Aller au contenu
Esclavage aux Antilles

Source

Le marronnage dans le monde atlantique, 1760-1848. Sources et trajectoires de vie — Gazette officielle de la Guadeloupe, annonces de marronnage et listes de geôle, 1815-1833, moisson du 25 août 2026

Jean-Pierre Le Glaunec et Léon Robichaud (dir.), Université de Sherbrooke

Base de données · 2026

Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.

Consulter la source en ligne

Notice

Droits : Site sous licence Creative Commons Attribution – Pas d'utilisation commerciale 2.5 Canada (CC BY-NC 2.5 CA), affichée sur https://www.marronnage.info ; transcriptions et images réutilisables hors usage commercial avec attribution au projet de Jean-Pierre Le Glaunec et Léon Robichaud (Université de Sherbrooke). Les images reproduisent la Gazette officielle de la Guadeloupe (1815-1833) ; vérifier avant reproduction l'institution détentrice de l'exemplaire numérisé.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

Résister et sortir de l’esclavage — Partir marron : quitter, tenir, revenir

Dans ce dossier : État de la moisson du 25 août 2026 des avis de la Gazette officielle de la Guadeloupe : avis de recherche de Marie Louise signé le 21 décembre 1814 et publié le 5 janvier 1815, avec les détails rapportés de sa patente de liberté. Le nom porté par le papier est rapporté dans l'avis ; le sort ultérieur de Marie Louise et de son fils n'y figure pas.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Marie Louise, un an d'absence et une patente de liberté

Point 1 sur 5 · Témoignage · absence d'environ un an au 21 décembre 1814 · arrestation et libération à Sainte-Rose, quatre ou cinq jours avant l'avis · publication de l'avis le 5 janvier 1815

Dans un avis signé à Pointe-à-Pitre le 21 décembre 1814 et publié par la Gazette officielle de la Guadeloupe le 5 janvier 1815, Mme Pelletant fait rechercher Marie Louise, 25 ans, « partie marronne de la Pointe-à-Pitre depuis près d'un an », « avec son Enfant male âgé d'environ 18 mois ». L'avis dit qu'« elle a été vue depuis » et qu'« il y a 4 ou 5 jours qu'elle a été arrêtée à Ste-Rose, au moment de s'embarquer pour St-Barthélemy, mais elle fut relâchée sur une Patente de Liberté qu'elle a exhibée, et qui était, dit-on, sous le nom de Sopie Girard ou Marthe ; elle s'embarquait avec une très-grosse malle ». Deux moëdes sont promises à qui la fera conduire à l'une des geôles de la colonie.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Tout vient de l'avis de la maîtresse, qui la fait rechercher : la durée, l'arrestation et la libération sont rapportées par elle, et le nom porté sur la patente l'est par ouï-dire (« dit-on »). L'avis ne dit pas comment la patente a été obtenue, ni où Marie Louise a vécu pendant l'année, ni si l'enfant était avec elle à Sainte-Rose. Il ne dit pas si elle a ensuite quitté l'île ; aucune autre pièce connue ne la nomme.

  • Le marronnage dans le monde atlantique, 1760-1848. Sources et trajectoires de vie — Gazette officielle de la Guadeloupe, annonces de marronnage et listes de geôle, 1815-1833, moisson du 25 août 2026 (cette notice) — Gazette officielle de la Guadeloupe, 5 janvier 1815, rubrique « Marronnage », avis (1) signé « PELLETANT », Pointe-à-Pitre, 21 décembre 1814 ; document 11740 de la base marronnage.info, image 11740_18150105_A_01.jpg du fonds local, lue en entier ; la marge droite de l'image coupe la fin de quelques lignes (âge, prénom), complétées d'après la transcription du site

Robertine, marchande colporteuse partie marronne

Point 2 sur 5 · Témoignage · avis du 31 mars 1832, départ environ huit jours plus tôt

Le 31 mars 1832, la Gazette officielle de la Guadeloupe publie un avis selon lequel Robertine, enceinte, est « partie marronne, depuis environ huit jours », « accompagnée de deux enfans nommés Clémence, capresse âgée de 12 ans, et Théodore, câpre de 2 ans ». Elle faisait « le métier de marchande colporteuse pour le compte de sa maitresse, Mme Medaille », et l'avis dit qu'elle est partie « avec des Marchandises pour près de deux milles francs ». « On ignore le lieu de sa retraite » ; une « honnête récompense » est promise à qui parviendra « à la découverte des objets du vol et de la voleuse ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

Tout vient de l'avis de la maîtresse : « vol » et « voleuse » sont ses mots pour le départ avec les marchandises qu'elle confiait à Robertine. L'avis écrit que les deux enfants accompagnent Robertine ; il ne dit pas qu'ils sont les siens. Il ne donne aucun lieu, ni pour Mme Médaille ni pour la retraite de Robertine, et l'on ne connaît pas la suite : aucune autre pièce connue ne la nomme.

