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Esclavage aux Antilles

XVIIe siècle–1848 · Vue d’ensemble

D’où venaient les personnes déportées vers les Antilles françaises ?

De quelles grandes régions africaines venaient les personnes déportées vers la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Domingue, et que révèlent réellement leurs ports d’embarquement ?

Les routes de déportation vers la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Domingue relient surtout la baie du Bénin, la baie du Biafra, l’Afrique centrale occidentale et la Sénégambie. La place de chaque région change selon le territoire et la période, et un port de sortie ne suffit jamais à établir un lieu de naissance.

Publié le 27 août 2026 · 12 min de lecture · Texte, documents et schémas sourcés

Collection · Vue d’ensemble · 1/4 · De la capture aux Antilles

Avant leur déportation, les femmes, les hommes et les enfants capturés avaient des noms, des proches, des activités et des appartenances dans des sociétés différentes. La traite a relié ces sociétés à la Martinique, à la Guadeloupe et à Saint-Domingue par plusieurs façades maritimes, elles-mêmes approvisionnées par des routes intérieures différentes.

Quatre grands ensembles dominent dans les sources réunies ici. La Sénégambie relie la côte du Sénégal et de la Gambie au haut Niger. La baie du Bénin correspond approximativement aux côtes actuelles du Togo, du Bénin et du sud-ouest du Nigéria, avec des routes conduisant notamment vers les royaumes du Dahomey et d’Oyo. La baie du Biafra comprend le delta du Niger, Bonny, le Vieux-Calabar et leurs arrière-pays dans le sud-est du Nigéria et l’ouest du Cameroun. L’Afrique centrale occidentale s’étend du Gabon et de la côte de Loango aux régions du Congo et de l’Angola. La Côte de l’Or, la Sierra Leone, la Côte des Graines et l’Afrique du Sud-Est apparaissent aussi, mais à des niveaux généralement plus faibles.

Ces noms désignent des régions historiques de traite, pas des frontières nationales ni des peuples homogènes. À l’intérieur de chacune vivaient de nombreuses sociétés parlant des langues différentes et organisées par des pouvoirs, des parentés et des appartenances qui ne se réduisaient pas au commerce atlantique.

Le dossier croise des estimations de voyages, des actes notariés, des registres paroissiaux, des inventaires de plantations et des études historiques. Ces ensembles documentaires ne comptent pas le même objet et restent séparés dans chaque comparaison.

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Vue d’ensemble

Les mêmes régions ne dominent pas dans les trois territoires

Dans les estimations de voyages, la baie du Bénin arrive en tête pour la Martinique, devant l’Afrique centrale occidentale et la baie du Biafra. Pour la Guadeloupe, la baie du Biafra et l’Afrique centrale occidentale occupent les deux premières places à des niveaux proches. Pour Saint-Domingue jusqu’en 1803, l’Afrique centrale occidentale domine, devant la baie du Bénin, la Sénégambie et la baie du Biafra.

Ce classement porte sur des débarquements estimés à partir de voyages. Il donne la structure des corridors atlantiques ; il ne mesure pas directement la population présente dans chaque colonie à une date donnée.

Carte éditoriale — schéma d’orientation

Faire défiler la carte horizontalement ou l’ouvrir en plein écran.

Carte de l’Atlantique centrée entre les Antilles, à gauche, et l’Afrique, à droite. Trois points nomment Saint-Domingue, la Guadeloupe et la Martinique. Huit pastilles numérotées situent la Sénégambie et la Sierra Leone, puis d’ouest en est la Côte du Vent, la Côte de l’Or, la baie du Bénin et la baie du Biafra, avant l’Afrique centrale occidentale et l’Afrique orientale plus au sud. Des traits discontinus relient chaque région au groupe des trois destinations : ils signalent une relation présente dans au moins un territoire et une période de l’export, sans attribuer chaque région aux trois îles, restituer une route nautique exacte ni représenter un volume. Une légende sous la carte reprend les huit numéros et les noms des régions.Agrandir

Huit régions de traite présentes dans les voyages vers les Antilles

Chaque région située apparaît dans au moins un des trois territoires et une période de l’export SlaveVoyages ; la carte ne les attribue pas toutes à chaque île. Choisir ensuite un territoire et une période révèle leur poids respectif parmi les débarquements estimés. Le volet « Repères actuels » donne des recouvrements géographiques et certains réseaux documentés sans répartir les effectifs entre pays.

Données : SlaveVoyages, export 2019 · fond : Natural Earth, domaine public · carte Esclavage-Antilles.fr, CC BY 4.0

Sources de cette partie : [3] · [4] · [5] · [6] · [7] · [8]

Explorer les estimations

Comparer les régions attribuées aux voyages

Choisissez un territoire puis une période. Les classements conservent la même unité : voyages et personnes débarquées estimées dans l’export SlaveVoyages 2019. Ouvrez « Situer ces régions dans l’Afrique actuelle » pour passer des façades historiques à des repères contemporains, sans en faire des pays de naissance.

Situer ces régions dans l’Afrique actuelle

Les pays actuels servent uniquement à s’orienter. Les régions historiques de traite chevauchent leurs frontières et ne permettent ni de répartir les effectifs entre États ni d’attribuer un lieu de naissance individuel.

Sénégambie et îles atlantiques
Repères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
Ports et réseaux documentés : Côtes du Sénégal et de la Gambie, reliées au haut Niger.
Sierra Leone
Repères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
Côte du Vent
Repères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
Côte de l’Or
Repères actuels : Principalement le Ghana.
Baie du Bénin
Repères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
Ports et réseaux documentés : Ardra ou Allada, Ouidah, Porto-Novo, Lagos et Badagry ; routes vers le Dahomey et l’empire d’Oyo.
Baie du Biafra et îles du golfe de Guinée
Repères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
Ports et réseaux documentés : Bonny, Brass et le Vieux-Calabar ; delta du Niger et réseaux plus intérieurs.
Afrique centrale occidentale et Sainte-Hélène
Repères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
Ports et réseaux documentés : Loango, Malemba, Cabinda et Boma ; royaume du Kongo et arrière-pays angolais.
Limite : Sainte-Hélène appartient au libellé technique de la catégorie ; elle ne devient pas une attribution d’origine africaine.
Afrique orientale et îles de l’océan Indien
Repères actuels : Principalement le Mozambique et Madagascar, avec des circuits insulaires de l’océan Indien.
Limite : Le sous-corpus antillais actuel ne permet pas de préciser davantage ces circuits.
  • Région de traite : niveau quantifié par les barres à partir des voyages.
  • Ports et réseaux : directions documentées pour certains lieux et moments, jamais trajet personnel automatique.
  • Lieu de naissance individuel : non déductible de ces données.
Territoire
Martinique
Période
Martinique · Avant 1700

43 voyages

11 333 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    3 652 · 32,2 %
    11 voyages
  2. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    1 031 · 9,1 %
    4 voyages
  3. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    970 · 8,6 %
    6 voyages
  4. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    671 · 5,9 %
    2 voyages
  5. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    520 · 4,6 %
    3 voyages
  6. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    180 · 1,6 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 4 309 personnes débarquées estimées (38,0 %) · 16 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Martinique · 1700–1749

319 voyages

82 618 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    38 473 · 46,6 %
    143 voyages
  2. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    17 225 · 20,8 %
    54 voyages
  3. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    5 261 · 6,4 %
    24 voyages
  4. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    4 353 · 5,3 %
    14 voyages
  5. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    2 583 · 3,1 %
    16 voyages
  6. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    771 · 0,9 %
    6 voyages
  7. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    197 · 0,2 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 13 755 personnes débarquées estimées (16,6 %) · 61 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Martinique · 1750–1775

153 voyages

31 443 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    7 769 · 24,7 %
    28 voyages
  2. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    6 520 · 20,7 %
    27 voyages
  3. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    3 788 · 12,0 %
    18 voyages
  4. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    2 874 · 9,1 %
    16 voyages
  5. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    2 633 · 8,4 %
    15 voyages
  6. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    2 165 · 6,9 %
    14 voyages
  7. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    1 538 · 4,9 %
    11 voyages

Région africaine non attribuée dans la base : 4 156 personnes débarquées estimées (13,2 %) · 24 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Martinique · 1776–1791

36 voyages

8 235 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    1 466 · 17,8 %
    7 voyages
  2. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    1 091 · 13,2 %
    4 voyages
  3. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    859 · 10,4 %
    4 voyages
  4. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    641 · 7,8 %
    2 voyages
  5. Afrique orientale et îles de l’océan IndienRepères actuels : Principalement le Mozambique et Madagascar, avec des circuits insulaires de l’océan Indien.
    534 · 6,5 %
    2 voyages
  6. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    489 · 5,9 %
    2 voyages
  7. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    350 · 4,3 %
    2 voyages

Région africaine non attribuée dans la base : 2 805 personnes débarquées estimées (34,1 %) · 13 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Martinique · 1792–1803

86 voyages

24 153 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    9 564 · 39,6 %
    31 voyages
  2. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    8 665 · 35,9 %
    29 voyages
  3. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    1 123 · 4,6 %
    5 voyages
  4. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    807 · 3,3 %
    3 voyages
  5. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    646 · 2,7 %
    3 voyages
  6. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    623 · 2,6 %
    3 voyages
  7. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    486 · 2,0 %
    3 voyages

Région africaine non attribuée dans la base : 2 239 personnes débarquées estimées (9,3 %) · 9 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Martinique · 1804–1815

11 voyages

2 365 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    558 · 23,6 %
    2 voyages
  2. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    403 · 17,0 %
    1 voyage
  3. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    376 · 15,9 %
    3 voyages
  4. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    243 · 10,3 %
    1 voyage
  5. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    150 · 6,3 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 635 personnes débarquées estimées (26,8 %) · 3 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Martinique · 1816–1831

68 voyages

16 004 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    4 567 · 28,5 %
    16 voyages
  2. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    1 082 · 6,8 %
    6 voyages
  3. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    1 010 · 6,3 %
    5 voyages
  4. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    984 · 6,1 %
    3 voyages
  5. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    314 · 2,0 %
    2 voyages
  6. Afrique orientale et îles de l’océan IndienRepères actuels : Principalement le Mozambique et Madagascar, avec des circuits insulaires de l’océan Indien.
    200 · 1,2 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 7 847 personnes débarquées estimées (49,0 %) · 35 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Guadeloupe
Période
Guadeloupe · Avant 1700

12 voyages

3 029 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    642 · 21,2 %
    3 voyages
  2. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    641 · 21,2 %
    2 voyages
  3. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    391 · 12,9 %
    1 voyage
  4. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    291 · 9,6 %
    1 voyage
  5. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    191 · 6,3 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 873 personnes débarquées estimées (28,8 %) · 4 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Guadeloupe · 1700–1749

14 voyages

2 498 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    731 · 29,3 %
    4 voyages
  2. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    528 · 21,1 %
    3 voyages
  3. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    403 · 16,1 %
    1 voyage
  4. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    180 · 7,2 %
    1 voyage
  5. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    68 · 2,7 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 588 personnes débarquées estimées (23,5 %) · 4 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Guadeloupe · 1750–1775

114 voyages

26 725 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    6 264 · 23,4 %
    18 voyages
  2. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    6 195 · 23,2 %
    26 voyages
  3. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    3 312 · 12,4 %
    13 voyages
  4. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    2 510 · 9,4 %
    13 voyages
  5. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    2 185 · 8,2 %
    10 voyages
  6. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    2 079 · 7,8 %
    13 voyages
  7. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    1 207 · 4,5 %
    9 voyages

Région africaine non attribuée dans la base : 2 973 personnes débarquées estimées (11,1 %) · 12 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Guadeloupe · 1776–1791

17 voyages

3 728 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    796 · 21,4 %
    4 voyages
  2. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    328 · 8,8 %
    1 voyage
  3. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    287 · 7,7 %
    1 voyage
  4. Afrique orientale et îles de l’océan IndienRepères actuels : Principalement le Mozambique et Madagascar, avec des circuits insulaires de l’océan Indien.
    244 · 6,5 %
    1 voyage
  5. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    210 · 5,6 %
    2 voyages
  6. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    184 · 4,9 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 1 679 personnes débarquées estimées (45,0 %) · 7 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Guadeloupe · 1792–1803

41 voyages

10 103 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    4 322 · 42,8 %
    14 voyages
  2. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    1 633 · 16,2 %
    8 voyages
  3. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    642 · 6,4 %
    5 voyages
  4. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    616 · 6,1 %
    3 voyages
  5. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    279 · 2,8 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 2 611 personnes débarquées estimées (25,8 %) · 10 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Guadeloupe · 1804–1815

20 voyages

5 196 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    1 537 · 29,6 %
    6 voyages
  2. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    1 274 · 24,5 %
    4 voyages
  3. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    279 · 5,4 %
    1 voyage
  4. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    279 · 5,4 %
    1 voyage
  5. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    279 · 5,4 %
    1 voyage
  6. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    168 · 3,2 %
    1 voyage
  7. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    160 · 3,1 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 1 220 personnes débarquées estimées (23,5 %) · 5 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Guadeloupe · 1816–1831

