XVIIe siècle–années 1850 — Faire famille sous l’esclavage
Dans ce dossier : Reprise de l’avis de 1788 recherchant Marie-Catherine et Lavigne, et du lien avec la mère de Marie-Catherine au Baillif.
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Frédéric Régent
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Dans ce dossier : Reprise de l’avis de 1788 recherchant Marie-Catherine et Lavigne, et du lien avec la mère de Marie-Catherine au Baillif.
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Le 18 décembre 1788, la Gazette de la Guadeloupe publie un avis qui recherche Lavigne, cinquante-cinq ans, et Marie-Catherine, cinquante ans, tous deux créoles, « marrons depuis 4 mois ». L’avis situe leurs « allures » sur les habitations des pères dominicains et sur celle de M. cadet Blanchet, « où ladite négresse a sa mere », et promet deux moëdes à qui les conduira chez M. Pagesy, à la Pointe-Noire, ou chez M. Mathieu Baujean, à la Basse-Terre.
L’avis ne dit pas d’où Marie-Catherine et Lavigne sont partis : Pointe-Noire et Basse-Terre sont les lieux où l’on doit les ramener. Il ne nomme pas non plus la paroisse des habitations où on les voit ; Vincent di Ruggiero les situe au Baillif. L’avis indique des lieux fréquentés et la présence de la mère ; il ne prouve ni que rejoindre celle-ci soit le motif du départ, ni que les deux aient toujours circulé ensemble, ni leur sort après l’avis.