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Esclavage aux Antilles

Source

Libres et sans fers. Paroles d’esclaves

Frédéric Régent, Gilda Gonfier et Bruno Maillard

Édition · 2015

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Notice

Droits : Ouvrage commercial ; copie réservée au travail documentaire interne, sans redistribution. Toute reproduction d’une carte ou d’un extrait substantiel est exclue sans autorisation. Les courtes citations de paroles judiciaires restent attribuées à l’ouvrage et à la procédure ou chronique qu’il cite.

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Événement

Sébastien au cachot du Balisier, et les siens devant la cour

Dans cette fiche : Anthologie de paroles de personnes esclavisées tirées de procédures judiciaires : dépositions d’Adeline, de Laurent et de Louis au procès Vallentin, avec, en note, le numéro et la date de la Gazette officielle de la Guadeloupe qui les publie et l’audience où elles ont été faites.

6 min · 1830–1848 · Guadeloupe et dépendances, Petites Antilles et circulations intercoloniales, +2

Notion

Le pécule : argent, biens et rachat de liberté

Dans cette fiche : Anthologie de Frédéric Régent, Gilda Gonfier et Bruno Maillard : déposition de Lucile, pécule de Thisbé.

8 min · 1664–1848 · Martinique, Guadeloupe et dépendances, +3

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Au procès Vallentin, Adeline déclare que, pendant que Sébastien est au cachot, « Mme Vallentin lui avait…

Point 1 sur 13 · Témoignage · audience ; faits de 1838

Au procès Vallentin, Adeline déclare que, pendant que Sébastien est au cachot, « Mme Vallentin lui avait envoyé de la soupe. Il fallait la lui faire manger comme à un petit enfant. »

Précisions nécessaires à l’interprétation

La parole d’Adeline est connue par le compte rendu de la Gazette officielle de la Guadeloupe, qui traduit et abrège, puis par l’anthologie qui la cite ; la Gazette n’a pas été vue ici. Laurent dit au procès que Mme Vallentin n’envoya de la soupe qu’une fois. La phrase dit qu’à ce moment Sébastien ne pouvait plus manger seul ; elle ne date pas ce repas.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 13, témoignage d’Adeline, note 9, renvoyant à la note 8 : Gazette officielle de la Guadeloupe, n° 12, 28 février 1842, audience du 31 janvier 1842 (ADG, 3K34)

Selon Louis, commandeur esclavisé du Balisier, Louis-Joseph Vallentin déclare à l’annonce de la mort de…

Point 2 sur 13 · Témoignage · audience ; propos de 1838

Selon Louis, commandeur esclavisé du Balisier, Louis-Joseph Vallentin déclare à l’annonce de la mort de Sébastien : « Tant mieux, me voilà enfin débarrassé. Je ne ferai pas d’autres pertes. » Les pertes sont celles du bétail dont il accusait Sébastien.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La phrase est attribuée à Vallentin par Louis, au procès de 1842, dans le compte rendu de la Gazette officielle de la Guadeloupe que cite l’anthologie ; la Gazette n’a pas été vue ici et aucun autre témoin, dans les passages lus, ne la rapporte. Louis dit lui-même au procès que le juge d’instruction a mal écrit certaines de ses paroles. Le sens de « pertes » est donné par l’accusation d’empoisonnement du bétail portée contre Sébastien.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 17, note 23, renvoyant à la note 22 : Gazette officielle de la Guadeloupe, n° 12, 28 février 1842, audience du 31 janvier 1842 (ADG, 3K34)

Au procès Vallentin, à l’audience du 31 janvier 1842, Adeline, compagne de Sébastien, donne la cause de son…

Point 3 sur 13 · Témoignage · audience ; faits de 1838

Au procès Vallentin, à l’audience du 31 janvier 1842, Adeline, compagne de Sébastien, donne la cause de son enfermement : « Mon homme était chargé de la garde des bœufs. Un bœuf mourut ; Sébastien fut mis au cachot. »

Précisions nécessaires à l’interprétation

La parole d’Adeline est connue par le compte rendu de la Gazette officielle de la Guadeloupe, qui abrège les audiences et traduit en français des dépositions faites en créole, puis par l’anthologie qui la cite ; la Gazette n’a pas été vue ici. Adeline témoigne au procès du maître de Sébastien, dont elle est aussi l’esclave.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 7, « Maître qu’à faire froid dans cachot la… », témoignage d’Adeline, note 3 : Gazette officielle de la Guadeloupe, n° 12, 28 février 1842, audience du 31 janvier 1842 (ADG, 3K34)

