XVIIIe siècle — Sur les côtes d’Afrique de l’Ouest : qui pouvait être vendu, et par qui ?
Dans ce dossier : Vente imposée par Boué-Toubé, mort de l’ami de l’homme vendu et rôle des négociants.
Source
Dominique Harcourt Lamiral
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Consulter la source en ligneDroits : Imprimé de 1789 que la NYPL tient pour libre de droits aux États-Unis, sans se prononcer pour les autres pays ; exemplaire du Schomburg Center (Sc Rare C 15-15). Vérifier avant toute reproduction.
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Dans ce dossier : Vente imposée par Boué-Toubé, mort de l’ami de l’homme vendu et rôle des négociants.
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Dans un épisode sénégalais qu'il raconte dans son livre de 1789, le négociant Dominique Harcourt Lamiral dit que le prince Boué-Toubé désigna un homme de sa suite comme esclave et lui imposa de l'acheter. Lamiral affirme avoir d'abord refusé, puis payé. Un homme qu'il présente comme l'ami de la personne vendue se poignarda ; ses camarades voulurent l'aider, mais le prince les en empêcha. Des Noirs du voisinage et un chirurgien lui donnèrent des soins, mais il mourut selon le récit.
Lamiral est à la fois le seul narrateur de l'épisode et l'acheteur. Il attribue à la puissance du prince son acceptation de la vente et au désespoir le geste de l'ami ; aucune parole des deux hommes n'est conservée ici. Le récit ne date pas l'achat et ne dit pas ce que devient ensuite l'homme vendu.
Dans son livre de 1789, après avoir soutenu que les compagnies de marchands avaient trop peu d'influence pour provoquer les guerres, Lamiral écrit, à propos du Sénégal, que lui-même et ceux qu'il désigne par le pronom nous impriment le principal mouvement à la machine qu'il évoque après avoir décrit la domination des Maures et des rois. Sa note reconnaît une influence de ce groupe sur les guerres dans ce cas.
La concession de Lamiral porte sur le Sénégal : sa note reconnaît une influence de son groupe sur les guerres dans cette région, sans établir la cause de chaque guerre ni l'effet d'un achat particulier. Le rapprochement entre ses deux passages rend visible une tension de son plaidoyer, sans transformer son témoignage en mesure générale de la traite.