Du XVIIᵉ siècle à aujourd’hui — D’où venaient, en Afrique, les ancêtres des Antillais ?
Dans ce dossier : Acte de décès de Kanza (1858) et villages africains écrits dans les actes de 1858 à 1862.
Source
Officier de l’état civil de la commune de la Capesterre (Guadeloupe) ; copie du greffe de Basse-Terre
Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.
Consulter la source en ligneDroits : Archives départementales de la Guadeloupe, cote 1 E 7/12. Conditions de réutilisation des images non vérifiées : aucune image n’est publiée ; citation des actes seulement.
Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.
Dans ce dossier : Acte de décès de Kanza (1858) et villages africains écrits dans les actes de 1858 à 1862.
Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.
Le 29 janvier 1858, à quatre heures du matin, Kanza, que l’acte qualifie d’« Africain », « né en Afrique, arrivé par la Stella », âgé de vingt-six ans et « inscrit n° 243 », meurt à l’hôpital de l’habitation l’Habitué, section Saint-Sauveur, à Capesterre, l’actuelle Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, où il résidait « depuis peu ». La liste d’embarquement du Stella porte au contrat 243 un Kanza de vingt-six ans, né à « Bauma ».
L’acte dit seulement « né en Afrique » ; le lieu « Bauma » vient de la liste, connue par une transcription moderne dont l’original (SHM, BB4/745) n’a pas été vu. L’identification des deux Kanza repose sur la concordance du nom, de l’âge, du navire, de la chronologie et du numéro 243 : très forte, elle n’est pas certaine tant que le sens administratif du numéro de l’acte n’est pas établi. « Bauma » n’est pas identifié : la transcription distingue Bauma et Boma, et un acte de Capesterre de 1862 situe un village de Bauma sur la côte de Loango. Le registre est une copie de 1922, après la destruction de la minute en 1918.
De 1858 à 1862, l’officier de l’état civil de Capesterre, en Guadeloupe, inscrit dans une partie des actes de décès des Africains arrivés après 1848 un village et une côte de naissance : « village de Moacouté, côte de Loango » en 1858, « village de Cabenda, côte de Congo » en 1861, ou, le 30 septembre 1862, pour Blango, cultivateur de vingt ans mort sur l’habitation La Source, « né au village de Bauma, côte de Loango ». Parmi les 74 personnes que les actes de 1860-1862 disent nées en Afrique, 20 ont un lieu comportant « Congo », 17 « Loango » et 37 aucune côte plus précise.
Ce sont des décès : ils ne mesurent ni la population africaine de la commune ni les arrivées. L’acte rapporte ce que déclarent les comparants, non la parole du défunt. Le mot « l’Africain » ou « l’Africaine » ne vaut pas toujours naissance en Afrique : deux enfants nés à Capesterre en portent la mention en 1861 ; le relevé compte donc la naissance écrite dans le corps de l’acte. Le registre est une copie conforme de 1922, la minute ayant brûlé en 1918.