Du XVIIᵉ siècle à aujourd’hui — D’où venaient, en Afrique, les ancêtres des Antillais ?
Dans ce dossier : Distinction entre ascendance génétique et généalogie, et synthèse de la génétique des populations de la Caraïbe.
Source
Maria A. Nieves-Colón
Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.
Voir la notice DOIDroits : Article sous droits de l’éditeur ; citation seulement.
Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.
Dans ce dossier : Distinction entre ascendance génétique et généalogie, et synthèse de la génétique des populations de la Caraïbe.
Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.
En génétique des populations, l’ascendance désigne la part de variation génétique héritée des ancêtres ; elle diffère de l’ascendance généalogique, qui comprend tous les ancêtres d’une personne, qu’ils lui aient ou non transmis de l’ADN. Dans les populations issues de la traite, les généticiens observent un fort déséquilibre : les descendants d’hommes européens et de femmes africaines sont nombreux, ceux de femmes non asservies et d’hommes asservis très rares, de sorte que l’apport africain passe surtout par les lignées maternelles. Fortes-Lima et Verdu précisent que ces rapports étaient souvent imposés aux femmes asservies.
C’est une synthèse de la littérature génétique ; l’intensité du déséquilibre varie selon les territoires, et ni la synthèse de Nieves-Colón ni celle de Fortes-Lima et Verdu ne le chiffrent pour la Martinique, la Guadeloupe ou Haïti. Les études propres à la Guadeloupe et à Haïti le mesurent sur leurs échantillons.