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Esclavage aux Antilles

Source

Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, 1er avril 1843

Gazette des tribunaux (Paris)

Périodique · 1843-04-01

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Droits : Œuvre de 1843 dans le domaine public. Numérisation de l’École nationale d’administration pénitentiaire ; vérifier ses conditions de réutilisation avant toute publication d’image.

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Dans la soirée du 23 janvier 1842, à la Martinique, des personnes asservies brisent le cadenas d’un canot…

Point 1 sur 2 · Événement · évasion, naufrage et arrêt

Dans la soirée du 23 janvier 1842, à la Martinique, des personnes asservies brisent le cadenas d’un canot appartenant à un habitant et s’embarquent pour la Dominique, île anglaise. Le canot sombre : « Le lendemain, 24 on trouva le cadavre d’un noir de huit ans jeté sur la plage, et le 25 un cadavre de femme ». Les survivants rentrent dans leurs habitations ; la cour d’assises de Saint-Pierre les condamne le 21 mars 1842.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Résumé de l’acte d’accusation par le rapporteur de la Cour de cassation : l’enfant n’est pas nommé, et la pièce ne dit ni avec qui il partait ni si la femme noyée était sa mère, ni combien de personnes étaient à bord.

  • Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, 1er avril 1843 (cette notice) — p. 595 (page 1 du PDF), col. 4, lue sur l’image

Le 31 mars 1843, devant la Cour de cassation, le conseiller rapporteur Isambert examine le pourvoi…

Point 2 sur 2 · Témoignage · 1843-03-31

Le 31 mars 1843, devant la Cour de cassation, le conseiller rapporteur Isambert examine le pourvoi d’Auguste, condamné comme esclave par la cour d’assises de Saint-Pierre (Martinique) ; pour soutenir qu’Auguste, une trentaine d’années, a été introduit en fraude après l’interdiction de la traite de 1817, il fait valoir qu’autrement « il n’aurait eu que 5 ans et qu’on ne prend à la côte d’Afrique que des adultes ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

Énoncé d’un magistrat dans un raisonnement juridique : il pose en principe que la traite n’emportait pas d’enfants, ce que démentent d’autres pièces, comme les dix enfants caplaous et ibos de l’habitation Vipart en 1785. La Gazette résume le rapport, elle n’en donne pas le texte entier.

  • Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, 1er avril 1843 (cette notice) — p. 596 (page 2 du PDF), col. 1, « 5 » lu sur l’image