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Esclavage aux Antilles

Source

Imaging the Unspeakable and Speaking the Unimaginable: The « Description » of the Slave Ship Brookes and the Visual Interpretation of the Middle Passage

Marcus Wood

Étude · 1997

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Droits : Article sous droits, © Société canadienne d’étude du dix-huitième siècle. Diffusé en accès ouvert par Érudit, consortium interuniversitaire sans but lucratif ; l’usage est soumis à la politique d’utilisation d’Érudit. Copie de travail au fonds local, sans redistribution ; citation courte avec attribution.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Document

Ce que montre vraiment le plan du Brookes

Tout le monde a déjà vu cette planche : des centaines de petites silhouettes noires rangées côte à côte dans une coque. On la regarde comme une photographie de l’entrepont. Elle est autre chose — et ce qu’elle est réellement est plus accablant encore.

5 min · 1715–1789 · Afrique atlantique

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

La planche du Brookes ne porte aucune date d’impression, et le millésime de son titre est celui de la loi qu’elle met en images. La Library of Congress, qui conserve l’exemplaire reproduit ici, ne la date pas : son catalogue porte « [n. p., 1788?] » — sans lieu, avec point d’interrogation. La chronologie établie par Marcus Wood donne deux états successifs, tous deux postérieurs à la loi de juillet 1788 : le « Plan of an African Ship’s Lower Deck with Negroes in the proportion of only One to a Ton », gravé par le comité de Plymouth de la Society for Effecting the Abolition of the Slave Trade en décembre 1788 et publié en janvier 1789 ; puis la « Description of a Slave Ship », développée par le comité de Londres et publiée par James Phillips au printemps 1789, qui détaille chaque pont. L’image est donc postérieure à la loi qu’elle attaque, et non l’inverse.

À garder en tête : L’exemplaire que reproduit cette fiche s’intitule « Stowage of the British slave ship Brookes under the Regulated Slave Trade Act of 1788 » : ce titre n’est celui d’aucun des deux états décrits par Wood, qui ne le nomme nulle part. Radburn et Eltis le mentionnent une seule fois, en note, avec un lieu incertain — « London[?], c.1789 ». La version dont il provient n’est donc pas établie, et les traits relevés sur cette image valent pour elle, non pour toutes les planches du Brookes. La date « vers 1789 » est déduite de la chronologie des deux comités, non portée par la feuille.