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Esclavage aux Antilles

Source

Relation des missions des PP. de la Compagnie de Jésus dans les isles, & dans la terre ferme de l'Amérique méridionale

Pierre Pelleprat, de la Compagnie de Jésus

Source d’époque · 1655

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Dans sa Relation des missions des pères de la Compagnie de Jésus aux îles d’Amérique, publiée en 1655, le…

Point 1 sur 2 · Témoignage · Publication du récit ; date de la scène inconnue

Dans sa Relation des missions des pères de la Compagnie de Jésus aux îles d’Amérique, publiée en 1655, le jésuite Pierre Pelleprat rapporte qu’à Saint-Christophe une femme autochtone esclavisée selon la catégorie coloniale de Pelleprat, « Esclave Sauvage », refuse les sollicitations sexuelles d’un Français, lui dit qu’elle préférerait mourir et le frappe d’un tison de feu jusqu’à ce qu’il se retire. Le missionnaire rapporte ce refus comme un exemple de vertu.

Précisions nécessaires à l’interprétation

« Sauvage » est la catégorie coloniale employée par Pelleprat pour cette femme ; le passage ne donne ni son peuple, ni son nom, ni sa propre déposition. La scène est choisie pour une leçon morale et ne renseigne pas sur ce qui lui arriva ensuite ni sur la fréquence de tels refus.

  • Relation des missions des PP. de la Compagnie de Jésus dans les isles, & dans la terre ferme de l'Amérique méridionale (cette notice) — Première partie, chap. VI, p. 65, vue 81 : « Vne Esclave Sauvage », sollicitée « par vn François » dans l’île Saint-Christophe ; déclaration de refus et coup porté « d’vn tison de feu » ; début de la comparaison édifiante des deux femmes, poursuivie p. 66, vue 82.
  • Relation des missions des PP. de la Compagnie de Jésus dans les isles, & dans la terre ferme de l'Amérique méridionale (cette notice) — Première partie, chap. VI, p. 50, vue 66 : titre « De l’instruction des Negres, & des Sauvages Esclaves » ; contexte des catégories « Negres » et « Sauvages » employées par Pelleprat.

Dans la même relation, publiée en 1655, le jésuite Pierre Pelleprat rapporte qu’en Martinique une femme…

Point 2 sur 2 · Témoignage · Publication du récit ; date de la scène inconnue

Dans la même relation, publiée en 1655, le jésuite Pierre Pelleprat rapporte qu’en Martinique une femme noire esclavisée repousse son propre maître, qui la presse sexuellement : « violentée par ses instances », elle lui donne « un grand soufflet ». Le missionnaire souligne que la vie et le bonheur des deux femmes dépendent des hommes qui les poursuivent, puis présente leurs refus comme des exemples de vertu.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le récit ne transmet que la version du missionnaire : il ne permet ni de connaître la parole de cette femme, ni de savoir quelles furent les suites de son refus. Pelleprat parle de sa vie et de son bonheur dépendant du maître ; il ne décrit pas précisément sa nourriture ou ses autres moyens de subsistance.

  • Relation des missions des PP. de la Compagnie de Jésus dans les isles, & dans la terre ferme de l'Amérique méridionale (cette notice) — Première partie, chap. VI, p. 65-66, vues 81-82 : femme « Negre » de Martinique invitée « par son propre maistre à mal faire », « violentée par ses instances », qui lui donne « vn grand soufflet » ; p. 66, remarque sur le « bonheur » et la « vie » des deux femmes, dépendants de ceux qui les poursuivent, et usage édifiant de leurs gestes.