57 voyages

12 665 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    3 255 · 25,7 %
    14 voyages
  2. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    2 551 · 20,1 %
    12 voyages
  3. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    826 · 6,5 %
    5 voyages
  4. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    654 · 5,2 %
    2 voyages
  5. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    300 · 2,4 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 5 079 personnes débarquées estimées (40,1 %) · 23 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Saint-Domingue
Période
Saint-Domingue · Avant 1700

14 voyages

2 954 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    1 861 · 63,0 %
    10 voyages
  2. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    272 · 9,2 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 821 personnes débarquées estimées (27,8 %) · 3 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Saint-Domingue · 1700–1749

549 voyages

150 874 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    54 075 · 35,8 %
    187 voyages
  2. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    34 849 · 23,1 %
    99 voyages
  3. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    20 059 · 13,3 %
    70 voyages
  4. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    13 371 · 8,9 %
    59 voyages
  5. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    3 183 · 2,1 %
    14 voyages
  6. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    1 425 · 0,9 %
    8 voyages
  7. Afrique orientale et îles de l’océan IndienRepères actuels : Principalement le Mozambique et Madagascar, avec des circuits insulaires de l’océan Indien.
    534 · 0,4 %
    2 voyages
  8. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    382 · 0,3 %
    2 voyages

Région africaine non attribuée dans la base : 22 996 personnes débarquées estimées (15,2 %) · 108 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Saint-Domingue · 1750–1775

765 voyages

231 172 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    122 706 · 53,1 %
    343 voyages
  2. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    53 217 · 23,0 %
    163 voyages
  3. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    9 595 · 4,2 %
    54 voyages
  4. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    7 470 · 3,2 %
    39 voyages
  5. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    7 451 · 3,2 %
    34 voyages
  6. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    3 921 · 1,7 %
    19 voyages
  7. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    1 309 · 0,6 %
    8 voyages
  8. Afrique orientale et îles de l’océan IndienRepères actuels : Principalement le Mozambique et Madagascar, avec des circuits insulaires de l’océan Indien.
    230 · 0,1 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 25 273 personnes débarquées estimées (10,9 %) · 104 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Saint-Domingue · 1776–1791

969 voyages

300 186 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    136 102 · 45,3 %
    367 voyages
  2. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    51 865 · 17,3 %
    144 voyages
  3. Afrique orientale et îles de l’océan IndienRepères actuels : Principalement le Mozambique et Madagascar, avec des circuits insulaires de l’océan Indien.
    20 285 · 6,8 %
    74 voyages
  4. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    20 166 · 6,7 %
    87 voyages
  5. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    13 366 · 4,5 %
    48 voyages
  6. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    11 970 · 4,0 %
    83 voyages
  7. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    10 198 · 3,4 %
    31 voyages
  8. Côte du VentRepères actuels : Liberia et Côte d’Ivoire.
    2 740 · 0,9 %
    14 voyages

Région africaine non attribuée dans la base : 33 494 personnes débarquées estimées (11,2 %) · 121 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Saint-Domingue · 1792–1803

41 voyages

10 825 personnes débarquées (est.)

Part des personnes débarquées estimées, par région attribuée

  1. Afrique centrale occidentale et Sainte-HélèneRepères actuels : Gabon, République du Congo, ouest de la République démocratique du Congo et Angola, notamment Cabinda.
    6 024 · 55,6 %
    20 voyages
  2. Baie du BéninRepères actuels : Togo, Bénin et sud-ouest du Nigeria.
    888 · 8,2 %
    3 voyages
  3. Afrique orientale et îles de l’océan IndienRepères actuels : Principalement le Mozambique et Madagascar, avec des circuits insulaires de l’océan Indien.
    667 · 6,2 %
    3 voyages
  4. Baie du Biafra et îles du golfe de GuinéeRepères actuels : Sud-est du Nigeria, ouest du Cameroun, Guinée équatoriale et São Tomé-et-Príncipe.
    513 · 4,7 %
    3 voyages
  5. Sierra LeoneRepères actuels : Guinée littorale, Sierra Leone et nord du Liberia.
    204 · 1,9 %
    1 voyage
  6. Sénégambie et îles atlantiquesRepères actuels : Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau ; arrière-pays vers la Guinée et le Mali.
    159 · 1,5 %
    2 voyages
  7. Côte de l’OrRepères actuels : Principalement le Ghana.
    107 · 1,0 %
    1 voyage

Région africaine non attribuée dans la base : 2 263 personnes débarquées estimées (20,9 %) · 8 voyages. Voyages sans région africaine renseignée ou classés trop largement pour l’une des huit façades.

Personnes débarquées, estimation imputée de l’export SlaveVoyages 2019

Télécharger les données de l’explorateur (JSON)

Source de cette partie : [3]

Ce que ce chapitre affirme, et ce qui le borne

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 716 voyages dont la destination principale imputée est la Martinique jusqu’en 1831, 176 151 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Bénin arrive en tête avec 50 093 personnes, devant l’Afrique centrale occidentale avec 38 067 et la baie du Biafra avec 21 990. La Côte de l’Or en compte 11 154 et la Sénégambie 10 041 ; la catégorie résiduelle « Other Africa », les régions absentes et les autres façades restent séparées.

À garder en tête : Ces nombres sont des estimations de débarquements rattachées à la région principale imputée d’un voyage, non un recensement des personnes présentes en Martinique ni une distribution de leurs lieux de naissance. La catégorie « Other Africa » compte 31 304 personnes, 4 216 n’ont aucune région imputée dans le dérivé et une ligne de 226 personnes est classée « Puerto Rico » : aucune de ces valeurs n’est redistribuée. Les voyages ayant plusieurs lieux d’achat renseignés ne sont pas ventilés entre ces lieux. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivé /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv, toutes périodes Martinique, et RAPPORT_PRECISION_2026-08-25.md pour les 716 voyages, 176 151 débarqués estimés et les 156 voyages sans lieu d’achat renseigné

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 275 voyages dont la destination principale imputée est la Guadeloupe jusqu’en 1831, 63 944 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Biafra arrive en tête avec 14 075 personnes, à un niveau proche de l’Afrique centrale occidentale avec 13 204, puis viennent la baie du Bénin avec 6 004 et la Sénégambie avec 5 531.

À garder en tête : Ces nombres portent sur la destination principale et la région principale imputées du voyage ; ils ne mesurent ni la population présente en Guadeloupe à une date donnée ni le lieu de naissance des personnes. La catégorie « Other Africa » compte 11 423 personnes et 3 600 n’ont aucune région imputée dans le dérivé ; elles ne sont pas redistribuées. Les voyages multirégion ne sont pas ventilés. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivé /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv, toutes périodes Guadeloupe, et RAPPORT_PRECISION_2026-08-25.md pour les 275 voyages, 63 944 débarqués estimés et les 99 voyages sans lieu d’achat renseigné

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 2 338 voyages dont la destination principale imputée est Saint-Domingue jusqu’en 1803, 696 011 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, l’Afrique centrale occidentale domine avec 299 953 personnes, devant la baie du Bénin avec 160 045, la Sénégambie avec 43 644 et la baie du Biafra avec 29 574.

À garder en tête : Ces nombres décrivent des régions principales imputées de voyages et non les lieux de naissance des personnes ni un recensement de la population de Saint-Domingue. La catégorie « Other Africa » compte 84 742 personnes jusqu’en 1803 et 105 personnes n’ont aucune région imputée ; elles ne sont pas redistribuées. Deux cent quarante-neuf voyages n’ont aucun lieu d’achat renseigné et 267 en portent plusieurs. Les cinq voyages postérieurs à 1803 restent dans l’export sous le libellé Saint-Domingue, mais sont exclus ici afin de ne pas prolonger la colonie française au-delà de l’indépendance d’Haïti. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivés /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv et transatlantique_voyages_precision.csv, périodes « avant 1700 » à « 1792–1803 » seulement ; les cinq voyages des périodes 1804–1815 et 1816–1831, totalisant 1 278 personnes, sont exclus de ce calcul colonial

2

Changer d’échelle

Un port d’embarquement n’est pas un lieu de naissance

Une sortie maritime

Ouidah, Bonny ou Loango désignent l’endroit où un navire a acheté ou embarqué des personnes. Beaucoup avaient déjà subi une capture, plusieurs déplacements, des ventes successives et une attente avant d’atteindre la côte. Le port permet donc de retrouver une sortie maritime, non de fixer automatiquement une naissance ou une appartenance.

Plusieurs routes vers la côte

Les routes qui alimentent ces ports peuvent néanmoins être étudiées. Dans la baie du Bénin, Ouidah, Lagos, Porto-Novo et d’autres ports étaient reliés à des marchés et à des conflits intérieurs. Un modèle construit pour l’effondrement de l’empire d’Oyo entre 1817 et 1836 montre comment une année et un port peuvent conduire à plusieurs zones probables de capture. Il ne peut pas être projeté sur toute la traite ni sur tous les voyages antillais.

Dans la baie du Biafra, Bonny et le Vieux-Calabar recevaient des personnes conduites depuis le delta du Niger et des réseaux plus intérieurs. Les désignations « Ibo » ou « Moco » rencontrées aux Antilles rendent certaines de ces directions visibles, sans permettre de reconstituer à elles seules une trajectoire individuelle. En Afrique centrale, Loango, Malemba, Cabinda et d’autres mouillages étaient reliés aux marchés de la côte, du royaume du Kongo et de régions situées plus à l’intérieur.

Des mots écrits aux Antilles

Les documents produits aux Antilles donnent un autre type d’indice. Des notaires, des administrateurs, des missionnaires et des propriétaires ont inscrit des mots comme « Congo », « Ibo », « Arada », « Nago » ou « Bambara ». Selon le document, ces mots pouvaient désigner une côte, un port, une langue, une appartenance politique, une catégorie marchande ou une identité attribuée par celui qui écrivait. Ils doivent être lus dans leur lieu, leur date et leur phrase avant d’être rapprochés d’une région.

Sources de cette partie : [6] · [7] · [8]

Ce que ce chapitre affirme, et ce qui le borne

Un port d’embarquement établit une sortie maritime et un réseau d’approvisionnement, pas automatiquement un lieu de naissance. Pour l’effondrement de l’empire d’Oyo entre 1817 et 1836, Wiens, Lovejoy, Mullen et Vance relient plus de 250 lieux intérieurs aux ports de Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo afin de calculer, année par année, plusieurs provenances probables conditionnelles à un port. Pour la baie du Biafra, Nwokeji montre que Bonny et le Vieux-Calabar étaient alimentés par des routes, des marchands et des reventes reliant le delta du Niger à des régions plus intérieures. Pour l’Afrique centrale occidentale, Phyllis Martin suit les circulations du royaume du Kongo et de l’arrière-pays angolais vers Boma, Cabinda, Malemba et la côte de Loango.

À garder en tête : Le modèle d’Oyo est une première approximation propre à 1817–1836, fondée sur des conflits documentés, un réseau supposé constant et des choix statistiques ; il ne peut être appliqué à une autre façade ou période sans nouvelles données. Nwokeji décrit des mécanismes régionaux de la baie du Biafra, et Martin des circulations de la côte de Loango sur plusieurs siècles : aucun des deux ne restitue la route personnelle de chaque personne arrivée aux Antilles. Le principe « port différent de naissance » est robuste ; le dessin exact d’un arrière-pays reste toujours à établir port par port et période par période.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [6] — sections 1 et 2 pour la borne Oyo 1817–1836, le réseau de plus de 250 lieux et les données de conflits ; § 2.2, figure 2 et § 3.2 pour les routes et les ports absorbants Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo ; § 5 pour les hypothèses, limites et améliorations nécessaires du modèle
  • Source [7] — chapitres 2 et 3 pour l’expansion des réseaux aro et les routes intérieures vers Bonny et Old Calabar ; chapitre 5 pour guerre, enlèvement, condamnation, dette, mises en gage et reventes ; p. 127–132 pour plusieurs expériences de capture et de déplacement
  • Source [8] — p. imprimées 222–223, PDF 224–225, contrôlées sur le fac-similé : Boma reçoit le commerce du Kongo et le réexpédie vers Malemba et la côte de Ngoyo ; Cabinda reçoit une part du commerce de Sonyo ; l’essor des circulations depuis le royaume du Kongo et l’arrière-pays angolais vers la côte de Loango accompagne la montée de Boma comme entrepôt du fleuve Congo

3

Martinique

De la baie du Bénin à la visibilité tardive de la baie du Biafra

Ardra et la Martinique en 1670

Dès 1670, deux voyages partis d’Ardra, le royaume d’Allada situé sur le littoral de l’actuel Bénin, relient directement cette côte à la Martinique. Delbée, commissaire général de la Marine et commandant de la Justice, tient le journal de son voyage et rapporte aussi des informations sur la Concorde. Ces deux traversées forment des cas documentés, non un résumé du premier siècle de la colonie. Elles rendent toutefois concret un corridor qui reste majeur dans les estimations de longue durée.

