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Esclavage aux Antilles

Source

Histoire générale des Antilles habitées par les François — volumes historiques de l’édition augmentée

Jean-Baptiste Du Tertre

Source d’époque · 1667–1671

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À approfondir

Premières implantations et premiers asservissements

Guadeloupe et dépendances · Organisation et coercition du travail

Le dispositif d’acquisition est établi par une source contemporaine : Du Tertre décrit, à la ménagerie de la Capesterre, de jeunes personnes asservies mises en apprentissage auprès des artisans français que Houël avait fait venir de Paris, dans le but déclaré de s’en passer — sept métiers en sortent, dont celui de confiseur. Sur la tenue des postes, la réponse est désormais négative et structurelle : quatre instruments d’enregistrement de la Guadeloupe entre 1664 et 1687 — rôle, recensement nominatif, extrait général, déclarations — n’attachent aucun métier à une personne asservie, parce que le métier s’écrit dans la section des domestiques et que la section suivante n’a pas de colonne pour lui. L’absence est dans l’instrument, non dans l’atelier. Les descriptions techniques détenues, postérieures d’un siècle, ne combleront pas ce point. Une réserve s’ajoute, du 21 août au soir : le mot « sucrier » ne désigne pas la même chose d’une pièce à l’autre. Le nominatif de 1671 en porte deux, dont l’un est « serviteur blanc » et l’autre « serviteur artisan » — des ouvriers ; les marges des déclarations de 1687 l’écrivent pour qualifier le maître d’une sucrerie, au pluriel quand les déclarants sont plusieurs, dans la même série que « marchand » et « habittant ». L’occurrence unique de Du Tertre, isolée dans une description technique et sans titulaire, ne permet donc de conclure ni dans un sens ni dans l’autre.

À approfondir

Sucre, déportations massives et reprise en main royale

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Le dispositif d’acquisition est établi par une source contemporaine : Du Tertre décrit, à la ménagerie de la Capesterre, de jeunes personnes asservies mises en apprentissage auprès des artisans français que Houël avait fait venir de Paris, dans le but déclaré de s’en passer — sept métiers en sortent, dont celui de confiseur. Sur la tenue des postes, la réponse est désormais négative et structurelle : quatre instruments d’enregistrement de la Guadeloupe entre 1664 et 1687 — rôle, recensement nominatif, extrait général, déclarations — n’attachent aucun métier à une personne asservie, parce que le métier s’écrit dans la section des domestiques et que la section suivante n’a pas de colonne pour lui. L’absence est dans l’instrument, non dans l’atelier. Les descriptions techniques détenues, postérieures d’un siècle, ne combleront pas ce point. Une réserve s’ajoute, du 21 août au soir : le mot « sucrier » ne désigne pas la même chose d’une pièce à l’autre. Le nominatif de 1671 en porte deux, dont l’un est « serviteur blanc » et l’autre « serviteur artisan » — des ouvriers ; les marges des déclarations de 1687 l’écrivent pour qualifier le maître d’une sucrerie, au pluriel quand les déclarants sont plusieurs, dans la même série que « marchand » et « habittant ». L’occurrence unique de Du Tertre, isolée dans une description technique et sans titulaire, ne permet donc de conclure ni dans un sens ni dans l’autre.

À approfondir

Premières implantations et premiers asservissements

Martinique · Organisation et coercition du travail

Du Tertre donne pour l’ensemble des îles la division du travail à l’intérieur de la sucrerie — cuire le sucre n’est pas porter les cannes —, le régime de deux escouades de douze heures et le différentiel de nourriture qui suit ce partage ; il nomme le poste qualifié, le sucrier, sans dire qui l’occupe. Le seul dispositif d’apprentissage qu’il décrit est guadeloupéen, et rien n’autorise à le transposer ici. Sur la tenue des postes, le constat établi en Guadeloupe vaut d’être éprouvé ici : les instruments d’enregistrement y écrivent le métier dans la section des domestiques et n’en donnent pas aux personnes asservies. Les descriptions techniques détenues restent postérieures d’un siècle. Une réserve s’ajoute, du 21 août au soir : le mot « sucrier » ne désigne pas la même chose d’une pièce à l’autre. Le nominatif de 1671 en porte deux, dont l’un est « serviteur blanc » et l’autre « serviteur artisan » — des ouvriers ; les marges des déclarations de 1687 l’écrivent pour qualifier le maître d’une sucrerie, au pluriel quand les déclarants sont plusieurs, dans la même série que « marchand » et « habittant ». L’occurrence unique de Du Tertre, isolée dans une description technique et sans titulaire, ne permet donc de conclure ni dans un sens ni dans l’autre.

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