Point 1 sur 37 · Interprétation · date non établie · Un port d’embarquement établit une sortie maritime et un réseau d’approvisionnement, pas automatiquement un…
Un port d’embarquement établit une sortie maritime et un réseau d’approvisionnement, pas automatiquement un lieu de naissance. Pour l’effondrement de l’empire d’Oyo entre 1817 et 1836, une étude de modélisation relie un réseau de plus de 250 lieux peuplés de la région aux ports de Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo afin de calculer, année par année, plusieurs provenances probables conditionnelles à un port. Une étude de la baie du Biafra montre que Bonny et le Vieux-Calabar étaient alimentés par des routes, des marchands et des reventes reliant le delta du Niger à des régions plus intérieures. Une étude de la côte de Loango suit les circulations du royaume du Kongo et de l’arrière-pays angolais vers Boma, Cabinda, Malemba et cette côte.
À garder en tête : Le modèle d’Oyo est une première approximation propre à 1817–1836, fondée sur des conflits documentés, un réseau supposé constant et des choix statistiques ; il ne peut être appliqué à une autre façade ou période sans nouvelles données. L’étude de la baie du Biafra décrit des mécanismes régionaux, et la thèse sur la côte de Loango des circulations sur plusieurs siècles : aucune ne restitue la route personnelle de chaque personne arrivée aux Antilles. Le principe « port différent de naissance » est robuste ; le dessin exact d’un arrière-pays reste toujours à établir port par port et période par période.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [6] — prépublication arXiv du 25 août 2020 : p. 5 et § 2 pour la borne Oyo 1817–1836, le réseau de plus de 250 lieux peuplés et les données de conflits ; § 2.2, p. 7, et figure 1, p. 8, pour le réseau ; § 3.2, p. 12–13, pour Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo ; p. 20–23, figures 3–4, et § 5 pour les sorties conditionnelles, les hypothèses et les limites
- Source [7] — chapitres 2 et 3 pour l’expansion des réseaux aro et les routes intérieures vers Bonny et Old Calabar ; chapitre 5 pour guerre, enlèvement, condamnation, dette, mises en gage et reventes ; p. 127–132 pour plusieurs expériences de capture et de déplacement
- Source [8] — p. imprimées 222–223, PDF 224–225 : Boma reçoit le commerce du Kongo et le réexpédie vers Malemba et la côte de Ngoyo ; Cabinda reçoit une part du commerce de Sonyo ; l’essor des circulations depuis le royaume du Kongo et l’arrière-pays angolais vers la côte de Loango accompagne la montée de Boma comme entrepôt du fleuve Congo
Employé dans : chapitre 1 — Quatre régions de départ principales, beaucoup de sociétés et note de méthode — Comment les sources ont été rapprochées.
Point 2 sur 37 · Mesure · 1760–1789 · Dans le corpus notarial de Nicole Vanony-Frisch, couvrant 1760–1789 mais dont 98 % des descriptions datent…
Dans le corpus notarial de Nicole Vanony-Frisch, couvrant 1760–1789 mais dont 98 % des descriptions datent de 1776–1789, le tableau des origines compte 1 836 personnes dites africaines. Il classe 1 162 personnes sous le terme très large « Nègres de Guinée ». Parmi les désignations plus précises, « Ibo » arrive en tête avec 248 personnes, devant « Congo » avec 87, « Arada » avec 68, « Soso » avec 57, « Caplaou » avec 49 et « Moco » avec 40.
À garder en tête : Le corpus comprend 213 inventaires d’habitations complétés par d’autres minutes, avec des pertes documentaires et une sous-représentation de la Grande-Terre. Il ne forme ni un recensement de la Guadeloupe ni un échantillon aléatoire. « Guinée » désigne un espace côtier immense et ne peut être réparti entre les régions. Les autres mots sont des catégories historiques consignées par notaires et propriétaires ; ils n’établissent pas automatiquement une naissance ni une identité actuelle. Les 1 836 personnes appartiennent à un corpus distinct des débarquements estimés par SlaveVoyages.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [13] — p. 18 pour la composition et les bornes du corpus ; p. 32, tableau 4, pour les 1 836 personnes et toutes les désignations ; p. 33 pour les 7 473 origines connues, les 1 162 « Nègres de Guinée », les 674 désignations plus précises et la portée du terme « Guinée »
Employé dans : chapitre 1 — Quatre régions de départ principales, beaucoup de sociétés et chapitre 4 — La baie du Biafra et l’Afrique centrale à parts proches dans les débarquements.
Point 3 sur 37 · Mesure · 1620–1831 · Dans le corpus SlaveVoyages, pour 716 voyages dont la destination principale imputée est la Martinique…
Dans le corpus SlaveVoyages, pour 716 voyages dont la destination principale imputée est la Martinique jusqu’en 1831, 176 151 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Bénin arrive en tête avec 50 093 personnes, devant l’Afrique centrale occidentale avec 38 067 et la baie du Biafra avec 21 990. La Côte de l’Or en compte 11 154 et la Sénégambie 10 041 ; la catégorie résiduelle « Other Africa », les régions absentes et les autres façades restent séparées.
À garder en tête : Ces nombres sont des estimations de débarquements rattachées à la région principale imputée d’un voyage, non un recensement des personnes présentes en Martinique ni une distribution de leurs lieux de naissance. La catégorie « Other Africa » compte 31 304 personnes, 4 216 n’ont aucune région imputée dans l’export employé et une ligne de 226 personnes est classée « Puerto Rico » : aucune de ces valeurs n’est redistribuée. Les voyages ayant plusieurs lieux d’achat renseignés ne sont pas ventilés entre ces lieux. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [37] — export du 24 août 2026, voyages dont la destination principale imputée est la Martinique, toutes périodes : 716 voyages, 176 151 personnes débarquées estimées et leur région principale d’achat imputée
- Source [5] — export complet de 2019, mêmes voyages : lieux d’achat renseignés, absents pour 156 voyages et multiples pour 105
Employé dans : chapitre 1 — Quatre régions de départ principales, beaucoup de sociétés, chapitre 3 — La baie du Bénin en tête, la baie du Biafra plus visible au XIXᵉ siècle et conclusion — Conclusion.
Point 4 sur 37 · Mesure · 1620–1831 · Dans le corpus SlaveVoyages, pour 275 voyages dont la destination principale imputée est la Guadeloupe…
Dans le corpus SlaveVoyages, pour 275 voyages dont la destination principale imputée est la Guadeloupe jusqu’en 1831, 63 944 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, la baie du Biafra arrive en tête avec 14 075 personnes, à un niveau proche de l’Afrique centrale occidentale avec 13 204, puis viennent la baie du Bénin avec 6 004 et la Sénégambie avec 5 531.
À garder en tête : Ces nombres portent sur la destination principale et la région principale imputées du voyage ; ils ne mesurent ni la population présente en Guadeloupe à une date donnée ni le lieu de naissance des personnes. La catégorie « Other Africa » compte 11 423 personnes et 3 600 n’ont aucune région imputée dans l’export employé ; elles ne sont pas redistribuées. Les voyages multirégion ne sont pas ventilés. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [37] — export du 24 août 2026, voyages dont la destination principale imputée est la Guadeloupe, toutes périodes : 275 voyages, 63 944 personnes débarquées estimées et leur région principale d’achat imputée
- Source [5] — export complet de 2019, mêmes voyages : lieux d’achat renseignés, absents pour 99 voyages et multiples pour 17
Employé dans : chapitre 1 — Quatre régions de départ principales, beaucoup de sociétés, chapitre 4 — La baie du Biafra et l’Afrique centrale à parts proches dans les débarquements et conclusion — Conclusion.
