Résister et sortir de l’esclavage — Partir marron : quitter, tenir, revenir
Dans ce dossier : Reprise du récit de Tanc sur l'enfant attaché à la chaîne de sa mère ; ce relais n'est pas une observation indépendante de la scène.
Source
Revue des colonies (Paris), dir. Cyrille Bissette
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Dans ce dossier : Reprise du récit de Tanc sur l'enfant attaché à la chaîne de sa mère ; ce relais n'est pas une observation indépendante de la scène.
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Tanc décrit la « discipline établie par un habitant de la Capesterre » de la Guadeloupe : « S’il craint que, par suite d’un châtiment, une de ses négresses parte marronne, ou bien si elle est prise en marronnage, il lui fait mettre au cou ou au pied une énorme chaîne, à laquelle on attache un de ses enfans. J’ai vu une petite fille de six ans traîner avec peine ce lourd et pénible fardeau » ; le corps de l’enfant en était « tout meurtri ».
La pratique est celle d’un seul planteur de Capesterre, que Tanc ne nomme pas et dont il fait le portrait d’un maître exceptionnellement cruel ; elle ne se généralise pas aux habitations de la Guadeloupe. Tanc dit avoir vu la fillette ; il ne la nomme pas, ni sa mère, et ne date pas la scène au-delà de son séjour. Tanc décrit la chaîne comme imposée avant une fuite redoutée ou après une capture ; la scène qu'il dit avoir vue ne précise pas lequel.