Les régions de traite de 1700 à 1794

Pour les expéditions dirigées vers la Martinique de 1700 à 1794 dont le lieu de traite a pu être reclassé, la région Togo–Bénin représente 47 % des 75 538 personnes transportées. Le Gabon, le Congo, Cabinda et l’Angola réunis en représentent 28 %, la Côte de l’Or et la côte de l’actuelle Côte d’Ivoire 13 %, la Sénégambie et le haut Niger 10 %, puis l’ensemble Ibo–Calabar 2 %. Ces parts décrivent les lieux de traite de plus de trois cents expéditions ; elles ne donnent pas le lieu de naissance de chaque personne.

La baie du Biafra dans les sources tardives

Au tournant du XIXe siècle, les sources locales font davantage apparaître la baie du Biafra. À Rivière-Pilote, douze des vingt-trois origines précises annoncées pour les baptêmes de 1802 à 1810 sont « Moco » ou « Ibo ». Au Carbet, entre 1810 et 1848, la recension d’une étude locale place les « Ibos » en tête des 244 personnes dont l’origine est dite connue, devant Cap Lahou, Congo, Sénégalais et Mandingue.

Cette présence plus forte dans les documents tardifs correspond aussi aux routes de la traite clandestine. Entre 1815 et 1830, plusieurs expéditions destinées à la Martinique passent par Bonny ou Brass, dans la baie du Biafra. La structure du XIXe siècle ne doit donc pas être projetée en arrière sur celle du XVIIIe : la baie du Bénin domine la reclassification de 1700–1794, tandis que Bonny et les désignations Ibo deviennent particulièrement visibles dans les décennies précédant l’abolition.

Sources de cette partie : [1] · [9] · [10] · [11] · [12] · [13]

Ce que ce chapitre affirme, et ce qui le borne

La Compagnie des Indes occidentales, ayant formé le dessein d’entreprendre le commerce de Guinée et d’établir un comptoir sur la côte d’Ardra — le royaume d’Allada, sur le littoral de l’actuel Bénin —, y envoie deux navires, la Justice et la Concorde. Delbée, commissaire général de la Marine, commande la Justice et tient le journal du voyage ; la frégate est armée au Havre de Grâce et appareille le 1er novembre 1669. La Justice embarque 434 personnes avant de partir d’Ardra en mars 1670. Le journal écrit que Delbée voit la Martinique le 6 juin et gagne le lendemain la rade du fort Saint-Pierre : il place ainsi l’arrivée de la Justice au 7 juin 1670. Une continuation du journal écrit que la Concorde « mit à la voile pour les Isles de l’Amerique, chargé de pres de 580. Noirs », puis qu’elle « arriva à la Martinique le 13. Septembre ». L’avis de l’imprimeur placé dans le même volume, fondé sur des lettres reçues des îles, donne un autre compte : 563 personnes embarquées sur la Concorde et 443 signalées vivantes à son arrivée. La différence de 120 morts est une soustraction. Le 13 septembre 1670 vient du journal, tandis que l’avis date seulement les lettres reçues des îles, « du 22. Septembre ». Delbée rend lui-même le bilan de la Justice : « j’ay gagné la radde du fort saint Pierre, où j’ay mouillé avec trois cens trente-quatre Noirs, vivans, m’en étant mort cent dans la traversée, depuis Ardres, jusques à la Martinique. » Sur 434 personnes embarquées, cent meurent donc en mer et 334 arrivent vivantes à la rade du fort Saint-Pierre. Il chiffre aussi la durée : « mon voyage a duré, de France, à Ardres, deux mois trois jours, & d’Ardres, aux Isles trois mois moins sept jours. » Si l’on retient pour la Concorde le bilan précis de l’avis — 563 embarquées et 443 arrivées vivantes —, l’addition des deux navires donne 997 personnes embarquées, 777 arrivées vivantes et 220 mortes pendant les traversées. Ces trois totaux sont des calculs, non un bilan énoncé par le volume.

À garder en tête : le nombre de 434 personnes sur la Justice vient du journal de Delbée ; les nombres de 563 et 443 pour la Concorde viennent de l’avis de l’imprimeur, qui invoque des lettres reçues des îles sans les reproduire. Une continuation du journal donne « pres de 580 » au départ de la Concorde. Le volume ne rapproche ni n’explique les deux comptes. Les 120 morts de la Concorde, puis les totaux de 997 embarquées, 777 arrivées vivantes et 220 mortes, sont des calculs conditionnels : ils retiennent les 563 de l’avis plutôt que les « près de 580 » du récit. Les nombres de la Justice — 334 vivantes à l’arrivée et cent mortes — sont de la main de Delbée et forment le seul bilan que le témoin referme lui-même. Robin Law ne fournit pas un contrôle indépendant : il reprend le même imprimé et inverse les deux navires dans sa note. Les passages chiffrés ne nomment aucune personne captive et cessent de les suivre après l’arrivée. Hors citation, ce site écrit la rade du fort Saint-Pierre, là où le volume porte « la radde du fort saint Pierre ». Le journal désigne la côte et le royaume d’Ardra sans nommer le point d’embarquement : aucun port précis ne peut donc être attribué à cet embarquement.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [1] — tome II, p. 347 pour la décision de la Compagnie des Indes occidentales et la qualité de commissaire général de la Marine portée au titre du journal ; p. 348 pour les deux navires, le commandement de la Justice, son armement au Havre de Grâce et le départ du 1er novembre 1669 ; p. 414–415 pour les 434 personnes sur la Justice ; p. 468–469, contrôlées à l’image, pour la Martinique vue le 6 juin et l’arrivée de la Justice le lendemain à la rade du fort Saint-Pierre, avec 334 personnes vivantes, cent mortes dans la traversée et la durée du voyage ; p. 473–474 pour les 563 personnes embarquées et les 443 arrivées vivantes sur la Concorde, dont la différence donne 120 morts, l’avis datant du 22 septembre les lettres reçues des îles et non l’arrivée ; p. 495 et 509–510 pour la continuation du journal, les départs et l’arrivée du 13 septembre 1670
  • Source [3] — export local 2019, voyages 21559 (Concorde) et 21560 (Justice)
  • Source [9] — p. 75 et p. 90, n. 95 : tableau et note sur les deux voyages français de 1669–1670 ; Law reprend le total de 997 personnes embarquées et 777 arrivées vivantes à partir du même imprimé, mais attribue 434/334 à la Concorde et 563/443 à la Justice, à l’inverse du journal et de l’avis

Guillaume Durand reclassifie plus de trois cents expéditions représentant 75 538 personnes transportées vers la Martinique entre 1700 et 1794 selon leur lieu de traite : 47 % relèvent de Togo–Bénin, 22 % de Gabon–Congo–Cabinda, 6 % de l’Angola, 13 % de l’ensemble Ghana–Côte d’Ivoire, 10 % du Sénégal et de l’aire mandingue, et 2 % d’Ibo–Calabar. Regrouper les deux lignes d’Afrique centrale occidentale donne 28 % dans ce corpus seulement.

À garder en tête : Durand indique avoir repris des données publiées par Jean Mettas et Bernard David et classe des lieux de traite de voyages ; il ne reconstitue pas le lieu de naissance individuel des 75 538 personnes. Les six parts ne s’additionnent qu’à l’intérieur de ce tableau ; les additionner aux estimations SlaveVoyages confondrait deux traitements du même phénomène. La série s’arrête en 1794 et ne décrit pas la traite clandestine du XIXe siècle. Les intitulés géoculturels de l’article sont ici rendus par des régions plus immédiatement lisibles sans effacer les six catégories sources.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [10] — p. 254, tableau des grandes zones d’origine des captifs transportés à la Martinique entre 1700 et 1794 ; vue Persée contrôlée au fac-similé

Trois corpus martiniquais tardifs rendent la baie du Biafra particulièrement visible sans former un total commun. À Rivière-Pilote, douze des vingt-trois origines précises annoncées pour des baptêmes de 1802 à 1810 sont Moco ou Ibo, même si les six effectifs imprimés ne totalisent que vingt-deux. Au Carbet entre 1810 et 1848, une recension place 73 Ibos en tête de 244 personnes dont l’origine est dite connue. Dans le sous-ensemble strict du répertoire de la traite clandestine pour 1815–1830, cinq des douze notices martiniquaises régionalisées mentionnent la baie du Biafra.

À garder en tête : Les baptêmes de Rivière-Pilote, les personnes recensées au Carbet et les notices d’expéditions clandestines ne comptent pas le même objet et ne sont pas indépendants au sens statistique ; leurs valeurs ne s’additionnent pas. Le texte complet de la monographie du Carbet n’est pas acquis, de sorte que ses chiffres sont portés par la recension contrôlée de Debien. « Moco » possède des attributions concurrentes selon les sources et n’est rattaché à la baie du Biafra ici que dans le calcul déjà publié par le corpus de Rivière-Pilote. Cette convergence établit une visibilité documentaire tardive, non une majorité démographique pour toute la Martinique.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [11] — p. 357–358 : 131 baptêmes de personnes dites africaines en 1802–1810, 23 origines précises annoncées ; 8 Moco et 4 Ibo parmi les 22 effectifs effectivement ventilés
  • Source [12] — p. imprimée 26, PDF 17 : recension de Bernard David, 244 Africains d’origine connue au Carbet, dont 73 Ibos, 47 du Cap Lahou, 46 Congolais, 38 Sénégalais et 15 Mandingues
  • Source [13] — sous-ensemble strict 1815–1830 du dépouillement local de Daget : 18 notices martiniquaises, 12 régionalisées, 13 mentions non additives dont 5 pour la baie du Biafra

Le sous-ensemble strict tiré du répertoire de Serge Daget pour 1815–1830 comprend 18 notices d’expéditions clandestines à arrivée martiniquaise et 23 à arrivée guadeloupéenne. Douze notices martiniquaises sont régionalisées et cinq mentionnent la baie du Biafra ; quinze notices guadeloupéennes sont régionalisées et dix la mentionnent. Le rapport spécial de l’African Institution de 1821 contrôle sept routes d’arrivée guadeloupéennes régionalisées, dont cinq liées à Bonny ou au Vieux-Calabar, et une route Sénégal–Martinique.

À garder en tête : Une notice d’expédition et une mention régionale ne sont ni une personne ni un effectif débarqué. Une expédition peut porter plusieurs régions : les treize mentions martiniquaises ne représentent que douze notices, et les dix-sept mentions guadeloupéennes quinze notices. Le répertoire de Daget n’est pas exhaustif et le rapport de l’African Institution recouvre plusieurs de ses cas ; leurs nombres ne s’additionnent pas. Ces corpus rendent visible la concentration tardive de certaines routes vers Bonny et le Vieux-Calabar sans mesurer la composition entière des populations antillaises.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [13] — dépouillement local du répertoire de Daget et tableau dérivé associé : 41 notices strictes, dont 18 Martinique et 23 Guadeloupe ; 12 et 15 notices régionalisées ; mentions régionales non additives contrôlées dans le corps du répertoire
  • Source [2] — rapport spécial, cas de routes p. 7–37 relevés dans le tableau local de dépouillement : sept arrivées guadeloupéennes régionalisées, dont cinq Bonny ou Vieux-Calabar et deux Sénégal, plus la Valentine du Sénégal à la Martinique en 1820

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Guadeloupe

Deux corridors de tête, puis Bonny dans les routes tardives

Voyages et actes de la fin du XVIIIe siècle

Pour la Guadeloupe, les estimations de voyages placent la baie du Biafra et l’Afrique centrale occidentale à des niveaux proches. La baie du Bénin et la Sénégambie forment les deux ensembles suivants. Cette structure diffère donc de celle de la Martinique, où la baie du Bénin occupe plus nettement la première place, et de celle de Saint-Domingue, où l’Afrique centrale occidentale domine largement.

Un ensemble d’actes notariés constitué pour 1760 à 1789 — dont 98 % des descriptions datent de 1776 à 1789 — classe 1 836 personnes dites africaines. Pour 1 162 d’entre elles, la catégorie publiée se limite à « Guinée », terme trop large pour choisir une côte. Parmi les désignations plus précises, « Ibo » arrive très nettement en tête avec 248 personnes, devant « Congo » avec 87, « Arada » avec 68, « Soso » avec 57, « Caplaou » avec 49 et « Moco » avec 40. Ce tableau ne décrit qu’une partie de la population et la Grande-Terre y est sous-représentée ; il montre néanmoins que la précision documentaire elle-même est inégale.

Les routes clandestines du XIXe siècle

Dans les documents sur la traite clandestine du début du XIXe siècle, la baie du Biafra devient particulièrement visible. Des routes contrôlées entre 1818 et 1821 relient la Guadeloupe au Vieux-Calabar et surtout à Bonny ; deux autres passent par le Sénégal. Le répertoire des expéditions clandestines retrouve ensuite Bonny, le Vieux-Calabar, Gallinas, Sherbro et le cap de Monte. Ces cas ne recensent ni toutes les arrivées ni la population ; ils attestent des relations tardives particulièrement visibles avec Bonny et le Vieux-Calabar.

