Personne · Trois-Rivières, Guadeloupe, 1847
Thisbé : partir marronne pour aller porter plainte
Une femme de quarante ans quitte l’habitation où on la tient en esclavage, son fils battu avec elle. Ce qu’elle décrit ne ressemble pas à une fuite : elle allait voir le maire. On l’en dissuade en chemin. Plus tard, un autre esclave de la même habitation ira, lui, jusqu’au procureur — et c’est à ce procès que ses mots à elle ont été écrits.
Période : Contestations et abolition définitive · Territoire : Guadeloupe et dépendances
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Le départ, dans les mots de Thisbé
Mon fils Lindor, jeune enfant encore, gardait des bestiaux sur l’habitation. Il était trop petit pour faire à lui seul cette garde et empêcher les bestiaux de s’écarter ; malgré cela il fût battu et durement. J’ai été forcée de partir marronne, emmenant avec moi Lindor. Je suis passé chez Madame de Touchimbert. Je voulais aller porter plainte à M. de Jabrun, alors maire de la commune. Madame de Touchimbert m’en dissuada, et me donna du suif pour frictionner les coups de Lindor. Il avait à la peau des loupes par suite des coups que lui avait donné Texier.
Déposition de Thisbé, quarante ans, esclave du sieur Texier Lavalade, aux audiences du procès de son maître pour mauvais traitements, Guadeloupe, novembre-décembre 1847. Texte reproduit d’après l’anthologie qui le publie ; l’orthographe et les accords sont ceux de l’imprimé.
En français courant : Six phrases, et une décision entière : le motif du départ, l’enfant emmené, l’étape chez la voisine, le nom du magistrat que l’on voulait voir, le conseil qui arrête tout, le remède reçu à la place. Ces mots ont été prononcés devant une cour qui jugeait son propriétaire, transcrits par un greffier, puis imprimés. Ce n’est pas une parole libre ; c’est celle qui a franchi la procédure.
Source de cette partie : [1]
Thisbé a quarante ans. Elle est tenue en esclavage par Texier Lavalade, à Trois-Rivières, en Guadeloupe, et sert dans la maison du maître. L’habitation est petite : onze personnes, sept adultes et quatre enfants. Cinq de ces onze sont déjà parties marronnes au moins une fois.
Ce qu’elle raconte de son propre départ n’est pas une évasion, mais une démarche : une plainte à porter, un magistrat à qui la porter, l’enfant blessé emmené comme preuve. Elle ne va pas loin — la commune voisine — et elle échoue avant d’arriver, sur le conseil d’une femme libre qui lui donne de quoi soigner plutôt que de quoi se plaindre. Hector, un autre esclave de l’habitation, ajoute la fin : elle a été arrêtée à Capesterre.
Sur un point, les deux études qui publient ce procès ne disent pas la même chose. L’une écrit que Lindor a été frappé par Texier Lavalade lui-même ; le forgeron libre Christophe, lui, déclare que l’esclave Firmin fut mis aux fers pour avoir battu le fils de Thisbé. Les deux versions sont dans la procédure et rien ici ne les départage.
Ramenée, elle est mise au cachot de l’habitation. Son maître lui fait alors demander que si elle paie les frais d’arrestation, de geôle et de temps perdu, il la fera sortir. Elle accepte. Un autre esclave, Marcelin, va chercher l’argent qu’elle avait déposé à Trois-Rivières chez une amie nommée Florine. Soixante francs. Hector résume l’affaire en une phrase : elle « indiqua à Monsieur où il trouverait soixante francs qui devaient servir à la délivrer. Cette femme fût mise en liberté ».
