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Esclavage aux Antilles

Source

Le voyage des aveugles. Le Havre–la Guadeloupe, 1819, trad. Souad Degachi et Maxime Shelledy, dans Paulin Ismard (dir.), Benedetta Rossi et Cécile Vidal (coord.), Les Mondes de l’esclavage. Une histoire comparée, Paris, Seuil, 2021, p. 277–283

Anita Rupprecht

Étude · 2021

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Notice

Droits : Chapitre dans un ouvrage commercial ; copie réservée au travail documentaire interne, sans redistribution.

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Points étayés

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L’article médical publié par Sébastien Guillié rapporte que le Rôdeur quitta Le Havre le 24 janvier 1819,…

Point 1 sur 1 · Témoignage · 1819-01-24–1819-06-21

L’article médical publié par Sébastien Guillié rapporte que le Rôdeur quitta Le Havre le 24 janvier 1819, atteignit la côte africaine le 14 mars, mouilla devant Bonny — lieu que l’article associe à la rivière du Calabar —, repartit le 6 avril, puis arriva en Guadeloupe le 21 juin. Environ quinze jours après le départ de Bonny, au moment où l’affection des yeux est observée, le texte compte 160 personnes captives enfermées dans la cale et l’entrepont. L’affection gagne ensuite l’équipage : le même article rapporte que des matelots en sont atteints, que le chirurgien du bord en est resté aveugle, et qu’à l’arrivée en Guadeloupe « l’équipage était dans un état déplorable ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

Guillié nomme le chirurgien du bâtiment, Maignan, à la page 75, et indique en note de la page 78 qu’il lui a fourni une partie des détails. Ce texte médical ne remplace ni le journal de bord ni les documents d’armement et de débarquement ; la reprise anglaise traduit la même chaîne au lieu de la confirmer indépendamment. Le nombre de 160 porte chez Guillié sur le moment où l’affection est observée, environ quinze jours après le départ, et non sur l’embarquement ou le débarquement. Rupprecht écrit 170 à ce même stade ; Daget donne 200 personnes chargées à Bonny et 160 débarquées en Guadeloupe. Ces nombres ne doivent pas être fusionnés en un seul effectif de départ.