Source
Le Marronage et la révolte de 1791 : Le Cas de la plantation Bréda du Haut-du-Cap
Philippe Girard
Étude · 2022
Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.
Consulter la source en ligneNotice
Droits : Article sous droit d’auteur, The Journal of Haitian Studies © 2022 (University of California, Santa Barbara) ; exemplaire JSTOR téléchargé le 19 juillet 2026 et soumis aux conditions d’utilisation de JSTOR. Prises courtes et attribuées ; la carte de l’auteur (figure 1) n’est pas reproductible sans autorisation.
Dans les dossiers
Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.
Dans ce dossier : Étude de Philippe Girard fondée sur la correspondance des gérants de Bréda : violences de Delribal, départ du commandeur avec vingt-cinq personnes et justification écrite par Delribal. Girard affirme sans référence que Delribal a été renvoyé après ce départ ; celui-ci écrit encore au propriétaire les 12 octobre et 13 novembre 1773. Les lettres citées ne permettent pas de confirmer ce renvoi.
Points étayés
Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.
Le commandeur à la tête de vingt-cinq partants
Point 1 sur 2 · Événement · départ du 2 septembre 1773, lettre du 14
Sur l'habitation Bréda du Haut-du-Cap, à Saint-Domingue, Bayon de Libertat écrit le 14 septembre 1773 au propriétaire que « Le commandeur à la tête de 25 nègres sont marrons d'après le 2 de ce mois ». Selon Philippe Girard, qui lit cette lettre et celles du procureur Delribal, le départ suit l'emprisonnement et la torture de plusieurs esclaves, dont Jean-Baptiste, Louis et Jouannon, par Delribal, persuadé que les esclaves empoisonnaient le bétail ; les vingt-cinq partent pour demander à d'autres membres de la famille Bréda d'intervenir, le commandeur est déchu et renvoyé aux champs.
Précisions nécessaires à l’interprétation
Seule la phrase de Bayon est une citation d'époque, relayée par Girard ; les lettres ne sont pas au fonds. Bayon briguait le poste de Delribal, dont il dénonce les cruautés. Le but du départ et son issue sont la reconstitution de Girard ; le renvoi de Delribal n'est appuyé d'aucune référence, alors que Delribal écrit encore au propriétaire en octobre et en novembre 1773. Aucune parole des partants n'est conservée.
- Le Marronage et la révolte de 1791 : Le Cas de la plantation Bréda du Haut-du-Cap (cette notice) — p. 105 (PDF 9), lettre du 14 septembre 1773, n. 42 (Bayon de Libertat à Pantaléon II de Bréda ; fuite confirmée par Delribal le 12 octobre 1773), et déchéance du commandeur ; p. 108 (PDF 12), motifs et but du départ, n. 64 ; p. 111 (PDF 15), renvoi de Delribal, sans note ; notes 42, 49 et 64 p. 117-118 (PDF 21-22) ; lettres aux AN, 18 AP/3, non détenues
Des « cabales » pour changer les économes
Point 2 sur 2 · Témoignage · lettre du 13 novembre 1773, sur des pratiques antérieures
Le 13 novembre 1773, le procureur Delribal écrit au propriétaire de l'habitation Bréda du Haut-du-Cap que, sous les gérants précédents, les esclaves avaient pris l'habitude « de faire entre eux des cabales pour partir plusieurs à la fois marrons, aussitôt qu'on veut leur faire le moindre châtiment », ou « afin de changer les économes lorsqu'ils veulent trop veiller à leur conduite ».
Précisions nécessaires à l’interprétation
Phrase d'un procureur, relayée par Girard sans le texte de la lettre. Selon Girard, Delribal critique ses prédécesseurs pour justifier une reprise en main de la plantation, et affirme que le procureur d'alors cédait aux revendications des esclaves dès qu'ils partaient ou menaçaient de le faire (p. 108) ; Girard en tire, sans référence, que ces départs obtenaient l'annulation de châtiments et le renvoi de l'économe (p. 111). La phrase ne donne ni date ni nombre des départs.
- Le Marronage et la révolte de 1791 : Le Cas de la plantation Bréda du Haut-du-Cap (cette notice) — p. 105 (PDF 9), n. 49 : Delribal à Pantaléon II de Bréda, 13 novembre 1773, AN 18 AP/3, non détenue ; p. 108 et 111 (PDF 12, 15), lecture de Girard