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Esclavage aux Antilles

Source

Le Dictionnaire de l’Académie françoise, dédié au Roy — première édition

Académie françoise

Source imprimée · 1694

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Notice

Droits : Œuvre du domaine public. La transcription consultée est celle du corpus « Dictionnaires d’autrefois » de l’ATILF et de l’université de Chicago, librement interrogeable ; on la cite et on la lie, on ne la redistribue pas.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Document

Le nom vient de l’édition, pas de l’acte royal

« Code Noir » n’est pas le titre que le roi a donné à son acte de mars 1685. C’est celui qu’une libraire parisienne met en tête d’un livre, en 1718. Le nom a tenu ; ce qu’il recouvre — plusieurs textes, plusieurs colonies, plusieurs dates — a disparu derrière lui.

6 min · 1685–1789 · Guadeloupe et dépendances, Martinique, +2

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Dans le vocabulaire monétaire du royaume, l’écu est deux choses que les dictionnaires du temps distinguent expressément : une pièce — « escu d’or, escu sol, escu d’argent, ou plus ordinairement escu blanc » — et une monnaie de compte. Comme monnaie de compte, il vaut soixante sous tournois. Le Dictionnaire de l’Académie l’écrit ainsi en 1694 — « Escu, est aussi, Une monnoye de compte de la valeur de soixante sous tournois » — et le dit plus complètement dans sa seconde édition, en 1718 : « de la valeur de trois livres ou soixante sous tournois ». Le même dictionnaire définit la livre : « Est aussi une monnoye de compte valant vingt sols. La livre tournois est de vingt sous. » Un écu de compte vaut donc trois livres tournois, et l’article LIVRE ajoute que dans le discours ordinaire on dit « un escu » là où l’on compterait trois livres.

À garder en tête : Ces dictionnaires décrivent le vocabulaire monétaire du royaume ; ils ne disent rien de la manière dont les sommes étaient comptées ou acquittées dans les colonies. Ils distinguent en outre la monnaie de compte de la pièce — escu blanc, escu d’or —, dont le cours en livres a varié au cours du règne : un texte qui écrit « écus » sans autre précision ne dit pas lequel des deux sens il emploie. Enfin, ce qui a été lu de l’édition de 1694 est une transcription savante et non un fac-similé ; la collation à l’image reste due.