Ce circuit tient debout tout seul. Une femme tenue en propriété a des économies. Le droit dit qu’elle ne peut rien posséder qui ne soit à son maître, et lui reconnaît en même temps un pécule que ce maître peut saisir quand il veut. Alors elle le place ailleurs, hors de l’habitation, chez quelqu’un. Et c’est cet argent-là qui paie sa sortie du cachot où son propriétaire l’a fait enfermer. La loi du 18 juillet 1845 venait pourtant de reconnaître aux esclaves la propriété de leurs biens mobiliers : elle gardait quand même son argent au-dehors. Du statut de Florine — libre ou esclave — les textes ne disent rien, et c’est ce maillon-là qui rendait le dépôt possible.
Le 14 avril 1847, Maximin Daga, esclave de la même habitation, va porter plainte contre leur maître auprès du procureur du roi. Ce que Thisbé n’avait pas pu faire aboutit cette fois : Texier Lavalade est emprisonné à l’été, et les audiences s’ouvrent devant la cour d’assises le 29 novembre. Elles durent huit jours, devant une salle comble ; quarante-cinq témoins défilent. La procédure retient la mort de Firmin au cachot en 1839, celle d’Augustine des suites des coups de son maître le 23 mars 1845, celle d’Ernest, neuf ans, battu et mort le 8 avril 1847. Des faits plus anciens sont prescrits.
Thisbé déclare à la barre : « J’ai mis moi-même au cachot ma fille Céline parce qu’elle mangeait la terre. Elle y est morte. » D’autres dépositions disent ce qui entoure cette mort. Cécilia témoigne que le maître fit retirer d’une fosse des parties d’un cadavre, les mêla à des excréments et les fit avaler à Céline, morte au cachot le lendemain. Hector dit avoir reçu l’ordre de préparer et de donner ce mélange, sur le conseil d’un médecin venu de la Dominique ; il déclare avoir refusé, et précise que Thisbé se tenait devant la porte. Interrogé, Texier Lavalade reconnaît avoir demandé ce conseil et soutient l’avoir tenu pour du charlatanisme.
Les onze esclaves de l’habitation se divisent alors. Cinq déposent contre leur maître : Cécilia, Isaac, Hector, Richard, Daga. Trois déposent pour lui : Thisbé, sa fille Aimée et Joséphine — les trois femmes qui servent dans la maison. Thisbé soutient que la blessure au ventre de l’esclave Élise fut involontaire, Élise s’étant retournée brusquement sur le coutelas de son maître. Quand Charles Sainte-Rose, homme de couleur libre de Trois-Rivières, rapporte ce qu’elle lui aurait raconté dans le bois sur la mort de sa fille Augustine, elle nie avec fureur et lui effleure la figure de la main. Hector, lui, avance une explication : si ces trois femmes disent qu’Augustine n’est pas morte des coups reçus, c’est que leur maître leur a promis la liberté. C’est un témoin à charge qui le dit, et aucune pièce ne l’établit.
Sur quatre enfants, Thisbé en a vu deux mourir des mauvais traitements de cet homme, et elle témoigne en sa faveur. On ne tient pas cette femme avec un seul mot. Elle part en disant vouloir porter plainte, et on l’en dissuade ; elle rachète sa sortie du cachot à celui qui l’y a fait mettre ; elle enferme elle-même sa fille, qui en meurt ; elle défend son maître à la barre. Ce que ces gestes lui coûtaient, ce qu’elle en attendait, ce qu’elle risquait à faire autrement : l’archive ne l’a pas gardé. On ignore ce qu’elle est devenue et si elle a jamais été libre.
Sources de la fiche
Une fiche publiée n’emploie que des affirmations contrôlées et des preuves précisément localisées.
Frédéric Régent, Bruno Gonfier et Bruno Maillard, Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (2015).
Anthologie qui publie les dépositions : celle de Thisbé sur son départ, celles de Cécilia et d’Hector sur le cachot, le rachat et Céline, celle de Charles Sainte-Rose, et le cadre juridique du pécule.
Voir la page de cette sourceFrédéric Régent, Figures d’esclaves à travers les procédures judiciaires en Guadeloupe (1789-1848) (2012).
