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Esclavage aux Antilles

Source

La Martinique en 1842. Intérêts coloniaux, souvenirs de voyage

Comte E. de La Cornillère (pseudonyme ; Alphonse de Maynard selon Oudin-Bastide 2023, n. 20)

Source d’époque · 1843

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Droits : Texte de 1843 relevant du domaine public ; réutilisation de la numérisation selon les conditions de Gallica.

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Points étayés

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Vers 1842, La Cornillère, auteur favorable aux colons, écrit qu’en Martinique le petit atelier « comprend…

Point 1 sur 2 · Témoignage · séjour et publication

Vers 1842, La Cornillère, auteur favorable aux colons, écrit qu’en Martinique le petit atelier « comprend les enfants que l’on peut utiliser pour sarcler les cannes, empiler la bagasse pour la faire sécher, fournir de combustible le chauffeur, garder le troupeau », et que le grand atelier comprend les esclaves « depuis l’âge de 16 ans ». Il ajoute que le jeune esclave n’est soumis « qu’à des occupations qui l’amusent plus qu’elles ne le fatiguent ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

Description générale d’un apologiste du régime : la borne de seize ans est son affirmation, et la phrase sur les occupations qui « amusent » est un jugement polémique opposé à la loi française de 1841 sur le travail des enfants dans les fabriques.

  • La Martinique en 1842. Intérêts coloniaux, souvenirs de voyage (cette notice) — p. 124-126 (vues 133-135)

Vers 1842, l’inventaire d’une sucrerie de la Martinique que La Cornillère tient d’un propriétaire non nommé…

Point 2 sur 2 · Pratique · inventaire non daté, publié en 1843

Vers 1842, l’inventaire d’une sucrerie de la Martinique que La Cornillère tient d’un propriétaire non nommé compte 255 esclaves : à la houe, 54 hommes et 56 femmes ; au petit atelier, 18 garçons et 18 filles ; « 38 négrillons et 28 petites filles aux cases » ; et, parmi les bâtiments, un « appartement pour enfants en nourrice, enfants oisifs, avec une galerie de 16 pieds et un clos de 50 pieds ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

L’inventaire ne porte ni date ni commune, et passe par un auteur favorable aux colons ; il ne dit pas qui gardait les enfants « aux cases » ni ce qu’ils faisaient.

  • La Martinique en 1842. Intérêts coloniaux, souvenirs de voyage (cette notice) — p. 97-98 (vues 106-107), chapitre XII « Les sucreries », bâtiments et ventilation de la population