Point 5 sur 37 · Mesure · 1620–1803 · Dans le corpus SlaveVoyages, pour 2 338 voyages dont la destination principale imputée est Saint-Domingue…
Dans le corpus SlaveVoyages, pour 2 338 voyages dont la destination principale imputée est Saint-Domingue jusqu’en 1803, 696 011 débarquements sont estimés. Parmi les régions principales imputées nommément localisées, l’Afrique centrale occidentale domine avec 299 953 personnes, devant la baie du Bénin avec 160 045, la Sénégambie avec 43 644 et la baie du Biafra avec 29 574.
À garder en tête : Ces nombres décrivent des régions principales imputées de voyages et non les lieux de naissance des personnes ni un recensement de la population de Saint-Domingue. La catégorie « Other Africa » compte 84 742 personnes jusqu’en 1803 et 105 personnes n’ont aucune région imputée ; elles ne sont pas redistribuées. Deux cent quarante-neuf voyages n’ont aucun lieu d’achat renseigné et 267 en portent plusieurs. Les cinq voyages postérieurs à 1803 restent dans l’export sous le libellé Saint-Domingue, mais sont exclus ici afin de ne pas prolonger la colonie française au-delà de l’indépendance d’Haïti. L’interface en ligne de SlaveVoyages peut évoluer après l’export sur lequel reposent ces valeurs ; l’ordre macro-régional donné ici est celui de cet export.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [37] — export du 24 août 2026, voyages dont la destination principale imputée est Saint-Domingue, périodes « avant 1700 » à « 1792–1803 » : 2 338 voyages et 696 011 personnes débarquées estimées ; les cinq voyages des périodes 1804–1815 et 1816–1831, 1 278 personnes, sont exclus de ce calcul colonial
- Source [5] — export complet de 2019, mêmes voyages : lieux d’achat renseignés, absents pour 249 voyages et multiples pour 267
Employé dans : chapitre 1 — Quatre régions de départ principales, beaucoup de sociétés, chapitre 5 — L’Afrique centrale en tête des débarquements et conclusion — Conclusion.
Point 6 sur 37 · Mesure · 1659–1847 · Plus d’hommes que de femmes au XVIIIᵉ siècle, moins au XIXᵉ, parmi les personnes asservies des Antilles françaises
Arlette Gautier relève que, vers 1659, les négriers amènent aux Antilles françaises une femme et un enfant pour un homme adulte, mais que dès le début du XVIIIᵉ siècle les armateurs conseillent d’acheter deux hommes pour une femme. Selon elle, il en résulte 120 à 130 hommes pour 100 femmes parmi les personnes asservies de la Martinique jusqu’en 1764, environ 113 pour 100 en Guadeloupe de 1719 à 1740 puis 115 en 1772, et 150 pour 100 à Saint-Domingue de 1713 à 1754. Au XIXᵉ siècle, dans les colonies restées françaises, le rapport tombe au-dessous de 100 hommes pour 100 femmes, alors que la traite reprise à partir de 1810 amène encore deux hommes pour une femme.
À garder en tête : Les rapports sont ceux que Gautier tire des recensements et d’auteurs antérieurs, sans série continue ; les bornes diffèrent d’une colonie à l’autre. Ils décrivent la population asservie présente, non les seules arrivées, sauf pour la traite du XIXᵉ siècle.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [19] — p. 982 du PDF JSTOR ; Gautier cite Petit-Jean-Roget pour 1659, Newton pour le conseil des armateurs et les recensements des Archives nationales d’outre-mer pour les rapports par colonie
Employé dans : chapitre 2 — Des personnes débarquées aux ancêtres d’aujourd’hui.
Point 7 sur 37 · Interprétation · 1751–1791 · Une population asservie qui croît par la traite
Arlette Gautier écrit qu’au XVIIIᵉ siècle la croissance de la population asservie de la Guadeloupe et de Saint-Domingue, qui fait plus que doubler dans les quarante ans qui suivent 1751, « est essentiellement due à la poursuite de la traite ». Elle le rattache aux deux effets de la traite sur les familles : la part des personnes nées en Afrique et le surnombre des hommes.
À garder en tête : C’est l’analyse de Gautier, fondée sur les effectifs de Curtin (1967), aujourd’hui dépassés ; l’article ne chiffre ni les naissances ni les décès, renvoyés à sa thèse de 1986.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [19] — p. 981 du PDF JSTOR : population asservie de 1751 par colonie, doublement « quarante ans plus tard » pour la Guadeloupe et Saint-Domingue, et croissance « essentiellement due à la poursuite de la traite »
Employé dans : chapitre 2 — Des personnes débarquées aux ancêtres d’aujourd’hui.
Point 8 sur 37 · Mesure · 1750–1848 · La part des personnes nées en Afrique parmi les personnes asservies, de Saint-Domingue aux Petites Antilles
D’après Arlette Gautier, les personnes nées en Afrique forment plus de 60 % des personnes asservies de Saint-Domingue entre 1750 et 1790, surtout dans le Sud et l’Ouest, alors qu’elles sont près de la moitié dans le Nord. En Guadeloupe, entre 1760 et 1789, elles ne sont qu’un quart ; en Guadeloupe comme en Martinique, leur part tombe à 10 % entre 1830 et 1848.
À garder en tête : Ces parts sont des ordres de grandeur tirés d’inventaires et de recensements partiels, non des comptes exhaustifs. Pour Saint-Domingue en 1789, l’estimation pondérée de Geggus sur 352 plantations donne 53,47 % de personnes nées en Afrique : les deux mesures ne portent ni sur les mêmes listes ni sur les mêmes dates.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [19] — p. 982 (vue 9 du PDF JSTOR) : « près de la moitié dans le Nord » ; Gautier s’appuie pour Saint-Domingue sur Debien 1974, p. 56-65
Employé dans : chapitre 2 — Des personnes débarquées aux ancêtres d’aujourd’hui et chapitre 5 — L’Afrique centrale en tête des débarquements.
Point 9 sur 37 · Mesure · 1714–1792 · La part des femmes parmi les captifs varie selon la région de départ
Dans les registres des navires négriers français du XVIIIe siècle étudiés par David Geggus, les femmes forment 29,8 % des captifs embarqués dans la baie du Bénin et 28,9 % dans la baie du Biafra, mais 21,6 % en Congo-Angola ; on compte 117 hommes pour 100 femmes parmi les captifs de la baie du Biafra et 212 parmi ceux de Congo-Angola.
À garder en tête : Le corpus est celui des voyages français documentés par Mettas et Daget, 176 997 personnes, dont 39 597 de provenance incertaine ; les enfants forment une troisième catégorie, dont la définition varie selon les séries. Ces proportions décrivent les navires, non les femmes arrivées dans chaque colonie.
Où le vérifier sur la pièce
Employé dans : chapitre 2 — Des personnes débarquées aux ancêtres d’aujourd’hui.
Point 10 sur 37 · Mesure · 1700–1794 · Guillaume Durand reclassifie plus de trois cents expéditions représentant 75 538 personnes transportées vers…
Guillaume Durand reclassifie plus de trois cents expéditions représentant 75 538 personnes transportées vers la Martinique entre 1700 et 1794 selon leur lieu de traite : 47 % relèvent de « Togo–Bénin », 22 % de « Gabon–Congo–Cabinda », 6 % de « l’Angola », 13 % de l’ensemble « Ghana–Côte d’Ivoire », 10 % de la catégorie « Sénégal et aire mandingue », et 2 % d’« Ibo–Calabar ». Regrouper les deux lignes d’Afrique centrale occidentale donne 28 % dans ce corpus seulement.
