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Esclavage aux Antilles

Source

[Déclaration de Médor, esclave du sieur Delavau, reçue aux Perches le 26 mai 1757], pièce I des extraits joints à la correspondance sur les empoisonnements

Louis Auguste Aymar, François Borel de Neuilly, Jacques Hamelin et Augustin Richer, habitants du quartier des Perches

Pièce d’archives · 26 mai 1757

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Droits : Document du XVIIIe siècle dans le domaine public ; images institutionnelles des Archives nationales d'outre-mer réutilisables sous licence ouverte Etalab 2.0 avec crédit et cote complète.

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Selon la déclaration que Médor, esclave du sieur Delavaud, fait aux Perches le 26 mai 1757, la barre aux…

Point 1 sur 1 · Témoignage · 1750-06-26–1757-05-26

Selon la déclaration que Médor, esclave du sieur Delavaud, fait aux Perches le 26 mai 1757, la barre aux pieds et la chaîne au cou, devant quatre habitants du quartier, André, qui appartient à M. de Carbon, n’avait pu obtenir « pour de l’argent » sa fille Marie-Jeanne, qui appartient à Delavaud. Après avoir reçu de lui de l’argent à plusieurs reprises, Médor et Vénus enlèvent Marie-Jeanne dans la nuit du 26 juin 1750, « de la chaîne où [elle] était au pied du lit de sa maîtresse ». Ils la conduisent chez Geneviève Baudin, libre au Cap, où elle reste trois jours, puis elle passe chez M. Delarue et chez Madame Bauval, dans la case où elle avait été arrêtée marronne quelque temps auparavant, avant d’être menée à son père sur l’habitation de M. de Carbon, au Bois de Lance. Elle y reste presque toujours ; André lui fait faire plusieurs voyages avec lui « dans la vue de forcer » Delavaud à la lui vendre. En 1757, selon Médor, son père la détient encore et cinq personnes esclavisées qu’il nomme le savent.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Tout le récit est celui de Médor, qui parle enchaîné sur l’habitation de son maître, dans une procédure pour poison où ses déclarations s’accusent et se corrigent ; il le présente comme un méfait commis « méchamment ». Ni André ni Marie-Jeanne ne parlent dans la pièce : la volonté de Marie-Jeanne, les raisons de sa fuite antérieure et l’issue du projet de vente ne sont pas connues. L’édition modernisée de Garrigus et Rogers rend fidèlement ce passage du manuscrit, qui écrit « Delavau ».

  • [Déclaration de Médor, esclave du sieur Delavau, reçue aux Perches le 26 mai 1757], pièce I des extraits joints à la correspondance sur les empoisonnements (cette notice) — ANOM, COL C9 A 102, pièce I datée du 26 mai 1757 (vue 23), passage sur André et Marie-Jeanne au bas de la vue 26 et en haut de la vue 27
  • Voix d’esclaves : Antilles, Guyane et Louisiane françaises, XVIIIe–XIXe siècles — chapitre « La confession de Médor », déclaration du 26 mai 1757 reçue aux Perches par Aymar, Borel de Neuilly, Hamelin et Richer (ANOM, C9A 102 ; version abrégée en F3/88), passage sur l’enlèvement de Marie-Jeanne et notes 12 à 14 de l’éditeur ; édition numérique consultée, sans la pagination du volume imprimé