo, in the Interior of Africa

Mahommah Gardo Baquaqua ; Samuel Moore, rédacteur et réviseur

Source imprimée · 1854

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Droits : Texte du domaine public ; l’édition électronique Documenting the American South porte le statut No Copyright in the United States et doit être créditée à UNC-Chapel Hill.

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Dans la biographie publiée en 1854, Mahommah Gardo Baquaqua raconte deux mises en captivité distinctes.

Point 1 sur 2 · Témoignage · 1845

Dans la biographie publiée en 1854, Mahommah Gardo Baquaqua raconte deux mises en captivité distinctes. Une première, pendant une guerre, prend fin lorsque son frère organise son rachat. Plus tard, des hommes dont le livre ne conserve pas les noms suivent Baquaqua, l’attirent hors de Djougou, l’enivrent et le vendent. Baquaqua décrit ensuite la branche fourchue de six pieds passée derrière son cou et fermée devant par un boulon de fer, plusieurs reventes, les nuits enfermé ou les pieds immobilisés, les déplacements à pied puis en bateau, le marquage au fer et la marche enchaînée jusqu’au navire qui l’emporte probablement en 1845.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La page de titre indique que Samuel Moore a écrit et révisé le récit à partir des paroles de Baquaqua ; le texte n’est donc pas une transcription brute. Robin Law, historien de la traite atlantique, relève aussi des tensions entre les versions conservées sur la durée et le statut de Baquaqua avant son exportation. La date de 1845 est une reconstitution probable de Law, pas une date donnée par la biographie. Le navire conduit Baquaqua à Pernambuco, au Brésil, et non aux Antilles : la route de Baquaqua éclaire comparativement la conduite vers la côte sans devenir le modèle d’une route antillaise.

  • Biography of Mahommah G. Baquaqua, a Native of Zoogoo, in the Interior of Africa (cette notice) — p. 30–31 pour la capture pendant la guerre et le rachat organisé par son frère ; p. 34–42 pour l’enlèvement hors de Djougou, les reventes, les lieux de détention, les déplacements, le marquage et l’embarquement
  • Individualising the Atlantic Slave Trade: The Biography of Mahommah Gardo Baquaqua of Djougou (1854) — p. 121–126 pour la structure de la biographie, Djougou, l’enlèvement et la route vers Ouidah ; p. 130–132 pour la médiation de Samuel Moore et les difficultés d’interprétation du parcours africain

Dans la biographie publiée en 1854 à partir de ses paroles, Mahommah Gardo Baquaqua dit être né à Djougou…

Point 2 sur 2 · Témoignage · 1854

Dans la biographie publiée en 1854 à partir de ses paroles, Mahommah Gardo Baquaqua dit être né à Djougou d’un père originaire du Borgou et d’une mère originaire de Katsina. Il décrit les prières musulmanes de son père et la vie religieuse de sa famille. Après une première captivité suivie d’un rachat, il revient chez lui puis sert comme « Che-re-coo », garde du roi et messager, auprès d’un souverain que Robin Law situe probablement dans une localité voisine subordonnée à Djougou, peut-être Soubroukou. Il décrit à ce titre le prélèvement du vin de palme : envoyé par le souverain, il emmène plusieurs esclaves de celui-ci et se poste avec eux dans les hautes herbes le long de la route du marché, tandis qu’un membre du groupe guette depuis un arbre. À l’approche d’une femme portant du vin, le guetteur avertit le groupe, qui l’entoure. Si le vin est bon, le groupe le garde ; s’il est mauvais, il le rend avec l’ordre de ne pas révéler l’embuscade. Si la quantité ne suffit pas, le groupe recommence avec d’autres femmes.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Samuel Moore a écrit et révisé le livre à partir des paroles de Baquaqua. Le livre ne donne pas l’âge de Baquaqua au moment de la capture ; il avance seulement, p. 9, que Baquaqua « suppose » avoir environ trente ans à la publication de 1854, ce qui placerait sa naissance vers 1824. Robin Law, historien de la traite atlantique, fait naître Baquaqua à la fin des années 1820 et situe Baquaqua « probably in his late teens » au moment de l’enlèvement définitif, p. 124–125 ; le dossier ne qualifie donc pas Baquaqua d’adulte. Les noms de lieux sont transmis par l’orthographe de l’édition de 1854 et les correspondances modernes sont discutées par Law. Le livre n’emploie jamais le mot « Dahomey » : il nomme une ville, « Dohama », qu’il décrit comme grande et pourvue de portes et d’un péage, et c’est à Dohama que Baquaqua cesse d’espérer un retour. Le rattachement du passage par Dohama au royaume du Dahomey appartient à la reconstitution de Law, p. 125, et non au récit. Le texte renseigne une vie particulière à Djougou ; il ne décrit pas une enfance ou une organisation politique typique de l’Afrique occidentale.

  • Biography of Mahommah G. Baquaqua, a Native of Zoogoo, in the Interior of Africa (cette notice) — p. 9–11 pour Djougou, ses parents et les pratiques musulmanes familiales ; p. 30–31 pour la première capture, le rachat organisé par son frère et le retour ; p. 31–34 pour la charge de « Che-re-coo », son rang derrière Ma-ga-zee et Wa-roo, ses courses de messager et l’embuscade au vin de palme
  • Individualising the Atlantic Slave Trade: The Biography of Mahommah Gardo Baquaqua of Djougou (1854) — p. 121–126 pour Djougou, le parcours africain et la confrontation du récit aux connaissances locales ; p. 130–132 pour la médiation de Samuel Moore