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Esclavage aux Antilles

Source

Le marronnage dans le monde atlantique, 1760-1848. Sources et trajectoires de vie — listes de prison de Saint-Domingue (Affiches américaines, 1766-1791), moisson du 11 octobre 2026

Jean-Pierre Le Glaunec et Léon Robichaud (dir.), Université de Sherbrooke

Base de données · 2026

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Notice

Droits : Site sous licence Creative Commons Attribution – Pas d'utilisation commerciale 2.5 Canada (CC BY-NC 2.5 CA), affichée sur https://www.marronnage.info ; transcriptions et images réutilisables hors usage commercial avec attribution au projet de Jean-Pierre Le Glaunec et Léon Robichaud (Université de Sherbrooke). Les images sont des découpes des Affiches américaines (1766-1791), imprimé du XVIIIe siècle ; vérifier avant reproduction la mention de l'institution détentrice des exemplaires numérisés. Les transcriptions de l'échantillon sont des dérivés de travail du projet, non publiés.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

Résister et sortir de l’esclavage — Partir marron : quitter, tenir, revenir

Dans ce dossier : État de la moisson du 11 octobre 2026 des listes de geôle de Saint-Domingue : entrée de François après son arrestation en territoire espagnol et inscriptions d’avril de Paul et Michel après leurs ventes. Le même nom ou la même étampe aide à rapprocher des avis, sans garantir une identité lorsque la liste ne donne pas le maître.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

François, sept ans à l'Espagnol, reparti

Point 1 sur 3 · Témoignage · 1776-03-14–1776-05-18

Le 14 mars 1776, quinze hommes « arrêtés à l'Espagnol », c'est-à-dire dans la partie espagnole de Saint-Domingue, entrent à la geôle du Cap ; parmi eux, « François, étampé BIENAC ». Le 18 mai 1776, M. Bienac, habitant aux Gonaïves, fait annoncer dans les Affiches américaines que deux hommes « de nation Mondongue », Louis et François, marqués à son nom, « sont partis marons le 2 de ce mois » ; de François, qui porte « un gros nabot au pied », l'avis dit qu'il « a resté sept ans à l'Espagnol, & venoit d'en être ramené ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

Que le François de la liste et celui de l'annonce soient la même personne est une déduction (même étampe, retour récent de l'Espagnol) : la liste ne donne ni sa nation ni son maître. « Sept ans » est la durée déclarée par le maître. On ignore la suite après le 2 mai 1776 ; aucune seconde arrestation n'est attestée.

Paul et Michel, vendus à la barre puis inscrits à la geôle

Point 2 sur 3 · Événement · janvier-avril 1774

La rubrique de la geôle de Port-au-Prince publiée par les Affiches américaines le 20 avril 1774 inscrit, entrés le 13 avril, Paul, « nation Congo », étampé GG, « ayant été vendu à la Barre du Siege à M. Corbineau, au mois de Janvier dernier », et, entré le 16, Michel, « nation Caplaou », « ayant été vendu à la Barre du Siege à M. Bonnenfant, Huissier, sous le nom de Louis, nation Congo ». Les deux hommes, vendus à la barre du tribunal, sont ensuite inscrits à la geôle ; Michel y reçoit deux désignations coloniales différentes, sans qu'on sache quel nom ou quelle origine il revendiquait.

Précisions nécessaires à l’interprétation

L'extrait ne dit ni pourquoi Paul et Michel sont détenus en avril, ni s'ils ont fui leurs acheteurs, ni que la vente de janvier était une vente d'épaves : la « Barre du Siege » est le lieu des ventes judiciaires, dont celles des épaves.

  • Le marronnage dans le monde atlantique, 1760-1848. Sources et trajectoires de vie — listes de prison de Saint-Domingue (Affiches américaines, 1766-1791), moisson du 11 octobre 2026 (cette notice) — liste 13843 : Affiches américaines, 20 avril 1774, n° 16, p. 182, image 13843_LP_17740420_R_no16_p182_02.jpg, entrées des 13 et 16 avril à Port-au-Prince

Marie-Magdeleine sur l'état des épaves du Cap

Point 3 sur 3 · Événement · mai 1769-juillet 1770

L'« État des Negres épaves qui, suivant l'Ordonnance du Roi du 18 novembre 1767, doivent être vendus à la diligence du Receveur de ce droit », extrait des registres du greffe des prisons royales du Cap et publié par les Affiches américaines le 12 mai 1770, s'ouvre sur Marie-Magdeleine, créole d'environ cinquante ans, arrêtée au Cap le 20 mai 1769, « laquelle a dit appartenir à M. Dapreville, Habitant aux Ecrevisses ». L'état annonce que les personnes inscrites « seront vendus le samedi 14 juillet prochain ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

L'état annonce une vente ; il n'atteste ni qu'elle a eu lieu, ni que Marie-Magdeleine a été vendue, ni pourquoi le propriétaire qu'elle nomme ne l'a pas réclamée. Il ne dit pas qu'elle était en fuite : la geôle reçoit aussi des personnes arrêtées sans billet. L'image moissonnée est de basse définition.

  • Le marronnage dans le monde atlantique, 1760-1848. Sources et trajectoires de vie — listes de prison de Saint-Domingue (Affiches américaines, 1766-1791), moisson du 11 octobre 2026 (cette notice) — liste 17076 : Affiches américaines, 12 mai 1770, n° 19, p. 226-227, image 17076_LE_17700512_S_no19_p226-227_03.jpg, titre de l'état, première entrée et note sur la date de vente