À garder en tête : Durand indique avoir repris des données publiées par Jean Mettas et Bernard David et classe des lieux de traite de voyages ; il ne reconstitue pas le lieu de naissance individuel des 75 538 personnes. Les six parts ne s’additionnent qu’à l’intérieur du tableau publié par Durand ; les additionner aux estimations SlaveVoyages confondrait deux traitements du même phénomène. La série s’arrête en 1794 et ne décrit pas la traite clandestine du XIXᵉ siècle. Les intitulés géoculturels employés par Durand sont ici rendus par des régions plus immédiatement lisibles sans effacer les six catégories sources.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [9] — p. 254, tableau des grandes zones d’origine des captifs transportés à la Martinique entre 1700 et 1794
Employé dans : chapitre 3 — La baie du Bénin en tête, la baie du Biafra plus visible au XIXᵉ siècle.
Point 11 sur 37 · Interprétation · 1802–1848 · Trois corpus martiniquais tardifs rendent la baie du Biafra particulièrement visible sans former un total…
Trois corpus martiniquais tardifs rendent la baie du Biafra particulièrement visible sans former un total commun. À Rivière-Pilote, douze des vingt-trois origines précises annoncées pour des baptêmes de 1802 à 1810 sont classées « Moco » ou « Ibo », même si les six effectifs imprimés ne totalisent que vingt-deux. Au Carbet entre 1810 et 1848, une recension place 73 personnes classées « Ibo » en tête de 244 personnes dont l’origine est dite connue, devant 47 classées « Cap Lahou », 46 « Congo », 38 « Sénégalais » et 15 « Mandingue ». Dans le sous-ensemble strict du répertoire de la traite clandestine pour 1815–1830, cinq des douze notices martiniquaises régionalisées mentionnent la baie du Biafra.
À garder en tête : Les baptêmes de Rivière-Pilote, les personnes recensées au Carbet et les notices d’expéditions clandestines ne comptent pas le même objet et ne sont pas indépendants au sens statistique ; leurs valeurs ne s’additionnent pas. Le texte complet de la monographie du Carbet n’est pas acquis, de sorte que ses chiffres sont portés par la recension contrôlée de Debien. « Moco » possède des attributions concurrentes selon les sources et n’est rattaché à la baie du Biafra ici que dans le calcul déjà publié par le corpus de Rivière-Pilote. Cette convergence établit une visibilité documentaire tardive, non une majorité démographique pour toute la Martinique.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [10] — p. 357–358 : 131 baptêmes de personnes dites africaines en 1802–1810, 23 origines précises annoncées ; 8 Moco et 4 Ibo parmi les 22 effectifs effectivement ventilés
- Source [11] — p. imprimées 24 et 26, PDF 15 et 17 : p. 24 identifie la recension de l’étude de Bernard David sur Le Carbet, 1810–1848 ; p. 26 donne 244 Africains d’origine connue, dont 73 Ibos, 47 du Cap Lahou, 46 Congolais, 38 Sénégalais et 15 Mandingues
- Source [12] — sous-ensemble strict 1815–1830 du dépouillement local de Daget : 18 notices martiniquaises, 12 régionalisées, 13 mentions non additives dont 5 pour la baie du Biafra
Employé dans : chapitre 3 — La baie du Bénin en tête, la baie du Biafra plus visible au XIXᵉ siècle.
Point 12 sur 37 · Mesure · 1815–1830 · Le sous-ensemble strict tiré du répertoire de Serge Daget pour 1815–1830 comprend 18 notices d’expéditions…
Le sous-ensemble strict tiré du répertoire de Serge Daget pour 1815–1830 comprend 18 notices d’expéditions clandestines à arrivée martiniquaise et 23 à arrivée guadeloupéenne. Douze notices martiniquaises sont régionalisées et cinq mentionnent la baie du Biafra ; seize notices guadeloupéennes sont régionalisées et dix la mentionnent. Le rapport spécial de l’African Institution de 1821 documente sept routes d’arrivée guadeloupéennes régionalisées, dont cinq liées à Bonny ou au Vieux-Calabar, et une route Sénégal–Martinique.
À garder en tête : Une notice d’expédition et une mention régionale ne sont ni une personne ni un effectif débarqué. Une expédition peut porter plusieurs régions : les treize mentions martiniquaises ne représentent que douze notices, et les dix-huit mentions guadeloupéennes seize notices. Le répertoire de Daget n’est pas exhaustif et le rapport de l’African Institution recouvre plusieurs de ses cas ; leurs nombres ne s’additionnent pas. Ces corpus rendent visible la concentration tardive de certaines routes vers Bonny et le Vieux-Calabar sans mesurer la composition entière des populations antillaises.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [12] — dépouillement local du répertoire de Daget et tableau dérivé associé : 41 notices strictes, dont 18 Martinique et 23 Guadeloupe ; 12 et 16 notices régionalisées ; 13 et 18 mentions régionales non additives contrôlées dans le corps du répertoire
- Source [1] — rapport spécial traduit, p. imprimées 112, 128, 130–131, 134–135 et 138–141, PDF 134, 150, 152–153, 156–157 et 160–163 : sept arrivées guadeloupéennes régionalisées, dont cinq Bonny ou Vieux-Calabar et deux Sénégal, plus le navire Valentine du Sénégal à la Martinique en 1820
Employé dans : chapitre 3 — La baie du Bénin en tête, la baie du Biafra plus visible au XIXᵉ siècle et chapitre 4 — La baie du Biafra et l’Afrique centrale à parts proches dans les débarquements.
Point 13 sur 37 · Mesure · 1770–1791 · David Geggus réunit 352 plantations de Saint-Domingue — 126 sucreries, 176 caféières et 50 indigoteries ou…
David Geggus réunit 352 plantations de Saint-Domingue — 126 sucreries, 176 caféières et 50 indigoteries ou cotonneries — et 31 382 personnes dont l’origine est dite connue, principalement entre 1770 et 1791. Par pondération sur une population asservie supposée de 480 000 personnes en 1789, il estime la part des personnes classées « Congo » à 23,9 % pour la colonie et celle des personnes nées en Afrique à 53,47 %, avec de fortes variations selon les régions et les cultures.
À garder en tête : La base assemble des listes produites à des dates variables et les estimations de 1789 reposent sur des pondérations ainsi que sur une population supposée de 480 000 personnes ; elles ne sont pas un recensement exhaustif. « Congo » est une catégorie historique large, pas un lieu de naissance précis. La base inclut notamment les listes de Siguret et quatorze listes publiées par Debien : ces études ne constituent donc pas des validations indépendantes. Les différences entre Nord, Ouest, Sud et cultures font partie du résultat ; le seul taux colonial ne les résume pas.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [18] — tableau 1 pour les 352 plantations, leur répartition par culture et les 31 382 personnes d’origine dite connue ; tableau 2 pour 28,8 % Congo dans le Nord, 20,7 % dans l’Ouest, 21,5 % dans le Sud et 23,9 % pour la colonie ; tableau 3 pour 53,47 % de personnes nées en Afrique
Employé dans : chapitre 5 — L’Afrique centrale en tête des débarquements.
Point 14 sur 37 · Mesure · 1721–1770 · Dans les minutes des notaires Beaulieu et Saunier étudiées pour les Nippes entre 1721 et 1770, Arlette…
Dans les minutes des notaires Beaulieu et Saunier étudiées pour les Nippes entre 1721 et 1770, Arlette Gautier compte 1 812 personnes dites africaines. Le tableau régional place la « Côte des Esclaves », correspondant à la baie du Bénin dans la synthèse, à 30,2 %, devant « Congo » à 20,3 %, la « côte du Biafra » à 17,2 %, la « Sénégambie » à 16,6 % et la « Côte de l’Or » à 9,3 %.
