Collection
La formation des sociétés esclavagistes
Comprendre comment la colonisation, le travail contraint, la traite et le droit ont progressivement formé un système esclavagiste dans les Antilles françaises.
4 dossiers prévus · Collection en construction

Cette collection suit la construction d’un ordre colonial qui n’apparaît pas achevé dès les premières implantations. Elle procède par entrées dont les bornes se recouvrent, parce que les processus qu’elles suivent sont concomitants : prendre une terre habitée et fabriquer un statut ; ce que le sucre exige et l’ordre que le roi finit par écrire ; puis, cet ordre une fois écrit, la question de savoir qui juge. Elle ne déclare pas de bornes propres, parce que ces sociétés ne se forment pas toutes en même temps — celle de Saint-Domingue est décalée d’un demi-siècle sur celles des Îles du Vent, et le dire fait partie du sujet.
- 01
À venir
Prendre une terre, fabriquer un statut
Comment les Français prennent-ils pied sur des îles habitées, et comment l’engagement à terme, l’esclavage héréditaire et les catégories fiscales se mettent-ils en place entre 1625 et 1664 ?
- 02
À venir
Des propriétaires, pas un législateur
Qui édicte et fait appliquer les règles dans les Petites Antilles françaises avant 1664 ?
- 03
À venir
1650–1685 : produire du sucre, déporter, fuir, légiférer
Que deviennent le travail, les traversées forcées, les tentatives de fuite et le droit colonial dans les colonies de Guadeloupe et de Martinique ainsi que dans l’île d’Hispaniola — aujourd’hui partagée entre Haïti et la République dominicaine — entre 1650 et 1685, puis dans un prolongement juridique en 1687 ?
- 04
À venir
Des colonies à Versailles : fabriquer une loi esclavagiste et décider des libertés
Comment l’acte de mars 1685 est-il préparé et enregistré, et quelle place occupe-t-il — explicitement ou non — dans quatre affaires de liberté ?