Un regard rétrospectif sur 1848

Les registres des nouveaux citoyens, établis après l’abolition, donnent enfin un regard rétrospectif sur la population asservie en 1848. Environ 6 000 personnes, parmi quelque 50 000 nouveaux citoyens enregistrés dans les communes étudiées, sont déclarées nées en Afrique. Ce nombre atteste qu’un groupe encore nombreux de personnes nées sur le continent appartenait à la population asservie de 1848. Les registres ne donnent cependant pas toujours une région plus fine, et un nom attribué après 1848 ne suffit jamais à la reconstituer. Leur mesure la plus solide est ici la naissance en Afrique, sans ventilation régionale complète.

Sources de cette partie : [3] · [14] · [13] · [2] · [15]

Ce que ce chapitre affirme, et ce qui le borne

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 275 voyages dont la destination principale imputée est la Guadeloupe jusqu’en 1831, 63 944 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Biafra arrive en tête avec 14 075 personnes, à un niveau proche de l’Afrique centrale occidentale avec 13 204, puis viennent la baie du Bénin avec 6 004 et la Sénégambie avec 5 531.

À garder en tête : Ces nombres portent sur la destination principale et la région principale imputées du voyage ; ils ne mesurent ni la population présente en Guadeloupe à une date donnée ni le lieu de naissance des personnes. La catégorie « Other Africa » compte 11 423 personnes et 3 600 n’ont aucune région imputée dans le dérivé ; elles ne sont pas redistribuées. Les voyages multirégion ne sont pas ventilés. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivé /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv, toutes périodes Guadeloupe, et RAPPORT_PRECISION_2026-08-25.md pour les 275 voyages, 63 944 débarqués estimés et les 99 voyages sans lieu d’achat renseigné

Dans le corpus notarial de Nicole Vanony-Frisch, constitué pour 1760–1789 mais dont 98 % des descriptions datent de 1776–1789, le tableau des origines compte 1 836 personnes dites africaines. Il classe 1 162 personnes sous le terme très large « Nègres de Guinée ». Parmi les désignations plus précises, Ibo arrive en tête avec 248 personnes, devant Congo avec 87, Arada avec 68, Soso avec 57, Caplaou avec 49 et Moco avec 40.

À garder en tête : Le corpus comprend 213 inventaires d’habitations complétés par d’autres minutes, avec des pertes documentaires et une sous-représentation de la Grande-Terre. Il ne forme ni un recensement de la Guadeloupe ni un échantillon aléatoire. « Guinée » désigne un espace côtier immense et ne peut être réparti entre les régions. Les autres mots sont des catégories historiques consignées par notaires et propriétaires ; ils n’établissent pas automatiquement une naissance ni une identité actuelle. Les 1 836 personnes appartiennent à un corpus distinct des débarquements estimés par SlaveVoyages.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [14] — p. 18 pour la composition et les bornes du corpus ; p. 32, tableau 4, pour les 1 836 personnes et toutes les désignations ; p. 33 pour les 7 473 origines connues, les 1 162 « Nègres de Guinée », les 674 désignations plus précises et la portée du terme « Guinée »

Le sous-ensemble strict tiré du répertoire de Serge Daget pour 1815–1830 comprend 18 notices d’expéditions clandestines à arrivée martiniquaise et 23 à arrivée guadeloupéenne. Douze notices martiniquaises sont régionalisées et cinq mentionnent la baie du Biafra ; quinze notices guadeloupéennes sont régionalisées et dix la mentionnent. Le rapport spécial de l’African Institution de 1821 contrôle sept routes d’arrivée guadeloupéennes régionalisées, dont cinq liées à Bonny ou au Vieux-Calabar, et une route Sénégal–Martinique.

À garder en tête : Une notice d’expédition et une mention régionale ne sont ni une personne ni un effectif débarqué. Une expédition peut porter plusieurs régions : les treize mentions martiniquaises ne représentent que douze notices, et les dix-sept mentions guadeloupéennes quinze notices. Le répertoire de Daget n’est pas exhaustif et le rapport de l’African Institution recouvre plusieurs de ses cas ; leurs nombres ne s’additionnent pas. Ces corpus rendent visible la concentration tardive de certaines routes vers Bonny et le Vieux-Calabar sans mesurer la composition entière des populations antillaises.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [13] — dépouillement local du répertoire de Daget et tableau dérivé associé : 41 notices strictes, dont 18 Martinique et 23 Guadeloupe ; 12 et 15 notices régionalisées ; mentions régionales non additives contrôlées dans le corps du répertoire
  • Source [2] — rapport spécial, cas de routes p. 7–37 relevés dans le tableau local de dépouillement : sept arrivées guadeloupéennes régionalisées, dont cinq Bonny ou Vieux-Calabar et deux Sénégal, plus la Valentine du Sénégal à la Martinique en 1820

À partir des registres d’état civil des nouveaux citoyens, Josette Fallope estime qu’environ 6 000 personnes sur quelque 50 000 inscriptions, soit 12 %, sont déclarées nées en Afrique dans la population asservie de Guadeloupe au seuil de l’abolition de 1848. Les tableaux communaux ventilent 5 823 de ces personnes par sexe dans les dix-neuf communes examinées : 3 142 hommes et 2 681 femmes.

À garder en tête : Les inscriptions sont postérieures à l’abolition et décrivent rétrospectivement des personnes tenues en esclavage en 1848. La couverture communale et chronologique est inégale ; le total de 5 823 porte sur les dix-neuf communes effectivement examinées et explique l’arrondi public à environ 6 000. La plupart des actes ne donnent pas une région africaine plus fine. Les patronymes attribués après 1848 ne suffisent pas à produire cette ventilation. Cette mesure est un stock de personnes nées en Afrique au seuil de 1848, non un nombre de voyages ou d’arrivées.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [15] — p. imprimée 8, PDF 7, pour environ 6 000 personnes nées en Afrique sur 50 000 inscriptions et le taux de 12 % ; tableaux p. 23–24 pour les dix-neuf communes, 3 142 hommes, 2 681 femmes et le total recalculé de 5 823

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Saint-Domingue

Le poids de l’Afrique centrale occidentale

Le corridor dominant

Pour Saint-Domingue jusqu’en 1803, les estimations de voyages font de l’Afrique centrale occidentale le premier corridor, très loin devant les autres. La baie du Bénin arrive ensuite ; la Sénégambie et la baie du Biafra représentent deux autres corridors importants. Cette structure générale se retrouve dans des ensembles de documents locaux et dans les inventaires de plantations, sans que tous portent sur les mêmes années ni sur les mêmes régions de la colonie.

Deux ensembles locaux

Dans la région des Nippes, au sud-ouest de Saint-Domingue, les actes étudiés pour 1721 à 1770 placent la baie du Bénin — appelée « Côte des Esclaves » dans la classification publiée — à 30,2 % des personnes africaines, devant Congo à 20,3 %, la baie du Biafra à 17,2 % et la Sénégambie à 16,6 %. À Jacmel, dans le sud-est, entre 1757 et 1791, les désignations d’Afrique centrale arrivent également en tête des 520 personnes portant une origine africaine, devant les ensembles de la baie du Biafra, de la baie du Bénin et de la Sénégambie.

Trois habitations de la famille Laborde

La famille Laborde possédait trois grandes habitations dans la plaine des Cayes, au sud de Saint-Domingue. De 1768 à 1791, 2 031 acquisitions pour ces habitations portent une désignation africaine : 908 relèvent de l’Afrique centrale occidentale, 493 de la baie du Bénin et 147 de la baie du Biafra. Sur les 540 personnes livrées par les navires de Laborde et de ses associés, l’historien Bernard Foubert en relève 510 enregistrées comme « Congo » ; il rattache cette concentration aux expéditions dirigées vers Cabinda et Malemba. Ces achats ne décrivent pas toute la colonie.

Une estimation à l’échelle de la colonie

Une étude plus large réunit 352 plantations et 31 382 personnes dont l’origine est dite connue, principalement entre 1770 et 1791. Elle estime qu’en 1789 les personnes classées « Congo » forment 23,9 % de l’ensemble de la population asservie de Saint-Domingue et que 53,47 % de l’ensemble de cette population est née en Afrique. La part des « Congo » varie fortement selon le Nord, l’Ouest, le Sud et le type de culture. L’importance de l’Afrique centrale est donc générale, mais elle ne produit pas la même composition dans une caféière du Nord, une sucrerie de l’Ouest ou une indigoterie du Sud.

Sources de cette partie : [3] · [16] · [17] · [18] · [19]

Ce que ce chapitre affirme, et ce qui le borne

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 2 338 voyages dont la destination principale imputée est Saint-Domingue jusqu’en 1803, 696 011 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, l’Afrique centrale occidentale domine avec 299 953 personnes, devant la baie du Bénin avec 160 045, la Sénégambie avec 43 644 et la baie du Biafra avec 29 574.

À garder en tête : Ces nombres décrivent des régions principales imputées de voyages et non les lieux de naissance des personnes ni un recensement de la population de Saint-Domingue. La catégorie « Other Africa » compte 84 742 personnes jusqu’en 1803 et 105 personnes n’ont aucune région imputée ; elles ne sont pas redistribuées. Deux cent quarante-neuf voyages n’ont aucun lieu d’achat renseigné et 267 en portent plusieurs. Les cinq voyages postérieurs à 1803 restent dans l’export sous le libellé Saint-Domingue, mais sont exclus ici afin de ne pas prolonger la colonie française au-delà de l’indépendance d’Haïti. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivés /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv et transatlantique_voyages_precision.csv, périodes « avant 1700 » à « 1792–1803 » seulement ; les cinq voyages des périodes 1804–1815 et 1816–1831, totalisant 1 278 personnes, sont exclus de ce calcul colonial

Dans les minutes Beaulieu et Saunier étudiées pour les Nippes entre 1721 et 1770, Arlette Gautier compte 1 812 personnes dites africaines. Le tableau régional place la « Côte des Esclaves », correspondant à la baie du Bénin dans la synthèse, à 30,2 %, devant Congo à 20,3 %, la côte du Biafra à 17,2 %, la Sénégambie à 16,6 % et la Côte de l’Or à 9,3 %.

À garder en tête : Le tableau porte sur les Nippes, dans le Sud de Saint-Domingue, et ne représente pas toute la colonie. Ses catégories sont celles d’une étude publiée à partir de désignations notariales historiques : certaines renvoient à des ports, des langues ou des classements plus larges que les appartenances individuelles. Les parts publiées totalisent 99,5 % du fait des arrondis et catégories ; aucun complément n’est inventé. Le titre donne 1721–1770, tandis que la première colonne du tableau est intitulée 1720–1730.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [16] — p. 29 pour les minutes de Nippes, leur borne 1721–1770 et les précautions sur les « nations » ; p. 30, tableau 1, pour les 1 812 Africains et les pourcentages par décennie et au total ; p. 31 pour la lecture régionale de l’autrice

Deux corpus locaux de Saint-Domingue placent l’Afrique centrale occidentale en tête sans être additionnés. À Jacmel, entre 1757 et 1791, Roseline Siguret compte 520 personnes portant une désignation africaine : Congo est la première catégorie avec 165 personnes, devant Ibo avec 81, Arada avec 46, Bambara avec 40 et Mondongue avec 34. Dans trois habitations Laborde de la plaine des Cayes, 2 031 acquisitions de 1768 à 1791 portent une désignation africaine ; leur regroupement prudent donne 908 acquisitions d’Afrique centrale occidentale, 493 de la baie du Bénin et 147 de la baie du Biafra. Sur les 540 personnes livrées par les navires de Laborde et de ses associés, Foubert en relève 510 enregistrées comme « Congo » et rattache cette concentration aux expéditions dirigées vers Cabinda et Malemba.

À garder en tête : Jacmel et les trois habitations Laborde couvrent des lieux, des cultures de plantation, des dates et des opérations documentaires différents. Ils ne forment ni deux échantillons indépendants de toute la colonie ni un total commun. Le regroupement des acquisitions Laborde exclut de ses trois principaux agrégats les désignations ambiguës ou non résolues et ne transforme pas une catégorie d’achat en lieu de naissance. Les inventaires de Jacmel entrent en partie dans la base plus large de Geggus ; ils ne constituent donc pas une corroboration indépendante de celle-ci.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [17] — p. 224, tableau contrôlé : 333 personnes dites créoles et 520 personnes portant 31 désignations africaines, après exclusion des inventaires répétés de l’atelier Theuret ; transcription dans le tableau local de dépouillement de Siguret
  • Source [18] — p. 103–123, § 40 et tableau du § 40 : 2 273 acquisitions, dont 2 031 portant une désignation africaine ; tableau local de dépouillement de Foubert conservant chaque catégorie avant regroupement ; § 20–24, 32 et 53 pour les armements liés à Laborde vers Cabinda ou Malemba et les 510 personnes enregistrées comme « Congo » sur les 540 livrées par ces navires

David Geggus réunit 352 plantations de Saint-Domingue — 126 sucreries, 176 caféières et 50 indigoteries ou cotonneries — et 31 382 personnes dont l’origine est dite connue, principalement entre 1770 et 1791. Par pondération sur une population asservie supposée de 480 000 personnes en 1789, il estime la part des personnes classées Congo à 23,9 % pour la colonie et celle des personnes nées en Afrique à 53,47 %, avec de fortes variations selon les régions et les cultures.