À garder en tête : Le tableau porte sur les Nippes, dans le Sud de Saint-Domingue, et ne représente pas toute la colonie. Ses catégories sont celles d’une étude publiée à partir de désignations notariales historiques : certaines renvoient à des ports, des langues ou des classements plus larges que les appartenances individuelles. Les cinq parts citées font 93,6 % ; le tableau compte aussi Sierra Leone et la Côte des Graines, à 1,7 % chacune, et « Divers », à 2,5 %, et ses huit parts totalisent 99,5 %. Le titre de l’étude donne 1721–1770, tandis que la première colonne du tableau est intitulée 1720–1730.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [15] — p. 29 pour les minutes de Nippes, leur borne 1721–1770 et les précautions sur les « nations » ; p. 30, tableau 1, pour les 1 812 Africains et les pourcentages par décennie et au total ; p. 31 pour la lecture régionale de l’autrice
Employé dans : chapitre 5 — L’Afrique centrale en tête des débarquements.
Point 15 sur 37 · Mesure · Jacmel, 1757–1791 ; achats Laborde, surtout 1769–1791 · Deux corpus locaux de Saint-Domingue placent l’Afrique centrale occidentale en tête sans être additionnés.
Deux corpus locaux de Saint-Domingue placent l’Afrique centrale occidentale en tête sans être additionnés. À Jacmel, entre 1757 et 1791, Roseline Siguret compte 520 personnes portant une désignation africaine : « Congo » est la première catégorie avec 165 personnes, devant « Ibo » avec 81, « Arada » avec 46, « Bambara » avec 40 et « Mondongue » avec 34. Pour trois habitations Laborde de la plaine des Cayes, acquises entre 1768 et 1771, Bernard Foubert relève 2 273 entrées dans le compte des achats, chacune correspondant à une personne tenue en esclavage ; 2 031 comportent une désignation africaine. Il situe environ 2 000 de ces opérations entre 1769 et 1791. Le regroupement prudent des désignations donne 908 personnes rattachées à l’Afrique centrale occidentale, 493 à la baie du Bénin et 147 à la baie du Biafra. Parmi les 540 personnes transportées par les navires de la famille Laborde et de ses partenaires, Foubert en relève 510 enregistrées comme « Congo » et rattache cette concentration aux expéditions dirigées vers Cabinda et Malemba.
À garder en tête : Jacmel et les trois habitations Laborde couvrent des lieux, des cultures de plantation, des dates et des opérations documentaires différents. Ces deux corpus ne forment ni deux échantillons indépendants de toute la colonie ni un total commun. Les 2 031 désignations africaines sont obtenues en retranchant des 2 273 entrées les 199 « Créoles », 8 « Mulâtres » et 35 « Indéterminés » ; elles ne constituent pas un total directement daté de 1768 à 1791. Le regroupement des désignations Laborde exclut de ses trois principaux agrégats les catégories ambiguës ou non résolues et ne transforme pas une catégorie d’achat en lieu de naissance. Les inventaires de Jacmel entrent en partie dans la base plus large de Geggus ; ils ne constituent donc pas une corroboration indépendante de celle-ci.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [16] — p. 224, tableau contrôlé : 333 personnes dites créoles et 520 personnes portant 31 désignations africaines, après exclusion des inventaires répétés de l’atelier Theuret
- Source [17] — p. 103–123, § 2 pour l’acquisition des habitations entre 1768 et 1771, les 2 273 personnes achetées et les quelque 2 000 achats de 1769 à 1791 ; § 39–40 et tableau du § 40 pour les catégories, dont 2 031 désignations africaines par soustraction ; § 20–24, 32 et 53 pour les armements liés à Laborde vers Cabinda ou Malemba et les 510 personnes enregistrées comme « Congo » sur les 540 livrées par ces navires
Employé dans : chapitre 5 — L’Afrique centrale en tête des débarquements.
Point 16 sur 37 · Mesure · 1760–1800 · Les personnes nées en Afrique sur les habitations de Saint-Domingue, 1760-1800
Dans son livre de 1969, l’historien Philip Curtin regroupe par décennie les listes d’habitations de Saint-Domingue publiées de 1961 à 1967 par Gabriel Debien et ses collaborateurs dans le Bulletin de l’Institut français d’Afrique noire, qui donnent la « nation » des personnes nées en Afrique : parmi celles dont la désignation se rapporte à une région, la baie du Bénin représente 27,7 %, 42,0 %, 34,5 % et 30,7 % de 1760 à 1800, décennie par décennie, et l’Afrique centrale 31,9 %, 36,8 %, 32,2 % et 34,6 %. « Congo » et « Arada » y sont les deux désignations les plus fréquentes, alors que les registres maritimes donnent à l’Afrique centrale une part plus forte et à la baie du Bénin une part plus faible.
À garder en tête : Les désignations sont celles des rédacteurs des listes : « Arada » se lit selon Curtin « vendu par Allada » et « Congo » vaut pour tout locuteur bantou d’Afrique centrale occidentale. Les personnes dites seulement « Afrique » ou « Guinée » sont écartées. Curtin écarte aussi une grande liste de marrons de 1790-1791 et juge que ses tableaux sous-estiment l’Afrique centrale. Les échantillons sont petits pour 1760-1780.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [35] — p. 183, n. 22 (livraisons du Bulletin de l’IFAN, 1961-1967) ; p. 191-198, tableaux 55-58 (effectifs par désignation : 188, 174, 568 et 570 personnes) et tableau 59, p. 198, PDF 219, comparaison aux données maritimes
Employé dans : chapitre 5 — L’Afrique centrale en tête des débarquements et note de méthode — Comment les sources ont été rapprochées.
Point 17 sur 37 · Mesure · 1857–1862 · Les Africains engagés sous contrat en Martinique et en Guadeloupe après l’abolition
Après l’abolition de 1848, Céline Flory compte 10 552 arrivées africaines sous contrat en Martinique de 1857 à 1862 et 6 142 en Guadeloupe de 1857 à 1861, soit 16 694 arrivées dans les deux colonies. Elle indique que 98 % relevaient du rachat préalable de captifs et situe le système Régis à Loango, Banana et Boma, sans répartir les personnes entre ces trois lieux.
À garder en tête : Ces arrivées sont postérieures à l’abolition de l’esclavage colonial légal et relèvent d’un dispositif contractuel coercitif distinct ; elles ne s’ajoutent pas aux débarquements de la traite. La source ne ventile pas les 16 694 personnes entre Loango, Banana et Boma ni, à partir de ces ports, entre des lieux de naissance intérieurs. La Martinique est couverte jusqu’en 1862 et la Guadeloupe jusqu’en 1861.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [20] — p. 69, tableau 1, pour 10 552 arrivées en Martinique (1857-1862) et 6 142 en Guadeloupe (1857-1861) ; p. 77 pour la maison Régis Aîné, qui procède « uniquement par “rachat” de captifs depuis les ports de Loango, Banana et Boma en Afrique centrale » ; p. 78 pour les 16 694 « engagés » africains et les 98 % recrutés par « rachat préalable de captifs »
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans et note de méthode — Comment les sources ont été rapprochées.
Point 18 sur 37 · Mesure · 1857–1862 · Les Africains engagés aux Antilles viennent presque tous du Loango-Congo
Selon Céline Flory, 99 % des immigrants africains arrivés en Guadeloupe et 93 % de ceux arrivés en Martinique viennent de la région du Loango-Congo, où la maison Régis les a rachetés ; Boma, sur le fleuve Congo, fournit 69 % de l’ensemble de ses recrues. En Martinique, 468 rachetés de la région du Gabon ne forment jamais un groupe distinct : Flory juge « très probable » qu’ils se soient fondus dans le groupe des Congos.
