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Esclavage aux Antilles

Source

Genetic Consequences of the Transatlantic Slave Trade in the Americas

Steven J. Micheletti, Kasia Bryc, Samantha G. Ancona Esselmann, William A. Freyman, Meghan E. Moreno, G. David Poznik, Anjali J. Shastri, 23andMe Research Team, Sandra Beleza, Joanna L. Mountain

Étude · 2020

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L’ascendance africaine de 596 Haïtiens de la cohorte 23andMe

Point 1 sur 2 · Mesure · étude publiée en 2020

Dans l’étude de Micheletti et de ses collègues, fondée sur des clients de l’entreprise 23andMe, 596 personnes dont les quatre grands-parents sont nés en Haïti ont en moyenne 79,8 % d’ascendance africaine et 18,9 % d’ascendance européenne. Rapportées à leur ascendance totale, les quatre populations africaines de référence du service en représentent 28,6 % « Nigerian », 15,4 % « Coastal West African », 12,0 % « Congolese » et 4,3 % « Senegambian & Guinean », le reste de la part africaine n’étant attribué à aucune des quatre. 96 % d’entre elles portent les quatre composantes à la fois ; leur composante « Congolese » est la plus forte des cinq groupes de la Caraïbe anglophone et française présentés dans le même tableau : celle des quatre autres groupes va de 3,0 % à 8,0 %.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les participants sont des clients de 23andMe, surtout des États-Unis : ce sont en majorité des Haïtiens de la diaspora, non un échantillon de la population d’Haïti. Les quatre populations de référence sont des populations actuelles, que le dossier désigne en français comme les composantes « nigériane », « congolaise » et suivantes — « Nigerian » pour le Nigeria, « Coastal West African » pour la Sierra Leone, le Liberia, la Côte d’Ivoire et le Ghana, « Congolese » pour l’Angola et la République démocratique du Congo, « Senegambian & Guinean » pour le Sénégal, la Gambie et les deux Guinées — ; elles ne correspondent pas aux régions de traite, et les côtes du Nigeria actuel appartiennent à la fois à la baie du Bénin et à la baie du Biafra. Leur somme reste inférieure à l’ascendance africaine totale : les pourcentages ne se recalculent pas en parts de régions. Les auteurs, pour la plupart salariés de 23andMe, qui finance l’étude, observent que la composante « Congolese » est partout plus faible qu’attendu et l’attribuent à une méthode qui ne distingue que quatre populations africaines ; l’étude ne compare pas Haïti aux données de traite.

  • Genetic Consequences of the Transatlantic Slave Trade in the Americas (cette notice) — supplément, tableau S2 pour l’effectif de 596 ; tableau S7 (fichier mmc3.xlsx, feuille AC33_summary), ligne « Haiti », colonnes (A) « Prop. 4 pop » et (B) « African », « Senegambian Guinean », « Coastal West African », « Nigerian », « Congolese Bantu », « European », et lignes des autres groupes « British Caribbean » pour la comparaison ; texte final, section « Methods » pour la définition des quatre populations africaines, et section « Discordance between IBD and Ancestry Composition » pour la composante « Congolese » plus faible qu’attendu

La Guadeloupe et la Martinique fondues avec les îles britanniques voisines dans l’étude de 2020

Point 2 sur 2 · Mesure · étude publiée en 2020

Dans l’étude de Micheletti et de ses collègues, les personnes dont les grands-parents sont nés en Guadeloupe ou en Martinique sont regroupées avec celles d’Antigua, de la Dominique, de Saint-Kitts-et-Nevis, de Montserrat et des îles Vierges britanniques dans un groupe de 163 personnes ; l’étude ne publie aucune valeur propre à la Guadeloupe ni à la Martinique.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le groupe mêle des îles de colonisation britannique et française dont l’histoire de la traite diffère ; ses moyennes ne décrivent ni la Guadeloupe ni la Martinique.

  • Genetic Consequences of the Transatlantic Slave Trade in the Americas (cette notice) — supplément, tableau S2, groupe « British Leeward Islands and French Caribbean » (codes AG, DM, GP, KN, MQ, MS, VG) ; tableau S7 (mmc3.xlsx, feuille AC33_summary), ligne du même groupe, n = 163