À garder en tête : La base assemble des listes produites à des dates variables et les estimations de 1789 reposent sur des pondérations ainsi que sur une population supposée de 480 000 personnes ; elles ne sont pas un recensement exhaustif. « Congo » est une catégorie historique large, pas un lieu de naissance précis. La base inclut notamment les listes de Siguret et quatorze listes publiées par Debien : ces études ne constituent donc pas des validations indépendantes. Les différences entre Nord, Ouest, Sud et cultures font partie du résultat ; le seul taux colonial ne les résume pas.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [19] — tableau 1 pour les 352 plantations, leur répartition par culture et les 31 382 personnes d’origine dite connue ; tableau 2 pour 28,8 % Congo dans le Nord, 20,7 % dans l’Ouest, 21,5 % dans le Sud et 23,9 % pour la colonie ; tableau 3 pour 53,47 % de personnes nées en Afrique ; tableaux contrôlés sur le PDF

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Comparer sans figer

Des bassins communs, trois chronologies territoriales

La Martinique, la Guadeloupe et Saint-Domingue partagent plusieurs bassins de traite, mais dans des proportions et des séquences différentes. La Martinique est fortement reliée à la baie du Bénin sur la longue durée, puis plusieurs sources tardives mettent la baie du Biafra en relief. La Guadeloupe associe de près la baie du Biafra et l’Afrique centrale occidentale, avant la baie du Bénin et la Sénégambie. Saint-Domingue reçoit un apport particulièrement massif d’Afrique centrale occidentale, puis de la baie du Bénin.

Ces différences ne figent aucune population. Les personnes nées aux Antilles avaient elles-mêmes des parents, des proches et des histoires rattachés à plusieurs lieux. Les régions de traite expliquent une partie de la formation historique des sociétés antillaises ; elles ne calculent pas la généalogie d’une personne vivant aujourd’hui.

Source de cette partie : [3]

Ce que ce chapitre affirme, et ce qui le borne

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 716 voyages dont la destination principale imputée est la Martinique jusqu’en 1831, 176 151 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Bénin arrive en tête avec 50 093 personnes, devant l’Afrique centrale occidentale avec 38 067 et la baie du Biafra avec 21 990. La Côte de l’Or en compte 11 154 et la Sénégambie 10 041 ; la catégorie résiduelle « Other Africa », les régions absentes et les autres façades restent séparées.

À garder en tête : Ces nombres sont des estimations de débarquements rattachées à la région principale imputée d’un voyage, non un recensement des personnes présentes en Martinique ni une distribution de leurs lieux de naissance. La catégorie « Other Africa » compte 31 304 personnes, 4 216 n’ont aucune région imputée dans le dérivé et une ligne de 226 personnes est classée « Puerto Rico » : aucune de ces valeurs n’est redistribuée. Les voyages ayant plusieurs lieux d’achat renseignés ne sont pas ventilés entre ces lieux. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivé /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv, toutes périodes Martinique, et RAPPORT_PRECISION_2026-08-25.md pour les 716 voyages, 176 151 débarqués estimés et les 156 voyages sans lieu d’achat renseigné

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 275 voyages dont la destination principale imputée est la Guadeloupe jusqu’en 1831, 63 944 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Biafra arrive en tête avec 14 075 personnes, à un niveau proche de l’Afrique centrale occidentale avec 13 204, puis viennent la baie du Bénin avec 6 004 et la Sénégambie avec 5 531.

À garder en tête : Ces nombres portent sur la destination principale et la région principale imputées du voyage ; ils ne mesurent ni la population présente en Guadeloupe à une date donnée ni le lieu de naissance des personnes. La catégorie « Other Africa » compte 11 423 personnes et 3 600 n’ont aucune région imputée dans le dérivé ; elles ne sont pas redistribuées. Les voyages multirégion ne sont pas ventilés. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivé /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv, toutes périodes Guadeloupe, et RAPPORT_PRECISION_2026-08-25.md pour les 275 voyages, 63 944 débarqués estimés et les 99 voyages sans lieu d’achat renseigné

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 2 338 voyages dont la destination principale imputée est Saint-Domingue jusqu’en 1803, 696 011 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, l’Afrique centrale occidentale domine avec 299 953 personnes, devant la baie du Bénin avec 160 045, la Sénégambie avec 43 644 et la baie du Biafra avec 29 574.

À garder en tête : Ces nombres décrivent des régions principales imputées de voyages et non les lieux de naissance des personnes ni un recensement de la population de Saint-Domingue. La catégorie « Other Africa » compte 84 742 personnes jusqu’en 1803 et 105 personnes n’ont aucune région imputée ; elles ne sont pas redistribuées. Deux cent quarante-neuf voyages n’ont aucun lieu d’achat renseigné et 267 en portent plusieurs. Les cinq voyages postérieurs à 1803 restent dans l’export sous le libellé Saint-Domingue, mais sont exclus ici afin de ne pas prolonger la colonie française au-delà de l’indépendance d’Haïti. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivés /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv et transatlantique_voyages_precision.csv, périodes « avant 1700 » à « 1792–1803 » seulement ; les cinq voyages des périodes 1804–1815 et 1816–1831, totalisant 1 278 personnes, sont exclus de ce calcul colonial

Un port d’embarquement établit une sortie maritime et un réseau d’approvisionnement, pas automatiquement un lieu de naissance. Pour l’effondrement de l’empire d’Oyo entre 1817 et 1836, Wiens, Lovejoy, Mullen et Vance relient plus de 250 lieux intérieurs aux ports de Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo afin de calculer, année par année, plusieurs provenances probables conditionnelles à un port. Pour la baie du Biafra, Nwokeji montre que Bonny et le Vieux-Calabar étaient alimentés par des routes, des marchands et des reventes reliant le delta du Niger à des régions plus intérieures. Pour l’Afrique centrale occidentale, Phyllis Martin suit les circulations du royaume du Kongo et de l’arrière-pays angolais vers Boma, Cabinda, Malemba et la côte de Loango.

À garder en tête : Le modèle d’Oyo est une première approximation propre à 1817–1836, fondée sur des conflits documentés, un réseau supposé constant et des choix statistiques ; il ne peut être appliqué à une autre façade ou période sans nouvelles données. Nwokeji décrit des mécanismes régionaux de la baie du Biafra, et Martin des circulations de la côte de Loango sur plusieurs siècles : aucun des deux ne restitue la route personnelle de chaque personne arrivée aux Antilles. Le principe « port différent de naissance » est robuste ; le dessin exact d’un arrière-pays reste toujours à établir port par port et période par période.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [6] — sections 1 et 2 pour la borne Oyo 1817–1836, le réseau de plus de 250 lieux et les données de conflits ; § 2.2, figure 2 et § 3.2 pour les routes et les ports absorbants Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo ; § 5 pour les hypothèses, limites et améliorations nécessaires du modèle
  • Source [7] — chapitres 2 et 3 pour l’expansion des réseaux aro et les routes intérieures vers Bonny et Old Calabar ; chapitre 5 pour guerre, enlèvement, condamnation, dette, mises en gage et reventes ; p. 127–132 pour plusieurs expériences de capture et de déplacement
  • Source [8] — p. imprimées 222–223, PDF 224–225, contrôlées sur le fac-similé : Boma reçoit le commerce du Kongo et le réexpédie vers Malemba et la côte de Ngoyo ; Cabinda reçoit une part du commerce de Sonyo ; l’essor des circulations depuis le royaume du Kongo et l’arrière-pays angolais vers la côte de Loango accompagne la montée de Boma comme entrepôt du fleuve Congo

Conclusion

Des routes changeantes, pas une origine unique

Il est donc possible d’identifier les grandes régions africaines reliées aux populations de la Martinique, de la Guadeloupe et de Saint-Domingue avant 1848. La réponse la plus solide se situe à l’échelle de quatre grands ensembles — baie du Bénin, baie du Biafra, Afrique centrale occidentale et Sénégambie — auxquels s’ajoutent la Côte de l’Or, la Sierra Leone et la Côte des Graines.

Cette réponse devient historiquement juste lorsque trois repères restent visibles : un port d’embarquement ouvre vers plusieurs arrière-pays ; une désignation inscrite aux Antilles n’est pas toujours une identité choisie par la personne ; et chaque territoire possède sa propre chronologie. Cette géographie générale est donc faite de routes changeantes plutôt que d’une origine unique.

Sources de cette partie : [3] · [6] · [7] · [8] · [1] · [10] · [11] · [12] · [13] · [14] · [2] · [15] · [16] · [17] · [18] · [19]

Ce que ce chapitre affirme, et ce qui le borne

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 716 voyages dont la destination principale imputée est la Martinique jusqu’en 1831, 176 151 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Bénin arrive en tête avec 50 093 personnes, devant l’Afrique centrale occidentale avec 38 067 et la baie du Biafra avec 21 990. La Côte de l’Or en compte 11 154 et la Sénégambie 10 041 ; la catégorie résiduelle « Other Africa », les régions absentes et les autres façades restent séparées.

À garder en tête : Ces nombres sont des estimations de débarquements rattachées à la région principale imputée d’un voyage, non un recensement des personnes présentes en Martinique ni une distribution de leurs lieux de naissance. La catégorie « Other Africa » compte 31 304 personnes, 4 216 n’ont aucune région imputée dans le dérivé et une ligne de 226 personnes est classée « Puerto Rico » : aucune de ces valeurs n’est redistribuée. Les voyages ayant plusieurs lieux d’achat renseignés ne sont pas ventilés entre ces lieux. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivé /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv, toutes périodes Martinique, et RAPPORT_PRECISION_2026-08-25.md pour les 716 voyages, 176 151 débarqués estimés et les 156 voyages sans lieu d’achat renseigné

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 275 voyages dont la destination principale imputée est la Guadeloupe jusqu’en 1831, 63 944 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Biafra arrive en tête avec 14 075 personnes, à un niveau proche de l’Afrique centrale occidentale avec 13 204, puis viennent la baie du Bénin avec 6 004 et la Sénégambie avec 5 531.

À garder en tête : Ces nombres portent sur la destination principale et la région principale imputées du voyage ; ils ne mesurent ni la population présente en Guadeloupe à une date donnée ni le lieu de naissance des personnes. La catégorie « Other Africa » compte 11 423 personnes et 3 600 n’ont aucune région imputée dans le dérivé ; elles ne sont pas redistribuées. Les voyages multirégion ne sont pas ventilés. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivé /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv, toutes périodes Guadeloupe, et RAPPORT_PRECISION_2026-08-25.md pour les 275 voyages, 63 944 débarqués estimés et les 99 voyages sans lieu d’achat renseigné

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 2 338 voyages dont la destination principale imputée est Saint-Domingue jusqu’en 1803, 696 011 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, l’Afrique centrale occidentale domine avec 299 953 personnes, devant la baie du Bénin avec 160 045, la Sénégambie avec 43 644 et la baie du Biafra avec 29 574.

À garder en tête : Ces nombres décrivent des régions principales imputées de voyages et non les lieux de naissance des personnes ni un recensement de la population de Saint-Domingue. La catégorie « Other Africa » compte 84 742 personnes jusqu’en 1803 et 105 personnes n’ont aucune région imputée ; elles ne sont pas redistribuées. Deux cent quarante-neuf voyages n’ont aucun lieu d’achat renseigné et 267 en portent plusieurs. Les cinq voyages postérieurs à 1803 restent dans l’export sous le libellé Saint-Domingue, mais sont exclus ici afin de ne pas prolonger la colonie française au-delà de l’indépendance d’Haïti. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivés /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv et transatlantique_voyages_precision.csv, périodes « avant 1700 » à « 1792–1803 » seulement ; les cinq voyages des périodes 1804–1815 et 1816–1831, totalisant 1 278 personnes, sont exclus de ce calcul colonial

Guillaume Durand reclassifie plus de trois cents expéditions représentant 75 538 personnes transportées vers la Martinique entre 1700 et 1794 selon leur lieu de traite : 47 % relèvent de Togo–Bénin, 22 % de Gabon–Congo–Cabinda, 6 % de l’Angola, 13 % de l’ensemble Ghana–Côte d’Ivoire, 10 % du Sénégal et de l’aire mandingue, et 2 % d’Ibo–Calabar. Regrouper les deux lignes d’Afrique centrale occidentale donne 28 % dans ce corpus seulement.