À garder en tête : Le Loango-Congo désigne la région des achats, non les lieux de naissance, que les listes d’embarquement situent en majorité dans l’intérieur. Les engagés arrivés avant les rachetés — 71 des îles du Cap-Vert en Guadeloupe, 285 recrutés entre Freetown et Cape Coast en Martinique — ne sont pas comptés parmi les Congos.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [32] — p. 348-349, PDF 349-350 (99 % et 93 %, 468 rachetés du Gabon en Martinique) ; p. 182-183, n. 32-33, PDF 183-184 (Boma, 69 % du contingent global de Régis)
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans.
Point 19 sur 37 · Interprétation · 1819–1862 · Céline Flory analyse le « rachat » de captifs pratiqué dans l’empire français comme un enchaînement de trois…
Céline Flory analyse le « rachat » de captifs pratiqué dans l’empire français comme un enchaînement de trois opérations : acheter une personne, l’affranchir, puis l’engager pour plusieurs années au service de l’acheteur ou d’un cessionnaire du contrat. Le changement de statut intervient avant que la personne puisse disposer librement de son travail et de sa mobilité ; selon l’autrice, la liberté de condition n’arrive qu’au terme de l’engagement.
À garder en tête : L’article est la traduction portugaise d’un texte français ; le livre de 2015 reprend l’analyse. Flory y compare les engagés à temps du Sénégal de 1819-1848 à l’engagisme transocéanique de 1856-1862 : les deux régimes restent distincts et l’analyse ne les confond pas.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [33] — p. 93-95 et 104, vues 1-3 et 12 : définition du rachat, trois étapes du processus et conclusion sur la liberté de statut et de condition
- Source [32] — p. 206-212, PDF 207-213 : « du captif à l’engagé libre et volontaire », achat, affranchissement par le formulaire et engagement
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans.
Point 20 sur 37 · Interprétation · 1859-03-29 · Le contrat du 29 mars 1859 présente Kiluemba, né à Quibanda sur la côte de Loango et âgé de vingt-trois ans,…
Le contrat du 29 mars 1859 présente Kiluemba, né à Quibanda sur la côte de Loango et âgé de vingt-trois ans, comme un homme libre consentant à partir vers une colonie française d’Amérique. Flory relève qu’aucun acte d’affranchissement n’accompagne ce formulaire : la mention imprimée de liberté efface l’achat antérieur et fait du même document la preuve du statut libre et du consentement au travail.
À garder en tête : Le contrat est cité en traduction portugaise dans l’article ; son fac-similé est reproduit dans le livre de 2015. Il désigne « une des colonies françaises d’Amérique » sans dire laquelle : les trente-trois campagnes de la maison Régis vont toutes à la Martinique ou à la Guadeloupe, mais rien n’indique sur quel navire Kiluemba est parti. L’expression « noir libre » appartient au formulaire imprimé, tandis que le nom, l’âge, le village et la date sont manuscrits ; le contrat ne porte pas la signature de Kiluemba.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [33] — p. 99-100, vues 7-8, notes 22-26 : contrat de Kiluemba, distinction des champs imprimés et manuscrits, puis interprétation de l’effacement du rachat
- Source [32] — p. 207, n. 112-113, PDF 208 (contrat non signé par Kiluemba) ; p. 211-212, n. 124, PDF 212-213 (« noir libre », village de Quibanda, côte de Loango, 23 ans) ; document 2, p. 403-404 (fac-similé) ; annexe 1, p. 391-392 (destinations des campagnes Régis)
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans.
Point 21 sur 37 · Mesure · listes de 1857 · liste de 1862 · Les lieux de naissance inscrits sur les listes d’embarquement de Loango
Selon Céline Flory, trois listes nominatives de la maison Régis donnent un lieu de naissance, dont celles du Clara (325 rachetés), parti pour la Martinique, et du Stella (800 rachetés), parti pour la Guadeloupe, dressées à Loango au moment de l’embarquement en 1857 par des agents français chargés de l’émigration. Sur les 1 138 personnes de ces trois listes, elle relève 539 noms de villes ou de villages : Boma pour 210 personnes, Congo pour 67, Loango pour 32, Cabenda pour 26, et la région du Sundi pour 63. Elle situe plus de la moitié de ces lieux dans la région du Niari, à 150 à 200 km du littoral, les autres au Gabon et au Congo-Brazzaville actuels, et quelques-uns à 1 600 ou 1 800 km des marchés de la côte.
À garder en tête : Flory prévient elle-même que ce lieu de naissance est « transmis par les vendeurs et non par les rachetés eux-mêmes », dans un commerce organisé en relais : c’est ce que les vendeurs ont déclaré, non ce que les personnes ont dit. Le compte agrège les trois listes sans les séparer ; la troisième porte sur treize personnes restées en factorerie en 1862. La transcription moderne de la liste du Stella, publiée en ligne en 2020, porte « Bauma » pour 175 personnes, « Beauma » pour une et « Boma » pour 3 ; le livre, qui compte Boma pour 210 personnes sur les trois listes, ne mentionne pas la forme « Bauma », et le rapport entre les deux formes n’est pas établi.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [32] — p. 197 et n. 79, PDF 198 : listes du Clara (ANOM, Martinique, 127/1137) et du Stella (SHM, BB4/745) dressées à Loango par Hibert et Huard ; troisième liste de 13 rachetés restés à la factorerie Saint-Victor en 1862 (SHM, BB4/802) ; effectifs par lieu, région du Niari, distances, et réserve sur la transmission par les vendeurs ; annexe 1, p. 391-392 (Clara vers la Martinique, arrivé le 5 décembre 1857 ; Stella vers la Guadeloupe, arrivé le 3 janvier 1858)
- Source [34] — transcription entière, 797 lignes lisibles sur 800 personnes (p. 1 à 26 du PDF) : « Bauma » 175 fois, « Beauma » une fois, « Boma » 3 fois dans la colonne du lieu de naissance
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans, conclusion — Conclusion et note de méthode — Comment les sources ont été rapprochées.
Point 22 sur 37 · Événement · 1857-12-04–1858-01-03 · Le premier voyage du Stella vers la Guadeloupe, 1857-1858
Le Stella, navire de la maison Régis, part d’Afrique centrale le 4 décembre 1857 pour son premier voyage ; la liste nominative dressée à Loango compte 800 rachetés. Selon Céline Flory, 19 % meurent pendant la traversée, et 648 personnes débarquent en Guadeloupe le 3 janvier 1858.
À garder en tête : Le taux de 19 % est celui de Flory et ne compte que les morts de la traversée, non ceux des factoreries avant l’embarquement. Flory mentionne ailleurs 748 rachetés du Stella 1 (p. 355, n. 28) : l’écart avec les 800 de la liste n’est pas expliqué. Le premier bulletin de la Gazette donne 647 débarqués, les récapitulations ultérieures 648.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [32] — p. 197, n. 79 (liste des 800 rachetés du Stella, SHM, BB4/745, dressée à Loango à l’embarquement) ; p. 229, n. 74 (mortalité de 19 % pour le Stella 1) ; annexe 1, p. 391-392 (départ le 4 décembre 1857, arrivée le 3 janvier 1858, Guadeloupe) ; annexe 3, p. 396-398 (648 débarqués)
- Source [3] — Gazette officielle de la Guadeloupe du 2 novembre 1858, p. 450, et du 16 septembre 1859, p. 310 : 648 Africains pour le premier envoi du Stella ; le bulletin daté du 4 janvier 1858 (p. 7) en annonce 647.
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans et conclusion — Conclusion.