Étude du même procès : effectif de l’atelier, répartition des témoins à charge et à décharge, déroulement de l’audience, datation des morts et lecture du marronnage sur cette habitation.
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Appareil documentaire
Chaque énoncé qui structure cette fiche est adossé à une preuve localisée dans une source et à une réserve, qui dit ce que cette preuve ne permet pas de conclure. Le détail est ici, pour qui veut vérifier.
Voir les énoncés, leurs preuves et leurs réserves
Aux audiences du procès de son maître devant la cour d’assises, en novembre-décembre 1847, Thisbé, quarante ans, esclave de Texier Lavalade à Trois-Rivières, explique son départ en marronnage : son fils Lindor, encore enfant, gardait des bestiaux sur l’habitation, était trop petit pour cette garde et fut battu durement ; elle dit avoir été forcée de partir marronne en l’emmenant avec elle. Elle est passée chez Madame de Touchimbert, voisine, en voulant aller porter plainte à M. de Jabrun, alors maire de la commune ; Madame de Touchimbert l’en a dissuadée et lui a donné du suif pour frictionner les coups de Lindor, qui avait des loupes à la peau. Selon la déposition d’Hector, esclave et vraisemblablement commandeur du même maître, elle fut arrêtée à Capesterre, commune voisine de Trois-Rivières.
À garder en tête : Le but que Thisbé déclare est d’aller porter plainte, non de gagner les bois ; c’est sa parole devant une cour qui juge son maître, recueillie et traduite par la procédure. Les deux études divergent sur l’auteur des coups portés à Lindor : Frédéric Régent écrit en 2012 que l’enfant fut frappé par Texier-Lavalade, tandis que la déposition du forgeron libre Christophe, citée dans Libres et sans fers, rapporte que l’esclave Firmin fut mis aux fers pour avoir battu le fils de Thisbé. Les deux versions sont attestées et ne sont pas départagées ici. La date précise du marronnage n’est pas donnée.
- Libres et sans fers. Paroles d’esclaves — chapitre 15, « J’ai été obligé d’aller marron » : déposition de Thisbé, notes 5 et 6 ; déposition d’Hector sur l’arrestation à Capesterre
- Figures d’esclaves à travers les procédures judiciaires en Guadeloupe (1789-1848) — paragraphe 40 : marronnage de Thisbé avec Lindor et arrestation à Capesterre ; paragraphe 28 pour son âge et sa maisonnée
Après son arrestation, Thisbé est mise au cachot sur l’habitation Texier Lavalade. Selon la déposition de Cécilia, le maître lui fait demander que si elle veut payer les frais d’arrestation, de geôle et de temps perdu, il la fera sortir ; Thisbé y consent, et l’esclave Marcelin va chercher l’argent qu’elle avait déposé à Trois-Rivières chez une de ses amies. Cette amie s’appelle Florine, elle est extérieure à l’habitation, et son statut juridique — libre ou esclave — n’est pas connu. La déposition d’Hector résume l’issue : Thisbé « indiqua à Monsieur où il trouverait soixante francs qui devaient servir à la délivrer. Cette femme fût mise en liberté ».
À garder en tête : Les soixante francs réunissent les trois postes énoncés par Cécilia — arrestation, geôle, temps perdu — sans être ventilés : rien ne permet d’y isoler la part de la prime publique versée pour une capture. La somme est connue par les dépositions d’autres esclaves, non par une pièce comptable. La loi du 18 juillet 1845 venait de reconnaître aux esclaves la possibilité de posséder des biens mobiliers, et son argent était pourtant toujours déposé hors de l’habitation.