Adeline décrit à la cour le cachot où Sébastien est enfermé : « Il était couché, sans être amarré, sur un…

Point 4 sur 13 · Témoignage · audience ; faits de 1838

Adeline décrit à la cour le cachot où Sébastien est enfermé : « Il était couché, sans être amarré, sur un bout de planche. L’eau tombait tout plein dans le cachot. Tous les jours mon garçon Réville lui portait de la paille, et le lendemain elle était pourrie. » Elle ajoute qu’il était entré au cachot avec cinq chemises, toutes pourries à sa mort, que de petites bêtes lui mangeaient la figure et qu’« il ne pouvait pas se lever, on était obligé de le prendre par les épaules ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le passage est abrégé par l’anthologie, qui marque ses coupes ; il est connu par la Gazette, qui traduit et abrège, non par la déposition elle-même. Adeline ne voit pas de trous pratiqués dans les portes, alors que Réville parle d’un trou d’air ouvert par Sébastien puis rebouché : les deux témoignages ne se recouvrent pas et ne se départagent pas ici.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 7, témoignage d’Adeline sur le cachot, note 21 : Gazette officielle de la Guadeloupe, n° 12, 28 février 1842, audience du 31 janvier 1842 (ADG, 3K34)

Au procès Vallentin, Louis, commandeur, soutient qu’Adeline lui aurait dit avoir donné un coup de pilon à…

Point 5 sur 13 · Témoignage · audience

Au procès Vallentin, Louis, commandeur, soutient qu’Adeline lui aurait dit avoir donné un coup de pilon à Sébastien. Adeline le nie : « Si mon défunt avait reçu ce coup de pilon, il serait resté sur place. Oui, c’est vrai, j’ai eu du train avec Sébastien. Mais, c’est lorsque je n’avais encore que deux enfants de lui. Depuis les trois autres, jamais nous n’avons eu de train, mais je ne lui ai pas donné de coup de pilon. » Elle a donc eu cinq enfants de Sébastien.

Précisions nécessaires à l’interprétation

« Avoir du train » veut dire se disputer ; l’anthologie le glose. L’accusation de Louis, commandeur de l’habitation, vient d’un témoin que Réville et Adeline mettent eux-mêmes en cause ; elle n’établit pas le coup de pilon, qu’Adeline nie et que rien d’autre n’atteste. Les cinq enfants sont ceux qu’Adeline dit avoir eus de Sébastien ; seuls Réville et Laurent sont nommés dans les passages lus.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 13, « J’ai eu des relations tout-à-fait fugitives », échange entre Louis et Adeline, note 8 : Gazette officielle de la Guadeloupe, n° 12, 28 février 1842, audience du 31 janvier 1842 (ADG, 3K34)

Aux audiences du procès de son maître devant la cour d’assises, en novembre-décembre 1847, Thisbé, quarante…

Point 6 sur 13 · Témoignage · date non établie

Aux audiences du procès de son maître devant la cour d’assises, en novembre-décembre 1847, Thisbé, quarante ans, esclave de Texier Lavalade à Trois-Rivières, explique son départ en marronnage : son fils Lindor, encore enfant, gardait des animaux d’élevage sur l’habitation, était trop petit pour cette garde et fut battu durement ; elle dit avoir été forcée de partir marronne en l’emmenant avec elle. Elle est passée chez Madame de Touchimbert, voisine, en voulant aller porter plainte à M. de Jabrun, alors maire de la commune ; Madame de Touchimbert l’en a dissuadée et lui a donné du suif, une graisse animale, pour frictionner les coups de Lindor ; selon Thisbé, l’enfant avait à la peau des loupes « par suite des coups que lui avait donné Texier ». Selon la déposition d’Hector, esclave et vraisemblablement commandeur du même maître, elle fut arrêtée à Capesterre, commune voisine de Trois-Rivières.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le but que Thisbé déclare est d’aller porter plainte ; c’est sa parole devant une cour qui juge son maître, recueillie et traduite par la procédure. Deux dépositions publiées dans Libres et sans fers divergent sur l’auteur des coups portés à Lindor : Thisbé les attribue à Texier Lavalade, tandis que le forgeron libre Christophe, qui dit avoir lui-même enferré Firmin, en donne pour motif ce qu’on lui a dit : « On m’a dit que Firmin avait battu le fils de Thisbé ». L’étude de Frédéric Régent suit la première version. Les deux dépositions sont attestées et ne sont pas départagées ici. Les sources consultées ne donnent pas la date précise du marronnage. La version de Christophe placerait l’épisode avant le 18 novembre 1839, jour où Firmin meurt au cachot ; celle de Thisbé permet seulement de dire que le départ précède son témoignage de 1847.