À garder en tête : Durand indique avoir repris des données publiées par Jean Mettas et Bernard David et classe des lieux de traite de voyages ; il ne reconstitue pas le lieu de naissance individuel des 75 538 personnes. Les six parts ne s’additionnent qu’à l’intérieur de ce tableau ; les additionner aux estimations SlaveVoyages confondrait deux traitements du même phénomène. La série s’arrête en 1794 et ne décrit pas la traite clandestine du XIXe siècle. Les intitulés géoculturels de l’article sont ici rendus par des régions plus immédiatement lisibles sans effacer les six catégories sources.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [10] — p. 254, tableau des grandes zones d’origine des captifs transportés à la Martinique entre 1700 et 1794 ; vue Persée contrôlée au fac-similé

Trois corpus martiniquais tardifs rendent la baie du Biafra particulièrement visible sans former un total commun. À Rivière-Pilote, douze des vingt-trois origines précises annoncées pour des baptêmes de 1802 à 1810 sont Moco ou Ibo, même si les six effectifs imprimés ne totalisent que vingt-deux. Au Carbet entre 1810 et 1848, une recension place 73 Ibos en tête de 244 personnes dont l’origine est dite connue. Dans le sous-ensemble strict du répertoire de la traite clandestine pour 1815–1830, cinq des douze notices martiniquaises régionalisées mentionnent la baie du Biafra.

À garder en tête : Les baptêmes de Rivière-Pilote, les personnes recensées au Carbet et les notices d’expéditions clandestines ne comptent pas le même objet et ne sont pas indépendants au sens statistique ; leurs valeurs ne s’additionnent pas. Le texte complet de la monographie du Carbet n’est pas acquis, de sorte que ses chiffres sont portés par la recension contrôlée de Debien. « Moco » possède des attributions concurrentes selon les sources et n’est rattaché à la baie du Biafra ici que dans le calcul déjà publié par le corpus de Rivière-Pilote. Cette convergence établit une visibilité documentaire tardive, non une majorité démographique pour toute la Martinique.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [11] — p. 357–358 : 131 baptêmes de personnes dites africaines en 1802–1810, 23 origines précises annoncées ; 8 Moco et 4 Ibo parmi les 22 effectifs effectivement ventilés
  • Source [12] — p. imprimée 26, PDF 17 : recension de Bernard David, 244 Africains d’origine connue au Carbet, dont 73 Ibos, 47 du Cap Lahou, 46 Congolais, 38 Sénégalais et 15 Mandingues
  • Source [13] — sous-ensemble strict 1815–1830 du dépouillement local de Daget : 18 notices martiniquaises, 12 régionalisées, 13 mentions non additives dont 5 pour la baie du Biafra

Dans le corpus notarial de Nicole Vanony-Frisch, constitué pour 1760–1789 mais dont 98 % des descriptions datent de 1776–1789, le tableau des origines compte 1 836 personnes dites africaines. Il classe 1 162 personnes sous le terme très large « Nègres de Guinée ». Parmi les désignations plus précises, Ibo arrive en tête avec 248 personnes, devant Congo avec 87, Arada avec 68, Soso avec 57, Caplaou avec 49 et Moco avec 40.

À garder en tête : Le corpus comprend 213 inventaires d’habitations complétés par d’autres minutes, avec des pertes documentaires et une sous-représentation de la Grande-Terre. Il ne forme ni un recensement de la Guadeloupe ni un échantillon aléatoire. « Guinée » désigne un espace côtier immense et ne peut être réparti entre les régions. Les autres mots sont des catégories historiques consignées par notaires et propriétaires ; ils n’établissent pas automatiquement une naissance ni une identité actuelle. Les 1 836 personnes appartiennent à un corpus distinct des débarquements estimés par SlaveVoyages.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [14] — p. 18 pour la composition et les bornes du corpus ; p. 32, tableau 4, pour les 1 836 personnes et toutes les désignations ; p. 33 pour les 7 473 origines connues, les 1 162 « Nègres de Guinée », les 674 désignations plus précises et la portée du terme « Guinée »

À partir des registres d’état civil des nouveaux citoyens, Josette Fallope estime qu’environ 6 000 personnes sur quelque 50 000 inscriptions, soit 12 %, sont déclarées nées en Afrique dans la population asservie de Guadeloupe au seuil de l’abolition de 1848. Les tableaux communaux ventilent 5 823 de ces personnes par sexe dans les dix-neuf communes examinées : 3 142 hommes et 2 681 femmes.

À garder en tête : Les inscriptions sont postérieures à l’abolition et décrivent rétrospectivement des personnes tenues en esclavage en 1848. La couverture communale et chronologique est inégale ; le total de 5 823 porte sur les dix-neuf communes effectivement examinées et explique l’arrondi public à environ 6 000. La plupart des actes ne donnent pas une région africaine plus fine. Les patronymes attribués après 1848 ne suffisent pas à produire cette ventilation. Cette mesure est un stock de personnes nées en Afrique au seuil de 1848, non un nombre de voyages ou d’arrivées.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [15] — p. imprimée 8, PDF 7, pour environ 6 000 personnes nées en Afrique sur 50 000 inscriptions et le taux de 12 % ; tableaux p. 23–24 pour les dix-neuf communes, 3 142 hommes, 2 681 femmes et le total recalculé de 5 823

Dans les minutes Beaulieu et Saunier étudiées pour les Nippes entre 1721 et 1770, Arlette Gautier compte 1 812 personnes dites africaines. Le tableau régional place la « Côte des Esclaves », correspondant à la baie du Bénin dans la synthèse, à 30,2 %, devant Congo à 20,3 %, la côte du Biafra à 17,2 %, la Sénégambie à 16,6 % et la Côte de l’Or à 9,3 %.

À garder en tête : Le tableau porte sur les Nippes, dans le Sud de Saint-Domingue, et ne représente pas toute la colonie. Ses catégories sont celles d’une étude publiée à partir de désignations notariales historiques : certaines renvoient à des ports, des langues ou des classements plus larges que les appartenances individuelles. Les parts publiées totalisent 99,5 % du fait des arrondis et catégories ; aucun complément n’est inventé. Le titre donne 1721–1770, tandis que la première colonne du tableau est intitulée 1720–1730.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [16] — p. 29 pour les minutes de Nippes, leur borne 1721–1770 et les précautions sur les « nations » ; p. 30, tableau 1, pour les 1 812 Africains et les pourcentages par décennie et au total ; p. 31 pour la lecture régionale de l’autrice

Deux corpus locaux de Saint-Domingue placent l’Afrique centrale occidentale en tête sans être additionnés. À Jacmel, entre 1757 et 1791, Roseline Siguret compte 520 personnes portant une désignation africaine : Congo est la première catégorie avec 165 personnes, devant Ibo avec 81, Arada avec 46, Bambara avec 40 et Mondongue avec 34. Dans trois habitations Laborde de la plaine des Cayes, 2 031 acquisitions de 1768 à 1791 portent une désignation africaine ; leur regroupement prudent donne 908 acquisitions d’Afrique centrale occidentale, 493 de la baie du Bénin et 147 de la baie du Biafra. Sur les 540 personnes livrées par les navires de Laborde et de ses associés, Foubert en relève 510 enregistrées comme « Congo » et rattache cette concentration aux expéditions dirigées vers Cabinda et Malemba.

À garder en tête : Jacmel et les trois habitations Laborde couvrent des lieux, des cultures de plantation, des dates et des opérations documentaires différents. Ils ne forment ni deux échantillons indépendants de toute la colonie ni un total commun. Le regroupement des acquisitions Laborde exclut de ses trois principaux agrégats les désignations ambiguës ou non résolues et ne transforme pas une catégorie d’achat en lieu de naissance. Les inventaires de Jacmel entrent en partie dans la base plus large de Geggus ; ils ne constituent donc pas une corroboration indépendante de celle-ci.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [17] — p. 224, tableau contrôlé : 333 personnes dites créoles et 520 personnes portant 31 désignations africaines, après exclusion des inventaires répétés de l’atelier Theuret ; transcription dans le tableau local de dépouillement de Siguret
  • Source [18] — p. 103–123, § 40 et tableau du § 40 : 2 273 acquisitions, dont 2 031 portant une désignation africaine ; tableau local de dépouillement de Foubert conservant chaque catégorie avant regroupement ; § 20–24, 32 et 53 pour les armements liés à Laborde vers Cabinda ou Malemba et les 510 personnes enregistrées comme « Congo » sur les 540 livrées par ces navires

David Geggus réunit 352 plantations de Saint-Domingue — 126 sucreries, 176 caféières et 50 indigoteries ou cotonneries — et 31 382 personnes dont l’origine est dite connue, principalement entre 1770 et 1791. Par pondération sur une population asservie supposée de 480 000 personnes en 1789, il estime la part des personnes classées Congo à 23,9 % pour la colonie et celle des personnes nées en Afrique à 53,47 %, avec de fortes variations selon les régions et les cultures.

À garder en tête : La base assemble des listes produites à des dates variables et les estimations de 1789 reposent sur des pondérations ainsi que sur une population supposée de 480 000 personnes ; elles ne sont pas un recensement exhaustif. « Congo » est une catégorie historique large, pas un lieu de naissance précis. La base inclut notamment les listes de Siguret et quatorze listes publiées par Debien : ces études ne constituent donc pas des validations indépendantes. Les différences entre Nord, Ouest, Sud et cultures font partie du résultat ; le seul taux colonial ne les résume pas.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [19] — tableau 1 pour les 352 plantations, leur répartition par culture et les 31 382 personnes d’origine dite connue ; tableau 2 pour 28,8 % Congo dans le Nord, 20,7 % dans l’Ouest, 21,5 % dans le Sud et 23,9 % pour la colonie ; tableau 3 pour 53,47 % de personnes nées en Afrique ; tableaux contrôlés sur le PDF

Un port d’embarquement établit une sortie maritime et un réseau d’approvisionnement, pas automatiquement un lieu de naissance. Pour l’effondrement de l’empire d’Oyo entre 1817 et 1836, Wiens, Lovejoy, Mullen et Vance relient plus de 250 lieux intérieurs aux ports de Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo afin de calculer, année par année, plusieurs provenances probables conditionnelles à un port. Pour la baie du Biafra, Nwokeji montre que Bonny et le Vieux-Calabar étaient alimentés par des routes, des marchands et des reventes reliant le delta du Niger à des régions plus intérieures. Pour l’Afrique centrale occidentale, Phyllis Martin suit les circulations du royaume du Kongo et de l’arrière-pays angolais vers Boma, Cabinda, Malemba et la côte de Loango.

À garder en tête : Le modèle d’Oyo est une première approximation propre à 1817–1836, fondée sur des conflits documentés, un réseau supposé constant et des choix statistiques ; il ne peut être appliqué à une autre façade ou période sans nouvelles données. Nwokeji décrit des mécanismes régionaux de la baie du Biafra, et Martin des circulations de la côte de Loango sur plusieurs siècles : aucun des deux ne restitue la route personnelle de chaque personne arrivée aux Antilles. Le principe « port différent de naissance » est robuste ; le dessin exact d’un arrière-pays reste toujours à établir port par port et période par période.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [6] — sections 1 et 2 pour la borne Oyo 1817–1836, le réseau de plus de 250 lieux et les données de conflits ; § 2.2, figure 2 et § 3.2 pour les routes et les ports absorbants Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo ; § 5 pour les hypothèses, limites et améliorations nécessaires du modèle
  • Source [7] — chapitres 2 et 3 pour l’expansion des réseaux aro et les routes intérieures vers Bonny et Old Calabar ; chapitre 5 pour guerre, enlèvement, condamnation, dette, mises en gage et reventes ; p. 127–132 pour plusieurs expériences de capture et de déplacement
  • Source [8] — p. imprimées 222–223, PDF 224–225, contrôlées sur le fac-similé : Boma reçoit le commerce du Kongo et le réexpédie vers Malemba et la côte de Ngoyo ; Cabinda reçoit une part du commerce de Sonyo ; l’essor des circulations depuis le royaume du Kongo et l’arrière-pays angolais vers la côte de Loango accompagne la montée de Boma comme entrepôt du fleuve Congo

Le sous-ensemble strict tiré du répertoire de Serge Daget pour 1815–1830 comprend 18 notices d’expéditions clandestines à arrivée martiniquaise et 23 à arrivée guadeloupéenne. Douze notices martiniquaises sont régionalisées et cinq mentionnent la baie du Biafra ; quinze notices guadeloupéennes sont régionalisées et dix la mentionnent. Le rapport spécial de l’African Institution de 1821 contrôle sept routes d’arrivée guadeloupéennes régionalisées, dont cinq liées à Bonny ou au Vieux-Calabar, et une route Sénégal–Martinique.