  • Le marronnage dans le monde atlantique, 1760-1848. Sources et trajectoires de vie — Gazette officielle de la Guadeloupe, annonces de marronnage et listes de geôle, 1815-1833, moisson du 25 août 2026 (cette notice) — Gazette officielle de la Guadeloupe, 31 mars 1832, rubrique « En Marronnage », avis n° 1 ; document 12142 de la base marronnage.info, image 12142_18320331_A_01.jpg du fonds local, lue en entier

Fifine et les acheteurs de la marchandise

Point 3 sur 5 · Témoignage · 1833-05-25

Le 25 mai 1833, Mme veuve Baudot, « marchande en cette ville », fait publier dans la Gazette officielle de la Guadeloupe que son esclave Fifine est « partie marronne, après avoir enlevé à sa maitresse la valeur d'une quantité considérable de marchandises, qu'elle parait avoir vendue, à la Basse-Terre ou dans les quartiers voisins ». Elle invite « les Personnes qui n'auraient point encore payé le prix de leurs achats » à se faire connaître et à régler directement avec elle.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La vente est une supposition de la maîtresse (« parait avoir vendue ») ; l'avis ne nomme aucun acheteur et ne dit pas combien restaient à payer. Il n'établit pas que les acheteurs savaient Fifine partie marronne. « Enlevé » est le mot de la maîtresse pour la valeur d'une quantité de marchandises que Fifine aurait vendues, selon elle.

  • Le marronnage dans le monde atlantique, 1760-1848. Sources et trajectoires de vie — Gazette officielle de la Guadeloupe, annonces de marronnage et listes de geôle, 1815-1833, moisson du 25 août 2026 (cette notice) — Gazette officielle de la Guadeloupe, 25 mai 1833, rubrique « Avis », n° 1 ; document 12148 de la base marronnage.info, image 12148_18330525_A_01.jpg du fonds local, lue en entier ; réinsertion du 31 mai 1833 (document 12150) non rouverte

Glodine prend le nom de Robertine ; le faux billet porte le nom de Louis Pineau

Point 4 sur 5 · Témoignage · avis du 10 décembre 1818, absence d'environ quatre ans

Le 10 décembre 1818, la Gazette officielle de la Guadeloupe publie qu'une femme imprimée « Glodine » est « partie marronne, depuis environ quatre ans » ; « Elle a pris le nom de Robertine, et est munie d'un faux billet sous le nom de Louis Pineau. Ses allures sont à la Pointe-à-Pitre, aux Abimes à la Source et à la Grand'Baie. » Mme Sainjours, à Pointe-à-Pitre, promet deux moëdes à qui la lui fera conduire.

Précisions nécessaires à l’interprétation

L'imprimé porte « Glodine » ; la transcription du site écrit « Clodine », forme probable sans être établie. Le faux nom, le faux billet et les lieux sont ce qu'en dit la maîtresse. Cette femme n'a aucun lien connu avec la Robertine partie en 1832.

  • Le marronnage dans le monde atlantique, 1760-1848. Sources et trajectoires de vie — Gazette officielle de la Guadeloupe, annonces de marronnage et listes de geôle, 1815-1833, moisson du 25 août 2026 (cette notice) — Gazette officielle de la Guadeloupe, 10 décembre 1818, « Esclave en marronnage », avis [1] ; document 11844 de la base marronnage.info, image 11844_18181210_A_01.jpg du fonds local, lue en entier

Félicité, vendue alors qu’elle était absente

Point 5 sur 5 · Témoignage · vente du 25 novembre 1821 · avis du 15 juin 1822

Un avis signé Lacour, à Basse-Terre, le 15 juin 1822, et publié dans la Gazette officielle de la Guadeloupe, dit que Félicité, 60 ans, achetée par lui le 25 novembre 1821 de « M. Ls. Fabien Duchesne », habitant au Baillif, était déjà absente de l'habitation de son premier maître ; elle l'est « depuis environ 16 mois », « ses allures sont dans les hauteurs de la Grande-Rivière des Habitants », et « elle doit être munie d'un faux billet, dont elle se sert pour travailler ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le faux billet est une supposition du nouveau maître (« elle doit être munie ») ; l'avis ne dit pas pour qui ni à quoi elle travaille. La vente d'une personne absente est attestée par cet avis seul, sans l'acte.

  • Le marronnage dans le monde atlantique, 1760-1848. Sources et trajectoires de vie — Gazette officielle de la Guadeloupe, annonces de marronnage et listes de geôle, 1815-1833, moisson du 25 août 2026 (cette notice) — Gazette officielle de la Guadeloupe, 25 juin 1822, « En Marronage », avis [1] signé Lacour, Basse-Terre, 15 juin 1822 ; document 12005 de la base marronnage.info, image 12005_18220625_A_01.jpg du fonds local, lue en entier