Résister et sortir de l’esclavage — Partir marron : quitter, tenir, revenir
Dans ce dossier : Avis du 18 mai 1786 recherchant Modeste, dont la maîtresse situe les allures aux Trois-Îlets et l'accuse de se faire passer pour journalière.
Source
Gazette de la Martinique ; imprimée par Pierre Richard
Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.
Droits : Licence ouverte Etalab 2.0 (décision ANOM 2018-1) ; crédit requis : « FR ANOM, Aix-en-Provence, COL C8 A 86, fol. 161 · Archives nationales d’outre-mer (France) · licence ouverte Etalab 2.0 ».
Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.
Dans ce dossier : Avis du 18 mai 1786 recherchant Modeste, dont la maîtresse situe les allures aux Trois-Îlets et l'accuse de se faire passer pour journalière.
Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.
Dans une annonce de recherche publiée le 18 mai 1786, la Gazette de la Martinique présente Modeste, femme créole de quarante-huit ans, comme marronne depuis environ un mois. L'avis situe ses « allures » aux Trois-Îlets, « chez des mulâtres libres », et affirme qu'« elle se fait passer pour être en journée ». Il demande qu'elle soit conduite à madame Clarke, au bourg de la Rivière-Salée.
La qualification de marronnage, l'âge, la catégorie « créole » et les « allures » viennent de l'annonceur. « Elle se fait passer » est son accusation : la source n'établit ni que Modeste travaillait effectivement à la journée, ni qu'elle possédait ou imitait un billet, ni son intention. « Chez des mulâtres libres » localise une fréquentation alléguée et reprend la catégorie de couleur de l'avis ; cela ne prouve pas que les personnes libres de couleur des Trois-Îlets formaient un réseau ou la cachaient. Aucun devenir n'est connu ici.