Point 23 sur 37 · Événement · 1858-01-29 · Kanza, arrivé par le Stella, mort à Capesterre en 1858
Le 29 janvier 1858, à quatre heures du matin, Kanza, que l’acte qualifie d’« Africain », « né en Afrique, arrivé par la Stella », âgé de vingt-six ans et « inscrit n° 243 », meurt à l’hôpital de l’habitation l’Habitué, section Saint-Sauveur, à Capesterre, l’actuelle Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, où il résidait « depuis peu ». La liste d’embarquement du Stella porte au contrat 243 un Kanza de vingt-six ans, né à « Bauma ».
À garder en tête : L’acte dit seulement « né en Afrique » ; le lieu « Bauma » vient de la liste, connue par une transcription moderne dont l’original (SHM, BB4/745) n’a pas été vu. L’identification des deux Kanza repose sur la concordance du nom, de l’âge, du navire, de la chronologie et du numéro 243 : très forte, elle n’est pas certaine tant que le sens administratif du numéro de l’acte n’est pas établi. « Bauma » n’est pas identifié : la transcription distingue Bauma et Boma, et un acte de Capesterre de 1862 situe un village de Bauma sur la côte de Loango. Le registre est une copie de 1922, après la destruction de la minute en 1918.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [4] — vue 9, acte 19 du 29 janvier 1858 : heure, lieu, nom, naissance en Afrique, arrivée par la Stella, âge, numéro 243, résidence « depuis peu » ; déclarants Jean Salgé, propriétaire, et Théophile Bouchet, écrivain à la mairie ; commune désignée Capesterre-Belle-Eau par les Archives départementales de la Guadeloupe (registre 1 E 7/12)
- Source [34] — transcription, p. 9 du PDF, contrat 243 : Kanza, 26 ans, né à Bauma
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans et note de méthode — Comment les sources ont été rapprochées.
Point 24 sur 37 · Pratique · 1858–1862 · Villages africains écrits dans les actes de décès de Capesterre, 1858-1862
De 1858 à 1862, l’officier de l’état civil de Capesterre, en Guadeloupe, inscrit dans une partie des actes de décès des Africains arrivés après 1848 un village et une côte de naissance : « village de Moacouté, côte de Loango » en 1858, « village de Cabenda, côte de Congo » en 1861, ou, le 30 septembre 1862, pour Blango, cultivateur de vingt ans mort sur l’habitation La Source, « né au village de Bauma, côte de Loango ». Parmi les 74 personnes que les actes de 1860-1862 disent nées en Afrique, 20 ont un lieu comportant « Congo », 17 « Loango » et 37 aucune côte plus précise.
À garder en tête : Ce sont des décès : ils ne mesurent ni la population africaine de la commune ni les arrivées. L’acte rapporte ce que déclarent les comparants, non la parole du défunt. Le mot « l’Africain » ou « l’Africaine » ne vaut pas toujours naissance en Afrique : deux enfants nés à Capesterre en portent la mention en 1861 ; le relevé compte donc la naissance écrite dans le corps de l’acte. Le registre est une copie conforme de 1922, la minute ayant brûlé en 1918.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [4] — 1858, vue 33, acte 117 (Mafoumou, village de Moacouté, côte de Loango) ; 1861, vue 135, acte 4 (Canga, « village de Cabenda, côte de Congo ») ; 1862, vue 219, acte 139 (Blango) ; relevé de 74 personnes nées en Afrique dans les actes de 1860-1862
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans et conclusion — Conclusion.
Point 25 sur 37 · Prescription · 1852-02-13–1862 · Le contrat imposé aux Africains rachetés : dix ans, cessible, payé en retenues
Selon Céline Flory, l’Africain racheté arrive aux Antilles lié par un contrat de dix ans compté en jours travaillés, soit 3 120 journées dont le décompte revient à l’engagiste ; chaque absence s’y ajoute. Le décret du 13 février 1852 permet à l’engagiste de céder le contrat sans l’accord de l’immigrant, qui ne peut pas le rompre. Le rachat y est inscrit comme une « avance » de 200 francs, dont l’engagé « s’est servi pour sa libération et pour divers frais à son compte » selon le contrat de Kiluemba, et retenu sur son salaire à trois francs par mois ; la somme est la même pour une femme, dont le prix d’achat en Afrique est pourtant inférieur. Un racheté touche ainsi environ 25 centimes par jour, quand un travailleur local gagne environ un franc à la fin des années 1850.
À garder en tête : Ce sont les termes des décrets et des contrats, lus par Flory ; ils ne disent pas comment chaque engagiste les a appliqués. Le salaire journalier de 25 centimes est un calcul de Flory pour un racheté de Régis, net des retenues ; une rachetée touche 23 centimes. La cession sans consentement relève du décret de 1852, commun à tous les immigrants.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [32] — p. 275-276, n. 17-25, PDF 276-277 (cession sans consentement, double retenue d’absence, 3 120 jours) ; p. 285, n. 71-73, PDF 286 (contrat de Kiluemba, 29 mars 1859, art. 6 : avance de 200 F « pour sa libération et pour divers frais à son compte », retenue à 3 F par mois ; même somme pour une femme, au prix d’achat inférieur) ; document 2, p. 404, PDF 405 (fac-similé de l’art. 6 : « deux cents francs », « pour sa libération et pour divers frais à son compte ») ; p. 287-288, n. 84-85, PDF 288-289 (25 centimes par jour, environ 1 F pour un travailleur local)
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans.
Point 26 sur 37 · Mesure · 1857–1863 · La mortalité des Africains engagés en Martinique et en Guadeloupe, 1857-1862
Au 1er octobre 1862, sur 10 521 immigrants africains arrivés en Martinique depuis juillet 1857, 2 607 sont morts, soit un quart ; en Guadeloupe, il en reste 4 435 sur 6 142. En 1863, le commissaire à l’immigration de la Martinique écrit que les Africains, payés d’un salaire « si minime », ne touchent leur salaire entier qu’après avoir remboursé les deux cents francs de leur rachat et qu’ils « meurent généralement restant débiteurs ».
À garder en tête : Pour la Guadeloupe, Flory imprime 1 705 décès alors que la différence donne 1 707 ; les « restants » peuvent comprendre des départs vers d’autres colonies. Le total martiniquais de 10 521 arrivés diffère des 10 552 débarqués de l’annexe 3.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [32] — p. 300, n. 149-152, PDF 301 (2 607 décès sur 10 521 en Martinique ; 4 435 restants sur 6 142 en Guadeloupe au 1er octobre 1862) ; p. 290, n. 96, PDF 291 (commissaire à l’immigration de la Martinique, 1863)
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans.
Point 27 sur 37 · Interprétation · 1857–1862 · Le rachat selon Flory : entre engagisme et esclavage
Pour Céline Flory, le contrat du racheté lui « est imposé par la force » et le mode d’acquisition de cette main-d’œuvre est semblable à celui de l’esclavage ; mais, légalement libre et soumis à la même législation que les autres immigrants, il relève d’une forme de travail qui « s’inscrit donc entre l’engagisme classique et l’esclavagisme ». Elle conclut que le remboursement du prix du rachat prouve que le recruteur avait « bel et bien acheté » ces personnes, et que la « liberté forcée » par rachat « se résumait à un travail forcé, limité en théorie à dix ans, mais qui pouvait durer bien au delà ».
À garder en tête : C’est la thèse de l’historienne, qui distingue elle-même ce régime de l’esclavage par le statut légal : les rachetés sont juridiquement libres. « Liberté forcée » est son expression, non un terme des sources.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [32] — p. 279-280, PDF 280-281 (« imposé par la force », « entre l’engagisme classique et l’esclavagisme ») ; p. 385, PDF 386 (conclusion : achetés « et non rachetés », « liberté forcée »)
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans.