À garder en tête : Une notice d’expédition et une mention régionale ne sont ni une personne ni un effectif débarqué. Une expédition peut porter plusieurs régions : les treize mentions martiniquaises ne représentent que douze notices, et les dix-sept mentions guadeloupéennes quinze notices. Le répertoire de Daget n’est pas exhaustif et le rapport de l’African Institution recouvre plusieurs de ses cas ; leurs nombres ne s’additionnent pas. Ces corpus rendent visible la concentration tardive de certaines routes vers Bonny et le Vieux-Calabar sans mesurer la composition entière des populations antillaises.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [13] — dépouillement local du répertoire de Daget et tableau dérivé associé : 41 notices strictes, dont 18 Martinique et 23 Guadeloupe ; 12 et 15 notices régionalisées ; mentions régionales non additives contrôlées dans le corps du répertoire
  • Source [2] — rapport spécial, cas de routes p. 7–37 relevés dans le tableau local de dépouillement : sept arrivées guadeloupéennes régionalisées, dont cinq Bonny ou Vieux-Calabar et deux Sénégal, plus la Valentine du Sénégal à la Martinique en 1820

Méthode et limites des sources

Les voyages, actes, registres, inventaires et inscriptions restent séparés ; leurs rapprochements servent à comparer des ordres régionaux et leurs changements.

Lire la note de méthode complète

Comment les sources ont été rapprochées

Le socle quantitatif de longue durée vient d’un export de SlaveVoyages conservé localement, rapproché des détails de l’export 2019, pour les voyages dont la destination principale attribuée par la base est la Martinique ou la Guadeloupe jusqu’en 1831, ou Saint-Domingue jusqu’en 1803. La base estime certaines quantités et attribue certaines routes ; les catégories sans région connue restent visibles dans les données de travail.

Les tableaux de voyages ne sont pas additionnés aux actes notariés, registres paroissiaux, inventaires de plantations ou inscriptions postérieures à 1848. Ces ensembles documentaires ne comptent pas la même chose : un voyage, une personne débarquée estimée, une acquisition, une personne inscrite, un acte ou une désignation. Leurs rapprochements servent à éprouver un ordre régional et ses changements, jamais à produire un total fusionné.

Les désignations historiques sont conservées dans les données avant leur regroupement en régions éditoriales. Les formes imprécises comme « Guinée » restent non ventilées. Un nom d’usage ou un patronyme n’est rattaché à une région que lorsqu’une phrase du document ou une étude linguistique située porte ce rapprochement. Les valeurs postérieures à 1848 ne sont pas ajoutées à la réponse sur la traite et l’esclavage colonial.

Sources de cette partie : [3] · [6] · [7] · [8] · [1] · [10] · [11] · [12] · [13] · [14] · [2] · [15] · [16] · [17] · [18] · [19]

Ce que ce chapitre affirme, et ce qui le borne

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 716 voyages dont la destination principale imputée est la Martinique jusqu’en 1831, 176 151 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Bénin arrive en tête avec 50 093 personnes, devant l’Afrique centrale occidentale avec 38 067 et la baie du Biafra avec 21 990. La Côte de l’Or en compte 11 154 et la Sénégambie 10 041 ; la catégorie résiduelle « Other Africa », les régions absentes et les autres façades restent séparées.

À garder en tête : Ces nombres sont des estimations de débarquements rattachées à la région principale imputée d’un voyage, non un recensement des personnes présentes en Martinique ni une distribution de leurs lieux de naissance. La catégorie « Other Africa » compte 31 304 personnes, 4 216 n’ont aucune région imputée dans le dérivé et une ligne de 226 personnes est classée « Puerto Rico » : aucune de ces valeurs n’est redistribuée. Les voyages ayant plusieurs lieux d’achat renseignés ne sont pas ventilés entre ces lieux. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivé /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv, toutes périodes Martinique, et RAPPORT_PRECISION_2026-08-25.md pour les 716 voyages, 176 151 débarqués estimés et les 156 voyages sans lieu d’achat renseigné

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 275 voyages dont la destination principale imputée est la Guadeloupe jusqu’en 1831, 63 944 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Biafra arrive en tête avec 14 075 personnes, à un niveau proche de l’Afrique centrale occidentale avec 13 204, puis viennent la baie du Bénin avec 6 004 et la Sénégambie avec 5 531.

À garder en tête : Ces nombres portent sur la destination principale et la région principale imputées du voyage ; ils ne mesurent ni la population présente en Guadeloupe à une date donnée ni le lieu de naissance des personnes. La catégorie « Other Africa » compte 11 423 personnes et 3 600 n’ont aucune région imputée dans le dérivé ; elles ne sont pas redistribuées. Les voyages multirégion ne sont pas ventilés. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivé /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv, toutes périodes Guadeloupe, et RAPPORT_PRECISION_2026-08-25.md pour les 275 voyages, 63 944 débarqués estimés et les 99 voyages sans lieu d’achat renseigné

Dans le corpus SlaveVoyages contrôlé pour 2 338 voyages dont la destination principale imputée est Saint-Domingue jusqu’en 1803, 696 011 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, l’Afrique centrale occidentale domine avec 299 953 personnes, devant la baie du Bénin avec 160 045, la Sénégambie avec 43 644 et la baie du Biafra avec 29 574.

À garder en tête : Ces nombres décrivent des régions principales imputées de voyages et non les lieux de naissance des personnes ni un recensement de la population de Saint-Domingue. La catégorie « Other Africa » compte 84 742 personnes jusqu’en 1803 et 105 personnes n’ont aucune région imputée ; elles ne sont pas redistribuées. Deux cent quarante-neuf voyages n’ont aucun lieu d’achat renseigné et 267 en portent plusieurs. Les cinq voyages postérieurs à 1803 restent dans l’export sous le libellé Saint-Domingue, mais sont exclus ici afin de ne pas prolonger la colonie française au-delà de l’indépendance d’Haïti. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export local sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [3] — export transatlantique courant conservé localement rapproché des détails 2019 ; dérivés /home/olivier/sources/derives/SLAVEVOYAGES/2026/precision-regions-antillaises-2026-08-25/transatlantique_regions_imputees_controle.csv et transatlantique_voyages_precision.csv, périodes « avant 1700 » à « 1792–1803 » seulement ; les cinq voyages des périodes 1804–1815 et 1816–1831, totalisant 1 278 personnes, sont exclus de ce calcul colonial

Guillaume Durand reclassifie plus de trois cents expéditions représentant 75 538 personnes transportées vers la Martinique entre 1700 et 1794 selon leur lieu de traite : 47 % relèvent de Togo–Bénin, 22 % de Gabon–Congo–Cabinda, 6 % de l’Angola, 13 % de l’ensemble Ghana–Côte d’Ivoire, 10 % du Sénégal et de l’aire mandingue, et 2 % d’Ibo–Calabar. Regrouper les deux lignes d’Afrique centrale occidentale donne 28 % dans ce corpus seulement.

À garder en tête : Durand indique avoir repris des données publiées par Jean Mettas et Bernard David et classe des lieux de traite de voyages ; il ne reconstitue pas le lieu de naissance individuel des 75 538 personnes. Les six parts ne s’additionnent qu’à l’intérieur de ce tableau ; les additionner aux estimations SlaveVoyages confondrait deux traitements du même phénomène. La série s’arrête en 1794 et ne décrit pas la traite clandestine du XIXe siècle. Les intitulés géoculturels de l’article sont ici rendus par des régions plus immédiatement lisibles sans effacer les six catégories sources.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [10] — p. 254, tableau des grandes zones d’origine des captifs transportés à la Martinique entre 1700 et 1794 ; vue Persée contrôlée au fac-similé

Trois corpus martiniquais tardifs rendent la baie du Biafra particulièrement visible sans former un total commun. À Rivière-Pilote, douze des vingt-trois origines précises annoncées pour des baptêmes de 1802 à 1810 sont Moco ou Ibo, même si les six effectifs imprimés ne totalisent que vingt-deux. Au Carbet entre 1810 et 1848, une recension place 73 Ibos en tête de 244 personnes dont l’origine est dite connue. Dans le sous-ensemble strict du répertoire de la traite clandestine pour 1815–1830, cinq des douze notices martiniquaises régionalisées mentionnent la baie du Biafra.

À garder en tête : Les baptêmes de Rivière-Pilote, les personnes recensées au Carbet et les notices d’expéditions clandestines ne comptent pas le même objet et ne sont pas indépendants au sens statistique ; leurs valeurs ne s’additionnent pas. Le texte complet de la monographie du Carbet n’est pas acquis, de sorte que ses chiffres sont portés par la recension contrôlée de Debien. « Moco » possède des attributions concurrentes selon les sources et n’est rattaché à la baie du Biafra ici que dans le calcul déjà publié par le corpus de Rivière-Pilote. Cette convergence établit une visibilité documentaire tardive, non une majorité démographique pour toute la Martinique.

Où le vérifier sur la pièce
  • Source [11] — p. 357–358 : 131 baptêmes de personnes dites africaines en 1802–1810, 23 origines précises annoncées ; 8 Moco et 4 Ibo parmi les 22 effectifs effectivement ventilés
  • Source [12] — p. imprimée 26, PDF 17 : recension de Bernard David, 244 Africains d’origine connue au Carbet, dont 73 Ibos, 47 du Cap Lahou, 46 Congolais, 38 Sénégalais et 15 Mandingues
  • Source [13] — sous-ensemble strict 1815–1830 du dépouillement local de Daget : 18 notices martiniquaises, 12 régionalisées, 13 mentions non additives dont 5 pour la baie du Biafra

Dans le corpus notarial de Nicole Vanony-Frisch, constitué pour 1760–1789 mais dont 98 % des descriptions datent de 1776–1789, le tableau des origines compte 1 836 personnes dites africaines. Il classe 1 162 personnes sous le terme très large « Nègres de Guinée ». Parmi les désignations plus précises, Ibo arrive en tête avec 248 personnes, devant Congo avec 87, Arada avec 68, Soso avec 57, Caplaou avec 49 et Moco avec 40.

À garder en tête : Le corpus comprend 213 inventaires d’habitations complétés par d’autres minutes, avec des pertes documentaires et une sous-représentation de la Grande-Terre. Il ne forme ni un recensement de la Guadeloupe ni un échantillon aléatoire. « Guinée » désigne un espace côtier immense et ne peut être réparti entre les régions. Les autres mots sont des catégories historiques consignées par notaires et propriétaires ; ils n’établissent pas automatiquement une naissance ni une identité actuelle. Les 1 836 personnes appartiennent à un corpus distinct des débarquements estimés par SlaveVoyages.

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  • Source [14] — p. 18 pour la composition et les bornes du corpus ; p. 32, tableau 4, pour les 1 836 personnes et toutes les désignations ; p. 33 pour les 7 473 origines connues, les 1 162 « Nègres de Guinée », les 674 désignations plus précises et la portée du terme « Guinée »

À partir des registres d’état civil des nouveaux citoyens, Josette Fallope estime qu’environ 6 000 personnes sur quelque 50 000 inscriptions, soit 12 %, sont déclarées nées en Afrique dans la population asservie de Guadeloupe au seuil de l’abolition de 1848. Les tableaux communaux ventilent 5 823 de ces personnes par sexe dans les dix-neuf communes examinées : 3 142 hommes et 2 681 femmes.

À garder en tête : Les inscriptions sont postérieures à l’abolition et décrivent rétrospectivement des personnes tenues en esclavage en 1848. La couverture communale et chronologique est inégale ; le total de 5 823 porte sur les dix-neuf communes effectivement examinées et explique l’arrondi public à environ 6 000. La plupart des actes ne donnent pas une région africaine plus fine. Les patronymes attribués après 1848 ne suffisent pas à produire cette ventilation. Cette mesure est un stock de personnes nées en Afrique au seuil de 1848, non un nombre de voyages ou d’arrivées.

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  • Source [15] — p. imprimée 8, PDF 7, pour environ 6 000 personnes nées en Afrique sur 50 000 inscriptions et le taux de 12 % ; tableaux p. 23–24 pour les dix-neuf communes, 3 142 hommes, 2 681 femmes et le total recalculé de 5 823

Dans les minutes Beaulieu et Saunier étudiées pour les Nippes entre 1721 et 1770, Arlette Gautier compte 1 812 personnes dites africaines. Le tableau régional place la « Côte des Esclaves », correspondant à la baie du Bénin dans la synthèse, à 30,2 %, devant Congo à 20,3 %, la côte du Biafra à 17,2 %, la Sénégambie à 16,6 % et la Côte de l’Or à 9,3 %.

À garder en tête : Le tableau porte sur les Nippes, dans le Sud de Saint-Domingue, et ne représente pas toute la colonie. Ses catégories sont celles d’une étude publiée à partir de désignations notariales historiques : certaines renvoient à des ports, des langues ou des classements plus larges que les appartenances individuelles. Les parts publiées totalisent 99,5 % du fait des arrondis et catégories ; aucun complément n’est inventé. Le titre donne 1721–1770, tandis que la première colonne du tableau est intitulée 1720–1730.

