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Esclavage aux Antilles

Source

Sénégal, Gorée, Juda et Guinée : lettres du ministre, ordonnances, arrêts, mémoires et imprimés (1710-1807), dont la copie de la traduction de la lettre de l'almamy du Fouta à Blanchot (mars 1789)

Secrétariat d'État à la Marine, administrateurs du Sénégal et de Gorée, compagnies de commerce ; compilation de copies

Pièce d’archives · actes de 1710 à 1807 pour l'essentiel, avec quelques pièces du XVIIe siècle sur Gorée ; copies et originaux réunis pour la collection Moreau de Saint-Méry à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe

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Droits : Licence ouverte Etalab 2.0 (décision ANOM 2018-1) : réutilisation libre et gratuite, commerciale ou non, sous réserve de la mention d’origine et du respect de l’intégrité. Crédit exigé sous la forme « FR ANOM, Aix-en-Provence, COL F3 62 · Archives nationales d’outre-mer (France) · licence ouverte Etalab 2.0 ». Conditions vérifiées le 15 août 2026, voir docs/discipline-visuelle.md.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Un travailleur du port vendu sur ordre de Repentigny

Point 1 sur 6 · Événement · date de la lettre qui rapporte une vente antérieure

Dans sa lettre du 29 octobre 1785 au chevalier de Boufflers, le ministre rapporte que M. de Repentigny, reçu en 1784 à la tête des troupes du Sénégal, a ordonné la vente au profit du roi d’un homme noir employé comme captif au travail du port, auquel la lettre impute le vol d’un grappin appartenant à Sa Majesté.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La lettre rapporte la décision et l’accusation, sans donner la date de la vente, le nom de l’homme, son statut antérieur, la procédure suivie ni sa destination. Elle le décrit alors comme captif, mais ne prouve pas que le vol ait été commis. La page ne situe pas explicitement cette vente à Saint-Louis.

  • Sénégal, Gorée, Juda et Guinée : lettres du ministre, ordonnances, arrêts, mémoires et imprimés (1710-1807), dont la copie de la traduction de la lettre de l'almamy du Fouta à Blanchot (mars 1789) (cette notice) — f° 212, vue 0227, page de droite : lettre du ministre du 29 octobre 1785, premier paragraphe, vente ordonnée par Repentigny après l’accusation de vol d’un grappin
  • Sénégal, Gorée, Juda et Guinée : lettres du ministre, ordonnances, arrêts, mémoires et imprimés (1710-1807), dont la copie de la traduction de la lettre de l'almamy du Fouta à Blanchot (mars 1789) (cette notice) — f° 194, vue 0208, page de droite : « Lettre du Ministre à M. de Repentigny », « 10. Octobre 1784. », premier paragraphe : « de votre arrivée au Sénégal, de votre réception à la tête des troupes »

Une femme vendue après une infraction signalée

Point 2 sur 6 · Événement · date de la lettre qui rapporte une vente antérieure

Dans sa lettre du 29 octobre 1785 au chevalier de Boufflers, le ministre rapporte que M. de Repentigny a également fait vendre une femme noire trouvée en contravention à une ordonnance interdisant aux habitants d’acheter des effets aux soldats sans billet de leur capitaine.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le ministre rapporte la vente mais ne nomme pas la femme, ne donne ni son statut antérieur, ni les effets précisément en cause, ni la date, l’acheteur ou sa destination après la vente. L’ordonnance invoquée n’est pas reproduite dans ce passage ; l’infraction demeure celle que la lettre lui attribue. La page ne situe pas explicitement cette vente à Saint-Louis.

  • Sénégal, Gorée, Juda et Guinée : lettres du ministre, ordonnances, arrêts, mémoires et imprimés (1710-1807), dont la copie de la traduction de la lettre de l'almamy du Fouta à Blanchot (mars 1789) (cette notice) — f° 212, vue 0227, page de droite : lettre du ministre du 29 octobre 1785, second paragraphe, vente de la femme après contravention à l’ordonnance sur les achats d’effets aux soldats

L’usage de vente invoqué par le ministre

Point 3 sur 6 · Témoignage · date de la lettre ministérielle

Dans sa lettre du 29 octobre 1785 au chevalier de Boufflers, le ministre présente comme un usage au Sénégal la vente au profit de Sa Majesté de personnes noires qui, selon lui, encourent pour certains délits des peines graves et même la mort.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Il s’agit de la qualification donnée par le ministre dans une lettre administrative, et non d’un relevé de toutes les ventes ou d’une preuve que chaque accusation était fondée. Les deux décisions qu’il examine sont attribuées à Repentigny. La page ne les situe pas explicitement à Saint-Louis.