Point 28 sur 37 · Pratique · 1857–1873 · Les Congos des Antilles : un nom de contrat devenu nom de famille
Selon Céline Flory, l’administration coloniale fixe l’identité de chaque immigrant africain d’après son contrat — nom, âge, lieu de naissance, lieu de recrutement — ; ce nom africain devient un patronyme transmis aux enfants. Comme il peut être celui qu’un propriétaire leur avait donné en Afrique, certains, que les Antilles appellent les « Congos », en prennent un autre : des demandes de mariage portent « Soundi dite Zimbou » en Guadeloupe ou « Macaya dit Goma » en Martinique, et en 1872 le Conseil privé de la Martinique admet que Maximin Soucou se marie sous le nom d’usage de son baptême, qui n’est pas celui de son contrat.
À garder en tête : Flory ne dit pas combien de Congos ont changé de nom ; les exemples sont ceux qu’elle a relevés dans les demandes d’autorisation de mariage. L’étude ne permet pas de savoir si « Congo » est un nom que les rachetés se sont donné ou qu’on leur a donné.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [32] — p. 354, n. 22-24, PDF 355 : identité construite d’après le contrat, patronyme transmis, renommages ; ADGua., PV du Conseil privé du 17/09/1872 ; ADM, PV du Conseil privé du 14/01/1873 et du 14/09/1872
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans.
Point 29 sur 37 · Mesure · 1901 · En Martinique en 1901, la plupart des « immigrants africains » sont nés dans l’île
Selon un relevé statistique martiniquais de 1901 cité par Céline Flory, sur 5 329 personnes classées « immigrants africains », 1 138 seulement sont nées en Afrique ; les autres sont nées dans la colonie, souvent de parents eux-mêmes nés en Martinique, et restent pourtant classées comme immigrants.
À garder en tête : Flory tire de ce relevé qu’en une cinquantaine d’années 89 % des rachetés sont morts ; c’est un calcul de l’historienne, non une donnée du relevé. La catégorie « immigrant africain » est administrative et se transmet aux enfants.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [32] — p. 301, n. 156, PDF 302 ; p. 310, n. 210-211, PDF 311
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans.
Point 30 sur 37 · Témoignage · observations des années 1970 à 2012, étude publiée en 2015 · Chants et mots kikongo chez des descendants de Congos
Selon Céline Flory, des descendants de Congos connaissent encore des chants en langues d’Afrique centrale : à Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, la famille Massembo perpétue chaque 1er novembre le « Grappe à Kongos », pour réveiller les morts afin qu’ils dansent avec les vivants, et chante dix-sept chants en kikongo, pratique transmise par une arrière-grand-mère dont la mère avait été rachetée par la maison Régis ; en Martinique, l’ethnologue Hugues Petitjean-Roget a enregistré dans les années 1970, au Diamant, des chants de travail en lingala. Le linguiste Robert Damoiseau relève en 1980 des traces du kikongo dans le créole martiniquais.
À garder en tête : Ces faits sont rapportés par Flory d’après un entretien (Petitjean-Roget, 2012), l’article de Damoiseau et les travaux de Mathou (2002) et Gandoulou, non vus ici. Le sens des paroles s’était perdu jusqu’à leur traduction dans les années 1990.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [32] — p. 349-350, n. 8-10, PDF 350-351 (dix-sept chants en kikongo, chants en lingala au Diamant, Damoiseau 1980) ; p. 353-354, n. 20-21, PDF 354-355 (Grappe à Kongos, transmission par l’arrière-grand-mère, traduction par Alphonse Nzindou dans les années 1990)
Employé dans : chapitre 6 — Des captifs achetés, puis liés par un contrat de dix ans.
Point 31 sur 37 · Interprétation · synthèses publiées en 2021 et 2022 · Ce que mesure une ascendance génétique, et la transmission africaine par les femmes
En génétique des populations, l’ascendance désigne la part de variation génétique héritée des ancêtres ; elle diffère de l’ascendance généalogique, qui comprend tous les ancêtres d’une personne, qu’ils lui aient ou non transmis de l’ADN. Dans les populations issues de la traite, les généticiens observent un fort déséquilibre : les descendants d’hommes européens et de femmes africaines sont nombreux, ceux de femmes non asservies et d’hommes asservis très rares, de sorte que l’apport africain passe surtout par les lignées maternelles. Fortes-Lima et Verdu précisent que ces rapports étaient souvent imposés aux femmes asservies.
À garder en tête : C’est une synthèse de la littérature génétique ; l’intensité du déséquilibre varie selon les territoires, et ni la synthèse de Nieves-Colón ni celle de Fortes-Lima et Verdu ne le chiffrent pour la Martinique, la Guadeloupe ou Haïti. Les études propres à la Guadeloupe et à Haïti le mesurent sur leurs échantillons.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [28] — version en ligne paginée 1–20, p. 13, encadré 1 (glossaire), entrée « Ancestry »
- Source [29] — p. R83 : « very strong biases towards European males reproducing with African females », rapports « often coercively » imposés aux femmes asservies
Employé dans : chapitre 7 — Ce que l’ADN des Antillais permet de dire.
Point 32 sur 37 · Mesure · étude publiée en 2019 · Lignées maternelles et paternelles de 198 Guadeloupéens
Fanny Mendisco et ses collègues ont analysé l’ADN mitochondrial, transmis par les mères, et le chromosome Y, transmis par les pères, de 198 volontaires de cinq communes de l’archipel guadeloupéen dont les grands-parents sont nés en Guadeloupe. Environ 85 % des lignées maternelles sont d’origine africaine, 12,5 % eurasiatique et 0,5 % amérindienne ; 53 % des lignées paternelles sont d’origine africaine et 44 % européenne. Les lignées maternelles guadeloupéennes partagent le plus d’haplotypes avec des populations actuelles du Bénin (47,3 %), du Nigeria (44,1 %) et de Sierra Leone (40,3 %), puis de l’Angola (33 %) et du Congo (29,7 %).
À garder en tête : Un pourcentage d’haplotypes partagés mesure une ressemblance avec une population actuelle ; ces pourcentages ne s’additionnent pas et ne donnent pas une part d’ancêtres par région. L’étude ne répartit pas l’ascendance guadeloupéenne entre régions de traite ; ses coefficients de mélange (tableau S6) sont continentaux. Elle ne couvre que l’archipel guadeloupéen, avec des volontaires, et ne porte que sur deux lignées parmi l’ensemble des ancêtres.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [22] — version « early view » paginée 1–12 : p. 1 (résumé) et p. 5 pour 85 %, 12,5 % et les lignées amérindiennes, tableau 1 ; p. 6 et tableau 2 pour 53 % et 44 % des lignées paternelles ; p. 6 pour les haplotypes partagés avec le Bénin, le Nigeria, la Sierra Leone, l’Angola et le Congo ; supplément, tableau S5, pour l’ensemble des populations de référence
Employé dans : chapitre 7 — Ce que l’ADN des Antillais permet de dire.
Point 33 sur 37 · Mesure · études publiées en 2012 · Lignées maternelles et paternelles en Haïti
Dans deux communautés rurales du nord et du sud d’Haïti, Jamie Wilson et ses collègues trouvent chez plus de 99 % des 291 personnes étudiées une lignée maternelle d’origine subsaharienne, et aucune lignée amérindienne. Chez 123 hommes haïtiens, Tanya Simms et ses collègues trouvent 77,2 % de lignées paternelles d’origine subsaharienne et 20,3 % d’origine européenne.
