Aller au contenu
Esclavage aux Antilles

Source

Journal du voyage du sieur Delbée aux isles, dans la coste de Guinée

Delbée ; recueil anonyme signé « Par I. C. S. D. V. », attribué par les catalogues à un Clodoré

Source d’époque · 1671

Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.

Consulter la source en ligne

Notice

Droits : Œuvre du domaine public. Numérisation de la John Carter Brown Library diffusée par Internet Archive, sous licence CC BY 4.0 ; attribution de la bibliothèque et indication des modifications ; le crédit publié est « numérisation John Carter Brown Library, diffusée par Internet Archive sous licence CC BY 4.0 ». Vérifié le 14 août 2026 sur https://jcblibrary.org/permissions.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Autour de la Justice : garanties et refus d’aborder

Point 1 sur 2 · Témoignage · 1669

Delbée, commissaire général de la Marine, commande la Justice, que la Compagnie des Indes occidentales envoie en 1669 sur la côte du golfe de Guinée pour la traite et pour y fonder un établissement. Au cours de ce voyage, Delbée rapporte deux situations où des habitants se méfient des Français au moment de monter à bord. Dans la première, Delbée écrit que ces habitants attendent que les Français prennent de l’eau de mer dans la main et la versent sur leurs propres yeux avant de monter à bord ; ils tiennent ce geste pour la garantie qu’ils ne seront pas retenus. Delbée écrit aussi qu’un Français nommé Gelée aurait enlevé plusieurs personnes neuf ou dix ans plus tôt et que d’autres Français auraient ensuite été tués. Dans la seconde, le 26 décembre 1669 au soir, devant Assenay, des hommes venus en canot vers la Justice reconnaissent des Français et se jettent à la mer plutôt que de monter à bord. Delbée écrit que des Anglais leur ont fait croire que les Français sont des gens sans parole qui enlèvent tous ceux qui viennent commercer avec eux le long de la côte. Le lendemain matin, comme les habitants ne veulent toujours pas venir à bord, la Justice repart, puis doit s’arrêter de nouveau faute de vent. Des hommes venus en canot de Benay, bourg voisin, rapportent alors à Delbée cette explication du refus des habitants d’Assenay et l’invitent à jeter l’ancre devant leur bourg ; Delbée refuse pour poursuivre sa route selon ses ordres.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le journal transmet le récit et les interprétations de Delbée ; il ne fournit ni le témoignage direct des habitants, ni une pièce indépendante sur les enlèvements attribués à Gelée, ni le détail des informations données par les Anglais. Il ne dit pas ce que deviennent les hommes qui se jettent à la mer devant Assenay. Les hommes qui hésitent ou refusent de monter à bord ne sont pas présentés comme captifs. Ces deux situations ne prouvent pas que toutes les relations entre habitants et Français suivent ce modèle.

  • Journal du voyage du sieur Delbée aux isles, dans la coste de Guinée (cette notice) — tome II, p. 347–348 pour la qualité de commissaire général de la Marine portée au titre du journal, l’envoi de la Justice par la Compagnie des Indes occidentales pour la traite et pour un établissement sur la côte d’Ardres, et le commandement donné à Delbée ; p. 358–359 pour le signe accompli avec l’eau de mer, la méfiance, l’enlèvement de plusieurs personnes attribué à Gelée neuf ou dix ans auparavant et les morts françaises rapportées ; p. 356 et p. 378 pour le mois, les entrées datées allant du 13 décembre 1669 au 1er janvier 1670 ; p. 367–369 pour la soirée du 26 décembre devant Assenay, les hommes venus en canot qui se jettent à la mer plutôt que de monter à bord, l’avertissement attribué aux Anglais, le départ du lendemain à neuf heures, le nouvel arrêt faute de vent, le canot de Benay qui rapporte cette explication et invite la Justice à jeter l’ancre devant ce bourg, le refus de Delbée et la description d’Assenay et de Benay comme deux bourgs distants de deux lieues

La Justice mouille en Martinique

Point 2 sur 2 · Témoignage · 1670-06-07

Selon le journal de Delbée, la Justice gagne la rade du fort Saint-Pierre, en Martinique, le 7 juin 1670.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La date du 7 juin est déduite de deux indications successives du journal : l’île est aperçue le 6, puis le navire mouille le lendemain.

  • Journal du voyage du sieur Delbée aux isles, dans la coste de Guinée (cette notice) — tome II, p. 468–469 : Delbée voit la Martinique le 6 juin 1670 et mouille le lendemain dans la rade du fort Saint-Pierre

Dans le glossaire

Les définitions qui mobilisent cette source.