Notion
Qu’est-ce qu’un engagé dans les Antilles françaises ?
Dans cette fiche : Histoire de Du Tertre, tome III : peine de trois ans de service prononcée contre des fugitifs à Sainte-Croix.
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Jean-Baptiste Du Tertre
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Dans cette fiche : Histoire de Du Tertre, tome III : peine de trois ans de service prononcée contre des fugitifs à Sainte-Croix.
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À Sainte-Croix, au début des années 1660, alors que la disette s’aggrave, plusieurs habitants décident de quitter l’île en enlevant une barque ou sur des radeaux ; ils s’associent des engagés, et la troupe gagne les bois à une trentaine, avec vivres, poudre, plomb et un fusil chacun. Le gouverneur Du Bois découvre que sept de ses engagés en sont. Par l’entremise du père Le Clerc, les fugitifs viennent demander pardon, sauf huit, que la peur retient dans les bois ; Du Bois les fait tous mettre aux fers et juger par le Conseil, qui les condamne « tous à trois ans de service, & à estre batu de liennes deux fois la semaine, trois semaines durant », puis Du Bois les exempte « du dernier supplice ». Les huit restés dans les bois périssent en mer sur un radeau fait du premier bois rencontré.
Récit d’un missionnaire qui ne dit pas avoir assisté aux faits et n’en donne pas la date ; elle se déduit de l’arrivée du gouverneur en 1661 et de la mort de sa femme. La condamnation frappe tous les fugitifs rendus, habitants comme engagés : le texte ne dit pas ce que ces trois ans de service signifient pour un engagé — ajout à son terme — et pour un habitant libre. « Dernier supplice » peut désigner la dernière des peines énumérées, les coups, ou la peine de mort ; le texte ne permet pas de trancher. Procès singulier, il ne décrit pas le sort ordinaire des engagés en fuite.