Après son arrestation, Thisbé est mise au cachot sur l’habitation de Texier Lavalade.

Point 7 sur 13 · Témoignage · date non établie

Après son arrestation, Thisbé est mise au cachot sur l’habitation de Texier Lavalade. Selon la déposition de Cécilia, le maître lui fait dire que, si elle paie les frais d’arrestation, de geôle et de temps perdu, il la fera sortir ; Thisbé y consent, et Marcelin va chercher l’argent qu’elle avait déposé à Trois-Rivières chez une de ses amies. Cette amie s’appelle Florine, elle est extérieure à l’habitation, et son statut juridique — libre ou esclave — n’est pas connu. La déposition d’Hector résume l’issue : Thisbé « indiqua à Monsieur où il trouverait soixante francs qui devaient servir à la délivrer. Cette femme fût mise en liberté ». Frédéric Régent écrit qu’elle rembourse à son maître son temps de marronnage.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les soixante francs réunissent les trois postes énoncés par Cécilia — arrestation, geôle, temps perdu — sans être ventilés : rien ne permet d’y isoler la part de la prime publique versée pour une capture. La somme est connue par les dépositions d’autres esclaves, non par une pièce comptable. La date de l’épisode n’est pas donnée, et rien ne permet de le situer avant ou après la loi du 18 juillet 1845, qui reconnaît aux esclaves la possibilité de posséder des biens mobiliers : on ne sait donc pas sous quel régime l’argent était déposé chez Florine. La déposition de Cécilia nomme Marcelin sans dire qui il est ni quel est son statut.

À l’audience du 31 janvier 1842 du procès Vallentin, Louis, commandeur esclavisé de l’habitation Balisier à…

Point 8 sur 13 · Témoignage · 1842-01-31

À l’audience du 31 janvier 1842 du procès Vallentin, Louis, commandeur esclavisé de l’habitation Balisier à Marie-Galante, conteste la déposition écrite qui lui est relue : il dit que le juge a écrit noir quand il avait dit blanc et qu’il ne comprenait pas tous les mots français. Son désaccord rend visible l’écart possible entre la parole, sa compréhension linguistique et l’écrit judiciaire qui la transmet.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le désaccord est publié par une chronique judiciaire reprise dans l’anthologie ; ni la Gazette ni la procédure manuscrite ne sont contrôlées ici. Les auteurs parlent d’un stratagème, mais la parole transmise ne permet pas d’établir le motif de Louis.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 1, déposition de Louis et notes 16 à 20, d’après la chronique du procès Vallentin

À Marie-Galante, François et Jacob décrivent le jardin de Sébastien et l’énergie qu’il consacre à travailler…

Point 9 sur 13 · Interprétation · témoignages des affaires Vallentin et Texier Lavalade

À Marie-Galante, François et Jacob décrivent le jardin de Sébastien et l’énergie qu’il consacre à travailler pour lui-même. À Trois-Rivières, Christon explique qu’elle entretient le jardin d’Hector, son compagnon, parce que le maître d’Hector ne lui laisse pas de temps pour le faire. Le jardin produit ainsi nourriture, revenus et travail pour soi, tout en reportant sur les personnes esclavisées l’entretien que le propriétaire doit légalement assurer.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les témoignages établissent ces jardins et ces relations précises. La généralisation sur le transfert de l’entretien est celle des auteurs, confrontée aux prescriptions qu’ils citent ; elle ne mesure ni la surface, ni le rendement, ni la fréquence de ces arrangements dans toute la Guadeloupe.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 9, témoignages de François, Jacob, Vallentin et Christon, notes 21 à 30

À l’audience du 31 janvier 1842 du procès Vallentin, Laurent raconte qu’avec son frère Réville il apporte à…

Point 10 sur 13 · Témoignage · 1842-01-31

À l’audience du 31 janvier 1842 du procès Vallentin, Laurent raconte qu’avec son frère Réville il apporte à manger à leur père Sébastien au moins une fois par semaine. Ils l’asseyent, le soutiennent par les épaules et lui donnent farine, patates et morue pendant au moins deux semaines ; selon Laurent, Madame Vallentin n’envoie de la soupe qu’une seule fois.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La chronique judiciaire reprise par l’anthologie transmet les gestes et la durée annoncée par Laurent ; la Gazette et la procédure ne sont pas contrôlées ici. Ce cas établit un soin familial, non une mesure générale des rations ou de la faim.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 10, témoignage de Laurent, note 20, audience du procès Vallentin du 31 janvier 1842