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  • Source [16] — p. 29 pour les minutes de Nippes, leur borne 1721–1770 et les précautions sur les « nations » ; p. 30, tableau 1, pour les 1 812 Africains et les pourcentages par décennie et au total ; p. 31 pour la lecture régionale de l’autrice

Deux corpus locaux de Saint-Domingue placent l’Afrique centrale occidentale en tête sans être additionnés. À Jacmel, entre 1757 et 1791, Roseline Siguret compte 520 personnes portant une désignation africaine : Congo est la première catégorie avec 165 personnes, devant Ibo avec 81, Arada avec 46, Bambara avec 40 et Mondongue avec 34. Dans trois habitations Laborde de la plaine des Cayes, 2 031 acquisitions de 1768 à 1791 portent une désignation africaine ; leur regroupement prudent donne 908 acquisitions d’Afrique centrale occidentale, 493 de la baie du Bénin et 147 de la baie du Biafra. Sur les 540 personnes livrées par les navires de Laborde et de ses associés, Foubert en relève 510 enregistrées comme « Congo » et rattache cette concentration aux expéditions dirigées vers Cabinda et Malemba.

À garder en tête : Jacmel et les trois habitations Laborde couvrent des lieux, des cultures de plantation, des dates et des opérations documentaires différents. Ils ne forment ni deux échantillons indépendants de toute la colonie ni un total commun. Le regroupement des acquisitions Laborde exclut de ses trois principaux agrégats les désignations ambiguës ou non résolues et ne transforme pas une catégorie d’achat en lieu de naissance. Les inventaires de Jacmel entrent en partie dans la base plus large de Geggus ; ils ne constituent donc pas une corroboration indépendante de celle-ci.

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  • Source [17] — p. 224, tableau contrôlé : 333 personnes dites créoles et 520 personnes portant 31 désignations africaines, après exclusion des inventaires répétés de l’atelier Theuret ; transcription dans le tableau local de dépouillement de Siguret
  • Source [18] — p. 103–123, § 40 et tableau du § 40 : 2 273 acquisitions, dont 2 031 portant une désignation africaine ; tableau local de dépouillement de Foubert conservant chaque catégorie avant regroupement ; § 20–24, 32 et 53 pour les armements liés à Laborde vers Cabinda ou Malemba et les 510 personnes enregistrées comme « Congo » sur les 540 livrées par ces navires

David Geggus réunit 352 plantations de Saint-Domingue — 126 sucreries, 176 caféières et 50 indigoteries ou cotonneries — et 31 382 personnes dont l’origine est dite connue, principalement entre 1770 et 1791. Par pondération sur une population asservie supposée de 480 000 personnes en 1789, il estime la part des personnes classées Congo à 23,9 % pour la colonie et celle des personnes nées en Afrique à 53,47 %, avec de fortes variations selon les régions et les cultures.

À garder en tête : La base assemble des listes produites à des dates variables et les estimations de 1789 reposent sur des pondérations ainsi que sur une population supposée de 480 000 personnes ; elles ne sont pas un recensement exhaustif. « Congo » est une catégorie historique large, pas un lieu de naissance précis. La base inclut notamment les listes de Siguret et quatorze listes publiées par Debien : ces études ne constituent donc pas des validations indépendantes. Les différences entre Nord, Ouest, Sud et cultures font partie du résultat ; le seul taux colonial ne les résume pas.

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  • Source [19] — tableau 1 pour les 352 plantations, leur répartition par culture et les 31 382 personnes d’origine dite connue ; tableau 2 pour 28,8 % Congo dans le Nord, 20,7 % dans l’Ouest, 21,5 % dans le Sud et 23,9 % pour la colonie ; tableau 3 pour 53,47 % de personnes nées en Afrique ; tableaux contrôlés sur le PDF

Un port d’embarquement établit une sortie maritime et un réseau d’approvisionnement, pas automatiquement un lieu de naissance. Pour l’effondrement de l’empire d’Oyo entre 1817 et 1836, Wiens, Lovejoy, Mullen et Vance relient plus de 250 lieux intérieurs aux ports de Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo afin de calculer, année par année, plusieurs provenances probables conditionnelles à un port. Pour la baie du Biafra, Nwokeji montre que Bonny et le Vieux-Calabar étaient alimentés par des routes, des marchands et des reventes reliant le delta du Niger à des régions plus intérieures. Pour l’Afrique centrale occidentale, Phyllis Martin suit les circulations du royaume du Kongo et de l’arrière-pays angolais vers Boma, Cabinda, Malemba et la côte de Loango.

À garder en tête : Le modèle d’Oyo est une première approximation propre à 1817–1836, fondée sur des conflits documentés, un réseau supposé constant et des choix statistiques ; il ne peut être appliqué à une autre façade ou période sans nouvelles données. Nwokeji décrit des mécanismes régionaux de la baie du Biafra, et Martin des circulations de la côte de Loango sur plusieurs siècles : aucun des deux ne restitue la route personnelle de chaque personne arrivée aux Antilles. Le principe « port différent de naissance » est robuste ; le dessin exact d’un arrière-pays reste toujours à établir port par port et période par période.

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  • Source [6] — sections 1 et 2 pour la borne Oyo 1817–1836, le réseau de plus de 250 lieux et les données de conflits ; § 2.2, figure 2 et § 3.2 pour les routes et les ports absorbants Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo ; § 5 pour les hypothèses, limites et améliorations nécessaires du modèle
  • Source [7] — chapitres 2 et 3 pour l’expansion des réseaux aro et les routes intérieures vers Bonny et Old Calabar ; chapitre 5 pour guerre, enlèvement, condamnation, dette, mises en gage et reventes ; p. 127–132 pour plusieurs expériences de capture et de déplacement
  • Source [8] — p. imprimées 222–223, PDF 224–225, contrôlées sur le fac-similé : Boma reçoit le commerce du Kongo et le réexpédie vers Malemba et la côte de Ngoyo ; Cabinda reçoit une part du commerce de Sonyo ; l’essor des circulations depuis le royaume du Kongo et l’arrière-pays angolais vers la côte de Loango accompagne la montée de Boma comme entrepôt du fleuve Congo

Le sous-ensemble strict tiré du répertoire de Serge Daget pour 1815–1830 comprend 18 notices d’expéditions clandestines à arrivée martiniquaise et 23 à arrivée guadeloupéenne. Douze notices martiniquaises sont régionalisées et cinq mentionnent la baie du Biafra ; quinze notices guadeloupéennes sont régionalisées et dix la mentionnent. Le rapport spécial de l’African Institution de 1821 contrôle sept routes d’arrivée guadeloupéennes régionalisées, dont cinq liées à Bonny ou au Vieux-Calabar, et une route Sénégal–Martinique.

À garder en tête : Une notice d’expédition et une mention régionale ne sont ni une personne ni un effectif débarqué. Une expédition peut porter plusieurs régions : les treize mentions martiniquaises ne représentent que douze notices, et les dix-sept mentions guadeloupéennes quinze notices. Le répertoire de Daget n’est pas exhaustif et le rapport de l’African Institution recouvre plusieurs de ses cas ; leurs nombres ne s’additionnent pas. Ces corpus rendent visible la concentration tardive de certaines routes vers Bonny et le Vieux-Calabar sans mesurer la composition entière des populations antillaises.

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  • Source [13] — dépouillement local du répertoire de Daget et tableau dérivé associé : 41 notices strictes, dont 18 Martinique et 23 Guadeloupe ; 12 et 15 notices régionalisées ; mentions régionales non additives contrôlées dans le corps du répertoire
  • Source [2] — rapport spécial, cas de routes p. 7–37 relevés dans le tableau local de dépouillement : sept arrivées guadeloupéennes régionalisées, dont cinq Bonny ou Vieux-Calabar et deux Sénégal, plus la Valentine du Sénégal à la Martinique en 1820

Pour remonter aux sources

Bibliographie du dossier

Les références sont rangées selon leur distance aux faits : celles qui ont été écrites au moment même, celles qui sont venues longtemps après et que leur âge rend à leur tour intéressantes, et le travail de la recherche. Les liens conduisent au texte intégral lorsqu’il est librement accessible. Les autres références restent indiquées pour permettre de les retrouver en bibliothèque ou en librairie.

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Écrits au moment des faits

  1. Delbée ; recueil anonyme signé « Par I. C. S. D. V. », attribué par les catalogues à un Clodoré, Journal du voyage du sieur Delbée aux isles, dans la coste de Guinée (1671).

    Trajet de la Justice et de la Concorde entre Ardra, royaume d’Allada, et la Martinique en 1670.

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  2. African Institution, Fifteenth Report of the Directors of the African Institution (1821).

    Cas contemporains de routes clandestines reliant notamment Bonny, le Vieux-Calabar et le Sénégal à la Guadeloupe.

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Travaux et éditions de la recherche

  1. SlaveVoyages Consortium, Trans-Atlantic Slave Trade Database (2024).

    Ordre de grandeur et classement des principales régions d’embarquement attribuées par la base aux voyages destinés aux trois territoires.

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  2. Natural Earth, Land et Populated Places, échelle 1:10 millions.

    Fond de côtes sans frontières contemporaines pour situer les grandes façades africaines et les trois destinations antillaises.

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  3. Natural Earth, Admin 0 — Countries, échelle 1:110 millions.

    Noms et contours nationaux contemporains consultés pour établir les repères actuels ; la couche n’est pas dessinée, car son échelle omet les Petites Antilles et ses limites nettes ne décrivent pas les régions historiques.

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  4. Ashton Wiens, Henry B. Lovejoy, Zachary Mullen et Eric A. Vance, A Modelling Strategy to Estimate Conditional Probabilities of African Origins: The Collapse of the Oyo Empire and the Transatlantic Slave Trade, 1817–1836 (2022).

    Modèle borné à l’effondrement d’Oyo pour montrer qu’un port de vente ouvre vers plusieurs zones intérieures probables.

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  5. G. Ugo Nwokeji, The Slave Trade and Culture in the Bight of Biafra: An African Society in the Atlantic World (2010).

    Réseaux intérieurs, routes vers Bonny et le Vieux-Calabar, et diversité des captures et déplacements dans la baie du Biafra.

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  6. Phyllis M. Martin, The External Trade of the Loango Coast and Its Effects on the Vili, 1576–1870 (1970).

    Relations entre Boma, Cabinda, Malemba, le royaume du Kongo et l’arrière-pays de la côte de Loango.

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  7. Robin Law, The Slave Trade in Seventeenth-Century Allada: A Revision (1994).

    Comparaison historiographique des deux voyages de 1669–1670 et contrôle de l’inversion des effectifs entre la Justice et la Concorde.

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  8. Guillaume Durand, Survivance des patronymes d'origine africaine à la Martinique chez les esclaves et les affranchis avant et après l'abolition de 1848 (2002).

    Reclassification régionale de plus de trois cents expéditions vers la Martinique entre 1700 et 1794.

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  9. Bernard David, La population d'un quartier de la Martinique au début du XIXe siècle d'après les registres paroissiaux : Rivière-Pilote, 1802-1829 (1973).

    Baptêmes et désignations régionales consignés à Rivière-Pilote au début du XIXe siècle.

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  10. Gabriel Debien, Chronique bibliographique de l'histoire des Antilles françaises (1974-1977) (1978).

    Recension contrôlée donnant la ventilation publiée pour les personnes d’origine dite connue au Carbet.

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  11. Serge Daget, Répertoire des expéditions négrières françaises à la traite illégale, 1814–1850 (1988).

    Routes et régions de traite des expéditions clandestines à destination de la Martinique et de la Guadeloupe.

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  12. Nicole Vanony-Frisch, Les esclaves de la Guadeloupe à la fin de l’Ancien Régime d’après les sources notariales (1770-1789) (1985).

    Composition, limites et désignations de l’ensemble d’actes notariés guadeloupéens de la fin du XVIIIe siècle.

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  13. Josette Fallope, « Les esclaves africains à la Guadeloupe en 1848 d’après les registres d’état civil des nouveaux citoyens conservés aux Archives de la Guadeloupe » (1983).

    Estimation des personnes déclarées nées en Afrique dans les registres guadeloupéens au seuil de 1848.

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  14. Arlette Gautier, Les origines ethniques des esclaves déportés à Nippes, Saint-Domingue, de 1721 à 1770 d’après les archives notariales (1989).

    Distribution régionale publiée pour 1 812 personnes dites africaines dans les minutes des Nippes.

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  15. Roseline Siguret, Esclaves d’indigoteries et de caféières au quartier de Jacmel (1757–1791) (1968).

    Tableau des désignations africaines dans des inventaires d’indigoteries et de caféières du quartier de Jacmel.

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  16. Bernard Foubert, L’origine des esclaves des habitations Laborde (2008).

    Acquisitions de trois habitations de la plaine des Cayes et lien avec les armements vers Cabinda et Malemba.

    Consulter la sourceVoir la page de cette source
  17. David Geggus, Kongomania and the Haitian Revolution (2024).

    Comparaison de 352 plantations et estimations tenant compte des effectifs pour Saint-Domingue en 1789.

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