Du XVIIᵉ siècle à aujourd’hui — D’où venaient, en Afrique, les ancêtres des Antillais ?
Dans ce dossier : Modèle borné à l’effondrement d’Oyo pour montrer qu’un port de vente ouvre vers plusieurs zones intérieures probables.
Source
Ashton Wiens, Henry B. Lovejoy, Zachary Mullen et Eric A. Vance
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Un port d’embarquement établit une sortie maritime et un réseau d’approvisionnement, pas automatiquement un lieu de naissance. Pour l’effondrement de l’empire d’Oyo entre 1817 et 1836, une étude de modélisation relie un réseau de plus de 250 lieux peuplés de la région aux ports de Lagos, Ouidah, Little Popo, Jakin, Badagry et Porto-Novo afin de calculer, année par année, plusieurs provenances probables conditionnelles à un port. Une étude de la baie du Biafra montre que Bonny et le Vieux-Calabar étaient alimentés par des routes, des marchands et des reventes reliant le delta du Niger à des régions plus intérieures. Une étude de la côte de Loango suit les circulations du royaume du Kongo et de l’arrière-pays angolais vers Boma, Cabinda, Malemba et cette côte.
Le modèle d’Oyo est une première approximation propre à 1817–1836, fondée sur des conflits documentés, un réseau supposé constant et des choix statistiques ; il ne peut être appliqué à une autre façade ou période sans nouvelles données. L’étude de la baie du Biafra décrit des mécanismes régionaux, et la thèse sur la côte de Loango des circulations sur plusieurs siècles : aucune ne restitue la route personnelle de chaque personne arrivée aux Antilles. Le principe « port différent de naissance » est robuste ; le dessin exact d’un arrière-pays reste toujours à établir port par port et période par période.