Lucile déclare que Jean-Baptiste Douillard Mahaudière lui avait promis la liberté parce qu’elle le soignait…

Point 11 sur 13 · Témoignage · témoignage dans l’affaire Douillard Mahaudière

Lucile déclare que Jean-Baptiste Douillard Mahaudière lui avait promis la liberté parce qu’elle le soignait pendant ses maladies. Lorsqu’elle demande l’exécution de cette promesse puis offre sa rançon, il la refuse en disant que ses soins lui sont indispensables. Le service jugé précieux devient ainsi, dans son récit, le motif employé pour maintenir sa soigneuse en esclavage.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La déposition est publiée par une brochure judiciaire citée dans l’anthologie ; ni cette brochure ni la procédure ne sont contrôlées ici. Elle établit ce que Lucile déclare sur la promesse, son offre et le refus, non l’existence d’un contrat juridiquement exécutoire.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 16, déposition de Lucile, note 9

Après la mort de Sébastien dans le cachot de l’habitation Balisier, Adeline, Jacob, Laurent et Fanchon…

Point 12 sur 13 · Témoignage · témoignages au procès Vallentin sur une mort survenue en 1838

Après la mort de Sébastien dans le cachot de l’habitation Balisier, Adeline, Jacob, Laurent et Fanchon lavent son corps et le conduisent à sa sépulture. Jacob et Fanchon, une accoucheuse de quatre-vingts ans, sont, comme Adeline, tenus en esclavage par Vallentin. Tous deux témoignent au procès de 1842. Adeline, sa compagne, déclare qu’ils lui ont mis une chemise, une culotte et un mouchoir, puis qu’elle a placé une croix sur sa fosse. Les proches accomplissent ainsi des gestes funéraires précis ; au président qui lui demande si l’on a fait un cercueil à Sébastien, Adeline répond : « Non, Monsieur. »

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les gestes sont transmis par la chronique judiciaire du procès Vallentin reprise dans l’anthologie ; la Gazette et la procédure ne sont pas contrôlées ici. La croix atteste le geste déclaré par Adeline, sans permettre d’assigner à chacun une croyance ni de reconstituer l’ensemble du rite.

  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 17, témoignages de Jacob et d’Adeline, note 22, et synthèse des gestes d’Adeline, Jacob, Laurent et Fanchon
  • Libres et sans fers. Paroles d’esclaves (cette notice) — chapitre 2, déposition de Fanchon, note 12, et chapitre 9, déposition de Jacob, note 22 : leur âge, leur fonction et leur maître

Sébastien est enfermé par Louis-Joseph Vallentin dans un cachot maçonné, haut de 1,20 mètre et long de 1,80…

Point 13 sur 13 · Événement · enfermement et mort ; décès déclaré le 14 août

Sébastien est enfermé par Louis-Joseph Vallentin dans un cachot maçonné, haut de 1,20 mètre et long de 1,80 mètre selon l’historien Frédéric Régent. Il y meurt en 1838, après des semaines de détention ; Vallentin, son maître et l’accusé du procès, situe la mort le 5 ou le 6 mai. Adeline, sa compagne, déclare qu'après sa mort, elle et d'autres proches l'ont lavé, vêtu d'une chemise, d'une culotte et d'un mouchoir, puis enterré sans cercueil ; elle place une croix sur sa fosse. Son décès n'est déclaré à l'état civil que le 14 août.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Régent transmet le compte rendu de la Gazette officielle sans en reproduire le fac-similé. Le début précis de l'enfermement et la cause médicale de la mort ne sont pas établis ici. La croix et les soins funéraires sont les gestes déclarés par Adeline ; ils ne prouvent ni présence ni refus d'un prêtre. La date du 5 ou 6 mai vient du témoignage de Vallentin (Libres et sans fers, chapitre 17, d’après la Gazette officielle de la Guadeloupe, n° 10, 20 février 1842, audience du 29 janvier) ; elle ne s’accorde ni avec l’autorisation d’« exporter » Sébastien obtenue le 14 mai 1838 (Delâtre, § 12), ni avec le journal cité par Régent, qui fait commencer le « supplice » dans le courant d’avril et le fait durer « trois mois environ ». Seuls la Gazette de 1842 et le registre des déclarations de décès de Capesterre, aux Archives départementales de la Guadeloupe, peuvent trancher. Les mesures du cachot sont celles que donne Régent (§ 4), sans en citer la pièce ; dans la déposition que cite Delâtre (§ 19), Réville dit que son père « pouvait s’y tenir debout ».