- Libres et sans fers. Paroles d’esclaves — chapitre 11, « Non, mon maître me payait mon travail », déposition de Cécilia, note 13 ; chapitre 7 sur le cachot, déposition d’Hector, notes 30 et 31 sur Florine
- Figures d’esclaves à travers les procédures judiciaires en Guadeloupe (1789-1848) — paragraphe 36 : pécule de Thisbé, dépôt de 60 francs chez Florine, extérieure à l’habitation et de statut juridique inconnu
Les articles 28 de l’édit de mars 1685 et 21 de l’édit de décembre 1723 disposent qu’un esclave ne peut juridiquement rien posséder qui ne soit à son maître ; les articles 29 et 22 des mêmes textes lui permettent néanmoins de se constituer un pécule. Ce pécule pouvant être saisi à tout moment par le maître, les personnes esclavisées de la Guadeloupe mettent leurs économies à l’abri dans des endroits discrets près de leur case, ou chez des parents et des amis extérieurs à l’habitation. Frédéric Régent observe que ces habitudes de dissimulation persistent après la loi du 18 juillet 1845, qui leur reconnaît pourtant la possibilité de posséder des biens mobiliers.
À garder en tête : Les articles cités n’ont pas été contrôlés dans les éditions des deux édits détenues par le projet : les rapprocher du texte avant toute citation entre guillemets. L’observation sur la persistance des habitudes est une lecture de Régent à partir des cas qu’il publie, non une mesure ; il l’étend à la Martinique et à La Réunion sur des exemples que cette affirmation ne porte pas. Le montant des pécules n’est connu que pour les personnes ayant pu se racheter, ce qui n’est pas représentatif.
- Libres et sans fers. Paroles d’esclaves — chapitre 11, « Non, mon maître me payait mon travail » : articles 28 et 21 sur l’incapacité de posséder, articles 29 et 22 sur le pécule, saisissabilité, cachettes près de la case ou chez des proches, persistance de ces habitudes après la loi du 18 juillet 1845, et dépôt de Thisbé chez Florine à Trois-Rivières
Thisbé déclare devant la cour : « J’ai mis moi-même au cachot ma fille Céline parce qu’elle mangeait la terre. Elle y est morte. » Les dépositions du même procès donnent le contexte de cette mort : Cécilia témoigne que Texier Lavalade fit retirer d’une fosse des parties d’un cadavre, les mêla à des excréments et les fit avaler à Céline, qui mourut au cachot le lendemain ; Hector déclare avoir reçu l’ordre de préparer et de donner ce mélange, sur le conseil d’un médecin venu de la Dominique, dit avoir refusé de le faire, et précise que Thisbé se tenait devant la porte. Interrogé, Texier Lavalade reconnaît avoir demandé ce conseil mais soutient l’avoir tenu pour du charlatanisme et ne pas l’avoir suivi.
À garder en tête : Ces récits proviennent de témoins qui s’accusent mutuellement dans une procédure ouverte contre leur maître : Cécilia et Hector déposent à charge, Thisbé à décharge, et Texier Lavalade nie. Rien dans les textes consultés ne dit ce que Thisbé pensait, ni ce qu’elle pouvait faire d’autre, ni pourquoi elle a elle-même enfermé sa fille. Les minutes judiciaires et le supplément imprimé de la procédure ne sont pas détenus : la chronologie interne de ces faits n’est pas établie.
- Libres et sans fers. Paroles d’esclaves — chapitre 6 sur les mauvais traitements, dépositions de Cécilia et d’Hector et interrogatoire de Texier Lavalade, notes 55 à 57 ; chapitre 7 sur le cachot, déposition de Thisbé, note 9
- Figures d’esclaves à travers les procédures judiciaires en Guadeloupe (1789-1848) — paragraphe 6 : mort de Céline au cachot le lendemain, et le nom donné par les témoins à ce mélange ; paragraphe 28 : Thisbé a vu deux de ses quatre enfants mourir des mauvais traitements du maître
Au procès de Texier Lavalade, cinq esclaves de l’habitation déposent à charge — Cécilia, Isaac, Hector, Richard et Daga — et trois à décharge : Thisbé, sa fille Aimée et Joséphine, toutes trois servantes attachées à la maison du maître. Thisbé soutient que la blessure au ventre de l’esclave Élise fut involontaire, Élise s’étant retournée brusquement sur le coutelas de son maître. Elle nie avec fureur le récit que Charles Sainte-Rose, libre de couleur de Trois-Rivières, lui attribue sur la mort de sa fille Augustine, et effleure de la main la figure de ce témoin. Hector déclare que si Thisbé, Aimée et Joséphine disent qu’Augustine n’est pas morte des coups reçus, c’est que leur maître leur a promis la liberté, et affirme que Thisbé le lui a confié un soir.
