Aller au contenu
Esclavage aux Antilles

Source

The sickle haplotypes in Guadeloupe and the African gene flow

Ronald L. Nagel

Étude · 1996

Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.

Notice

Droits : Éditorial sous droits de l’éditeur ; citation seulement.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

L’haplotype « Bénin » de la drépanocytose en Guadeloupe

Point 1 sur 1 · Mesure · études publiées en 1996 et 1997

Chez 534 personnes atteintes de drépanocytose en Guadeloupe, nouveau-nés et adultes, Kéclard et ses collègues trouvent l’haplotype dit « Benin » sur 74,8 % des chromosomes porteurs du gène, devant les haplotypes « Bantu » (11,1 %) et « Senegal » (6,1 %), avec la même répartition chez les nouveau-nés et chez les adultes. Ils jugent ce résultat en désaccord avec les estimations historiques de la traite. Dans l’éditorial qui accompagne leur étude de 1996, Ronald Nagel rattache l’haplotype « Benin » à la baie du Bénin comme à celle du Biafra.

Précisions nécessaires à l’interprétation

L’étude porte sur un seul gène, soumis à la sélection naturelle, et sur des malades : elle ne mesure pas l’ascendance de toute la population. L’haplotype « Benin » se rencontre aussi dans la baie du Biafra, qui partage avec l’Afrique centrale occidentale le premier rang des régions d’embarquement vers la Guadeloupe : il ne distingue donc pas la baie du Bénin de celle du Biafra ; le désaccord annoncé porte sur les estimations de Curtin (1969), antérieures aux bases actuelles.