  • Sénégal, Gorée, Juda et Guinée : lettres du ministre, ordonnances, arrêts, mémoires et imprimés (1710-1807), dont la copie de la traduction de la lettre de l'almamy du Fouta à Blanchot (mars 1789) (cette notice) — f° 212, vue 0227, page de droite : lettre du ministre du 29 octobre 1785, premier paragraphe, phrase présentant la vente au profit de Sa Majesté comme un usage au Sénégal

Quatre personnes réclamées après leur embarquement et leur achat

Point 4 sur 6 · Témoignage · lettre datée du mois de mars 1789

Dans la copie de la traduction de sa lettre à Blanchot, datée de mars 1789 au Sénégal, l’almamy dit qu’il ne rendra le reste des personnes capturées et des marchandises détenues à ses interlocuteurs « que lorsque Ses 4 Enfans lui Seront Rendu ». La copie ajoute qu’après avoir été embarqués, « ils ont été achetés par Pierre Dubois et Jean Blondin ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

La pièce est une copie traduite : elle ne conserve ni l’original ni le nom du traducteur. « Ses 4 Enfans » ne permet pas d’établir l’âge ou la filiation biologique des quatre personnes. Un mot de la phrase sur ce que l’almamy a déjà rendu est caché dans la reliure ; il ne touche pas la demande des quatre personnes. La lettre réclame leur retour sans en consigner l’issue.

  • Sénégal, Gorée, Juda et Guinée : lettres du ministre, ordonnances, arrêts, mémoires et imprimés (1710-1807), dont la copie de la traduction de la lettre de l'almamy du Fouta à Blanchot (mars 1789) (cette notice) — ANOM, Colonies, F3 62, f° 255 verso, vue 0271, page gauche, lignes 18-19, et page droite, lignes 1-5 ; copie de la traduction transcrite dans lettre-almami-1789_fusion.md

Deux noms lisibles et le maître de lecture

Point 5 sur 6 · Témoignage · lettre datée du mois de mars 1789

La copie de la traduction de la lettre de l’almamy, datée de mars 1789 au Sénégal, donne parmi les noms des quatre personnes réclamées « Afanne » et « Boufamanne » et dit que le marabout qui leur a appris à lire « Se nomme Houmar Matel ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les deux premiers noms commencent vraisemblablement par « Amadou », mais leurs lettres et leur séparation ne peuvent pas être fixées sur la copie. La lettre nomme Houmar Matel comme maître de lecture ; elle ne précise ni le lieu ni la durée de cet enseignement, ni le sort ultérieur des quatre personnes.

  • Sénégal, Gorée, Juda et Guinée : lettres du ministre, ordonnances, arrêts, mémoires et imprimés (1710-1807), dont la copie de la traduction de la lettre de l'almamy du Fouta à Blanchot (mars 1789) (cette notice) — ANOM, Colonies, F3 62, f° 255 verso, vue 0271, page droite, lignes 5-8 ; transcription fusionnée lettre-almami-1789_fusion.md

L’interdiction d’acheter des musulmans

Point 6 sur 6 · Prescription · lettre datée du mois de mars 1789

Dans la copie de la traduction de sa lettre à Blanchot, datée de mars 1789 au Sénégal, l’almamy écrit : « nous ne voulons point Absolument que vous Achetiez De Musulmans ni De pres ni De loin ». Il prévient aussi que les personnes venant chez lui acheter des êtres humains pour la traite seront tuées si les quatre personnes qu’il réclame ne sont pas renvoyées.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La lettre exprime une interdiction et une menace ; elle ne prouve pas, à elle seule, que tous les acheteurs les ont respectées ni que tout musulman du Fouta a échappé à la vente. La formulation est celle d’une copie de traduction, non de l’original rédigé par l’almamy.

  • Sénégal, Gorée, Juda et Guinée : lettres du ministre, ordonnances, arrêts, mémoires et imprimés (1710-1807), dont la copie de la traduction de la lettre de l'almamy du Fouta à Blanchot (mars 1789) (cette notice) — ANOM, Colonies, F3 62, f° 255 et verso, vues 0270 page droite, lignes 12-20, et 0271 page gauche, ligne 1 ; transcription fusionnée lettre-almami-1789_fusion.md