À garder en tête : Les communautés de Wilson ont été choisies pour un faible métissage ; aucune des deux études ne répartit les lignées africaines entre régions de traite, et 46 des 99 haplotypes africains distincts relevés par Wilson n’ont pas d’équivalent dans ses bases africaines de référence.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [26] — version en ligne paginée 1–10, section des résultats : « more than 99% of the sampled individuals had a sub-Saharan African–derived maternal lineage », aucun haplogroupe amérindien ; résumé, p. 1, pour le choix de communautés « where admixture would be minimal » ; section des résultats pour les 46 haplotypes sur 99 sans correspondance
- Source [27] — version en ligne sans pagination définitive, p. 1 (résumé) : 77,2 % de lignées subsahariennes et 20,3 % européennes
Employé dans : chapitre 7 — Ce que l’ADN des Antillais permet de dire.
Point 34 sur 37 · Mesure · étude publiée en 2020 · L’ascendance africaine de 596 Haïtiens de la cohorte 23andMe
Dans l’étude de Micheletti et de ses collègues, fondée sur des clients de l’entreprise 23andMe, 596 personnes dont les quatre grands-parents sont nés en Haïti ont en moyenne 79,8 % d’ascendance africaine et 18,9 % d’ascendance européenne. Rapportées à leur ascendance totale, les quatre populations africaines de référence du service en représentent 28,6 % « Nigerian », 15,4 % « Coastal West African », 12,0 % « Congolese » et 4,3 % « Senegambian & Guinean », le reste de la part africaine n’étant attribué à aucune des quatre. 96 % d’entre elles portent les quatre composantes à la fois ; leur composante « Congolese » est la plus forte des cinq groupes de la Caraïbe anglophone et française présentés dans le même tableau : celle des quatre autres groupes va de 3,0 % à 8,0 %.
À garder en tête : Les participants sont des clients de 23andMe, surtout des États-Unis : ce sont en majorité des Haïtiens de la diaspora, non un échantillon de la population d’Haïti. Les quatre populations de référence sont des populations actuelles, que le dossier désigne en français comme les composantes « nigériane », « congolaise » et suivantes — « Nigerian » pour le Nigeria, « Coastal West African » pour la Sierra Leone, le Liberia, la Côte d’Ivoire et le Ghana, « Congolese » pour l’Angola et la République démocratique du Congo, « Senegambian & Guinean » pour le Sénégal, la Gambie et les deux Guinées — ; elles ne correspondent pas aux régions de traite, et les côtes du Nigeria actuel appartiennent à la fois à la baie du Bénin et à la baie du Biafra. Leur somme reste inférieure à l’ascendance africaine totale : les pourcentages ne se recalculent pas en parts de régions. Les auteurs, pour la plupart salariés de 23andMe, qui finance l’étude, observent que la composante « Congolese » est partout plus faible qu’attendu et l’attribuent à une méthode qui ne distingue que quatre populations africaines ; l’étude ne compare pas Haïti aux données de traite.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [21] — supplément, tableau S2 pour l’effectif de 596 ; tableau S7 (fichier mmc3.xlsx, feuille AC33_summary), ligne « Haiti », colonnes (A) « Prop. 4 pop » et (B) « African », « Senegambian Guinean », « Coastal West African », « Nigerian », « Congolese Bantu », « European », et lignes des autres groupes « British Caribbean » pour la comparaison ; texte final, section « Methods » pour la définition des quatre populations africaines, et section « Discordance between IBD and Ancestry Composition » pour la composante « Congolese » plus faible qu’attendu
Employé dans : chapitre 7 — Ce que l’ADN des Antillais permet de dire.
Point 35 sur 37 · Mesure · études publiées en 1996 et 1997 · L’haplotype « Bénin » de la drépanocytose en Guadeloupe
Chez 534 personnes atteintes de drépanocytose en Guadeloupe, nouveau-nés et adultes, Kéclard et ses collègues trouvent l’haplotype dit « Benin » sur 74,8 % des chromosomes porteurs du gène, devant les haplotypes « Bantu » (11,1 %) et « Senegal » (6,1 %), avec la même répartition chez les nouveau-nés et chez les adultes. Ils jugent ce résultat en désaccord avec les estimations historiques de la traite. Dans l’éditorial qui accompagne leur étude de 1996, Ronald Nagel rattache l’haplotype « Benin » à la baie du Bénin comme à celle du Biafra.
À garder en tête : L’étude porte sur un seul gène, soumis à la sélection naturelle, et sur des malades : elle ne mesure pas l’ascendance de toute la population. L’haplotype « Benin » se rencontre aussi dans la baie du Biafra, qui partage avec l’Afrique centrale occidentale le premier rang des régions d’embarquement vers la Guadeloupe : il ne distingue donc pas la baie du Bénin de celle du Biafra ; le désaccord annoncé porte sur les estimations de Curtin (1969), antérieures aux bases actuelles.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [23] — p. 24 (résumé et désaccord avec les « historical records ») et p. 25, tableau, pour 534 malades, 74,8 %, 11,1 % et 6,1 %
- Source [24] — p. 67, tableau I : 194 chromosomes « Benin » sur 266
- Source [25] — p. v, rattachement de l’haplotype « Benin » à « Benin and Biafra »
Employé dans : chapitre 7 — Ce que l’ADN des Antillais permet de dire.
Point 36 sur 37 · Mesure · étude publiée en 2020 · La Guadeloupe et la Martinique fondues avec les îles britanniques voisines dans l’étude de 2020
Dans l’étude de Micheletti et de ses collègues, les personnes dont les grands-parents sont nés en Guadeloupe ou en Martinique sont regroupées avec celles d’Antigua, de la Dominique, de Saint-Kitts-et-Nevis, de Montserrat et des îles Vierges britanniques dans un groupe de 163 personnes ; l’étude ne publie aucune valeur propre à la Guadeloupe ni à la Martinique.
À garder en tête : Le groupe mêle des îles de colonisation britannique et française dont l’histoire de la traite diffère ; ses moyennes ne décrivent ni la Guadeloupe ni la Martinique.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [21] — supplément, tableau S2, groupe « British Leeward Islands and French Caribbean » (codes AG, DM, GP, KN, MQ, MS, VG) ; tableau S7 (mmc3.xlsx, feuille AC33_summary), ligne du même groupe, n = 163
Employé dans : chapitre 7 — Ce que l’ADN des Antillais permet de dire.
Point 37 sur 37 · Pratique · 1848-10-02 · Koaly, né en Afrique, inscrit aux Abymes en 1848
Dans l’acte collectif no 28 des Abymes du 2 octobre 1848, l’inscription 1299 présente Koaly comme cultivateur né en Afrique, âgé d’environ 48 ans, ancien matricule no 646 et demeurant chez le citoyen Guimougon. Le registre écrit que Koaly prend Louis comme nom usuel et conserve Koaly comme patronyme. Koaly déclare ensuite reconnaître cinq enfants d’Anne Rose déjà inscrits sous le patronyme Sacoby.
À garder en tête : Le manuscrit établit l’initiative telle qu’elle est écrite, avec Koaly comme sujet de prendre et conserver. Il ne transcrit pas l’échange oral, ne dit pas qui a proposé Louis en premier et ne mesure pas la fréquence de cette formule aux Abymes. Les cinq enfants restent désignés sous Sacoby dans cette séquence ; leur usage patronymique postérieur n’a pas été suivi.
Où le vérifier sur la pièce
- Source [2] — AD971 1 E 36/2, acte collectif no 28 : ouverture sur FRAD971_1E36_002_101_021_C.jpg, page de droite ; inscription 1299 et reconnaissance poursuivie sur FRAD971_1E36_002_101_025_C.jpg, pages gauche puis droite
- Source [14] — p. 19 et note 26 : « l’esclave Koaly devient l’affranchi Louis Koaly » et renvoi au registre d’état civil des nouveaux citoyens des Abymes
Employé dans : conclusion — Conclusion.