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Esclavage aux Antilles

Source

Nouveau voyage aux isles de l’Amérique, tome sixième

Jean-Baptiste Labat

Source imprimée · 1722

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Notice

Droits : Texte de 1722 dans le domaine public. Exemplaire de la John Carter Brown Library diffusé par Internet Archive ; crédit et conditions propres au fichier numérique à contrôler avant toute reproduction d'une page ou d'une planche.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Événement

Salnave et les trente-deux : fuir Barbuda pour la Guadeloupe

Dans cette fiche : Récit du missionnaire dominicain, publié en 1722 : départ des Anglais de la Guadeloupe en 1703 (p. 279-280) et descente de février 1705 à Barbuda, île qu’il dit appartenir au général Codrington (p. 458-459).

5 min · 1685–1789 · Guadeloupe et dépendances, Martinique, +1

Points étayés

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En quittant la Guadeloupe en 1703, après cinquante-six jours à terre, les troupes anglaises « amenerent avec…

Point 1 sur 2 · Événement · 1703

En quittant la Guadeloupe en 1703, après cinquante-six jours à terre, les troupes anglaises « amenerent avec eux quinze ou seize de nos deserteurs, Soldats ou engagez, & environ 80. Negres », selon Labat, présent dans l’île pendant l’invasion.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Labat compte ces personnes dans la même phrase que les déserteurs, sans dire si elles ont suivi les Anglais de force, de gré ou sur ordre de leurs maîtres ; ni leurs noms, ni leurs propriétaires, ni leur destination ne sont donnés. Le récit est publié en 1722.

  • Nouveau voyage aux isles de l’Amérique, tome sixième (cette notice) — t. VI, p. 279-280, vues PDF 299-300 de l’exemplaire Internet Archive : départ des Anglais après cinquante-six jours, déserteurs et « environ 80. Negres »

En février 1705, Labat, à bord d’un corsaire français, décrit Barbuda, « la Barboude », comme une petite île…

Point 2 sur 2 · Événement · 1705

En février 1705, Labat, à bord d’un corsaire français, décrit Barbuda, « la Barboude », comme une petite île basse au nord-est d’Antigue, peu habitée, sans rivière ni port, qui « appartient, comme je l’ai entendu dire, au General Codrington ; c’est sa ménagerie » : on y élève moutons, cabrits et volailles et on y cultive tabac, maïs, pois et coton. Des hommes de l’équipage venus de la Guadeloupe « se promettoient bien de faire payer à ce General leurs maisons qu’il avoit fait brûler en 1703 » ; Codrington parti pour Antigue la veille, « ils s’en prirent à ses biens, sa maison fut pillée, on lui enleva douze ou quinze Esclaves », et quelques Irlandais engagés s’embarquent avec eux.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Labat dit tenir de ouï-dire que l’île appartient au général Codrington. Le nombre des personnes enlevées est approximatif ; ni leurs noms, ni leur partage, ni leur sort ne sont donnés. Labat présente les engagés irlandais comme tirés d’un « dur esclavage » : c’est son mot pour des engagés, non le statut des personnes enlevées.

  • Nouveau voyage aux isles de l’Amérique, tome sixième (cette notice) — t. VI, p. 458-459, vues PDF 486-487 de l’exemplaire Internet Archive : description de la Barboude, maisons brûlées en 1703, pillage et « douze ou quinze Esclaves »