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Esclavage aux Antilles

Source

Le Code Noir ou Édit du Roy servant de règlement pour le gouvernement et l’administration de justice et la police des îles françaises de l’Amérique, et pour la discipline et le commerce des Nègres et Esclaves dans ledit pays

France ; Veuve Saugrain (imprimeur-libraire)

source_imprimee · 1718

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Droits : Œuvre du domaine public ; reproduction numérique diffusée par l’Assemblée nationale.

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1625–1685 — Quand l’esclavage s’impose aux Antilles

Entre 1625 et 1685, la conquête, les compagnies, la traite, le sucre et le droit font de plusieurs colonies françaises des sociétés organisées autour de l’esclavage. Ce récit suit ce basculement à hauteur des personnes dont le déplacement, le travail, les enfants et les possibilités de fuite sont soumis à ce nouvel ordre.

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Document

L’ordonnance de mars 1685 : un texte, plusieurs versions

L’acte royal aujourd’hui appelé « Code Noir » n’est pas enregistré partout le même jour et les versions locales conservées ne sont pas identiques. Les comparer rend visibles la fabrication, la circulation et les limites de cette loi esclavagiste.

491 mots de rédaction · sources localisées

Points étayés

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L’ordonnance de mars 1685 est enregistrée au Conseil souverain de la Martinique le 6 août 1685, au Conseil souverain de Basse-Terre en Guadeloupe le 10 décembre 1685, puis au Conseil souverain de la côte de Saint-Domingue tenu au Petit-Goâve le 6 mai 1687.

À garder en tête : Les originaux manuscrits des versions martiniquaise et dominguoise ne sont pas connus dans l’état de la recherche consulté ; leurs dates sont transmises par des recueils imprimés postérieurs et contrôlées par l’édition comparative. Enregistrement, entrée en vigueur invoquée et application judiciaire doivent rester distingués.

Les versions conservées de l’acte de mars 1685 ne portent pas toutes le même intitulé et ne transmettent pas un texte identique : la compilation martiniquaise conserve « ordonnance », les versions guadeloupéenne et dominguoise emploient « édit », et l’édition Saugrain affiche « Code Noir » en 1718 ; à l’article 17, la première amende visant un maître qui tolère certaines assemblées est de dix livres dans les versions Martinique et Guadeloupe, contre dix écus dans la version Saint-Domingue.

À garder en tête : La comparaison porte sur des versions conservées et publiées, souvent postérieures à l’enregistrement. Une variante de rédaction signale une différence normative possible ; elle ne prouve ni la peine effectivement requise ou prononcée, ni l’usage quotidien de l’article.

Les versions martiniquaise, guadeloupéenne et dominguoise de l’acte de mars 1685 partagent une architecture de soixante articles qui règle notamment la religion, le mariage et le statut des enfants, certaines obligations des maîtres, le traitement juridique des personnes esclavisées comme des biens transmissibles, les sanctions et les affranchissements.

À garder en tête : Cette architecture commune ne rend pas les versions identiques et ne prouve aucune application uniforme. Le texte prescrit et classe ; les règlements locaux, la jurisprudence, les usages et les résistances doivent être documentés séparément.

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