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Esclavage aux Antilles

Source

Mémoire des affaires des RR. Capucins du Cap et de plusieurs conduites religieuses

Auger

Pièce d’archives · 15 septembre 1704

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Notice

Droits : Document du XVIIIe siècle dans le domaine public ; images institutionnelles des Archives nationales d’outre-mer réutilisables sous licence ouverte Etalab 2.0 avec crédit et cote complète.

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Points étayés

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À Saint-Domingue avant le 15 septembre 1704, une mère esclavisée et sa fille âgée de dix à onze ans…

Point 1 sur 2 · Témoignage · 1704

À Saint-Domingue avant le 15 septembre 1704, une mère esclavisée et sa fille âgée de dix à onze ans s’échappent ensemble après avoir déclaré que le carme désigné comme le père Grégoire avait voulu contraindre sexuellement l’enfant. Après leur retour, l’enfant déclare avoir été violée et la mère renouvelle sa plainte. D’après Auger, cette insistance conduit de Charitte à ordonner une information et l’examen de l’enfant, puis Auger fait arrêter Grégoire et prévoit son envoi en France pour y être jugé.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Auger rapporte cette séquence au ministre et reformule les paroles de la mère et de l’enfant, qui ne sont pas nommées. Son mémoire ne conserve ni leurs dépositions directes, ni le rapport de l’examen, ni une sentence. Il établit leurs démarches et l’accusation transmise, non le viol comme fait jugé, l’embarquement de Grégoire ou le sort ultérieur de la mère et de sa fille.

  • Mémoire des affaires des RR. Capucins du Cap et de plusieurs conduites religieuses (cette notice) — ANOM, COL C9 A 7, vue 86 : mère et fille âgées respectivement adulte et de dix à onze ans, achat par les deux carmes pour les servir, première déclaration et fuite commune ; vues 86-87 : déclaration ultérieure de l’enfant, plainte renouvelée de la mère, information, examen, arrestation et renvoi projeté du père Grégoire

Après la fuite et la première déclaration d’une mère esclavisée et de sa fille, de Charitte choisit d’abord…

Point 2 sur 2 · Témoignage · 1704

Après la fuite et la première déclaration d’une mère esclavisée et de sa fille, de Charitte choisit d’abord de faire retourner la mère pendant un mois, le temps d’obliger le père Grégoire à les vendre toutes les deux. Auger écrit qu’il avait déjà ordonné cette vente à cause du scandale produit par leur achat par deux religieux.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La pièce établit les décisions rapportées par Auger, non leur exécution. Elle ne fournit ni acte d’achat, ni prix, ni ordre écrit distinct, ni acte de vente, et ne permet pas de savoir si la mère et sa fille ont finalement été vendues ensemble, séparées ou maintenues chez Grégoire.

  • Mémoire des affaires des RR. Capucins du Cap et de plusieurs conduites religieuses (cette notice) — ANOM, COL C9 A 7, vue 86, seconde moitié : retour de la mère décidé pour un mois, vente de la mère et de la fille que de Charitte prévoit d’imposer à Grégoire, puis ordre de vente qu’Auger dit avoir déjà donné après leur achat par les deux religieux