À garder en tête : La promesse de liberté est rapportée par Hector, témoin à charge, et par le procureur général ; c’est une explication portée par la partie adverse, non un fait établi par une pièce. Régent la reprend à son compte. Rien n’établit ce qui a décidé Thisbé, et la cour a reconnu que Texier Lavalade avait frappé Augustine sans retenir que ces coups avaient causé sa mort.
- Libres et sans fers. Paroles d’esclaves — chapitre 16, « C’est moi qui le soignais dans ses maladies » : dépositions d’Hector et de Thisbé, notes 12 à 15 ; chapitre 13 pour la déposition de Charles Sainte-Rose, note 21
- Figures d’esclaves à travers les procédures judiciaires en Guadeloupe (1789-1848) — paragraphes 14 et 28 : répartition des témoins à charge et à décharge, promesse de liberté, intimidations à l’audience ; paragraphes 31 et 35 : les trois femmes servantes et le geste de Thisbé vers Charles Sainte-Rose
Texier Lavalade possède onze esclaves à Trois-Rivières, en Guadeloupe : sept adultes et quatre enfants. Cinq des onze ont déjà été marrons. Le 14 avril 1847, l’un d’eux, Maximin Daga, vient porter plainte auprès du procureur du roi ; les esclaves et leur maître sont entendus par le juge d’instruction, et Texier Lavalade est emprisonné préventivement en juin ou juillet. Les audiences devant la cour d’assises se tiennent les 29 et 30 novembre puis les 1er, 2, 3, 4, 6 et 7 décembre 1847, devant une affluence très grande ; quarante-cinq témoins sont entendus, esclaves de l’habitation, esclaves des habitations voisines et maîtres du voisinage, la plupart à charge. La procédure retient notamment la mort de Firmin au cachot le 18 novembre 1839, celle d’Augustine des suites de blessures portées par son maître le 23 mars 1845, et celle d’Ernest, enfant de neuf ans, battu et mort le 8 avril 1847 ; des faits plus anciens sont prescrits. Pendant la déposition de Cécilia, l’accusé quitte son banc et se rapproche du témoin ; le président lui ordonne de regagner sa place et de ne pas chercher à intimider les témoins.
À garder en tête : Le verdict et la peine ne sont pas établis par les passages dépouillés. Les faits retenus sont ceux que la procédure a jugés non prescrits ; les plus anciens, énumérés par les témoins, ne l’étaient pas. Les minutes judiciaires et le supplément imprimé de la procédure ne sont pas détenus : ces éléments viennent de deux études qui les citent. Le lieu de la cour d’assises n’est pas précisé pour cette affaire.
- Figures d’esclaves à travers les procédures judiciaires en Guadeloupe (1789-1848) — paragraphes 6 et 7 pour les morts et la prescription, 14 pour les quarante-cinq témoins et l’intimidation, 28 pour l’effectif de onze esclaves et la répartition des témoignages, 40 pour les cinq marrons sur onze, note 10 pour la plainte de Maximin Daga du 14 avril 1847, la détention préventive et le calendrier des audiences
- Libres et sans fers. Paroles d’esclaves — chapitres 6, 7 et 11 : dépositions des esclaves de l’habitation sur les fers, le cachot et les morts