Mignot relie, au marquisat de Brinon en Guadeloupe, le meurtre d’une femme fugitive par Dugez, qui dirige…
Point 1 sur 1 · Interprétation · 1743–1754
Mignot relie, au marquisat de Brinon en Guadeloupe, le meurtre d’une femme fugitive par Dugez, qui dirige l’atelier, en février 1743 ; puis l’enlèvement et le meurtre d’un commandeur par des esclaves de l’atelier à la veille de Pâques 1743, sans que son identité avec Dugez soit établie ; des absences répétées — les esclaves reviennent dormir et repartent au petit matin — qui arrêtent la production et conduisent à une plainte ; de lourdes condamnations (sept accusés à la roue, dont trois par contumace, une pendaison, une femme fouettée et marquée, une autre condamnation à mort) ; puis, en 1754, la demande de Sennecterre d’éteindre les poursuites, alors qu’une grande partie de ses gens avaient fui dans les montagnes de la Basse-Terre.
Précisions nécessaires à l’interprétation
Mignot imprime 1843 pour 1743, écrit tantôt La Sègue, tantôt La Sègre, et ajoute sans preuve montrée une tentative sexuelle, une promesse de vengeance et la catégorie de grève ; il ne date pas les sentences, qu’une lettre ministérielle de 1744 approuve. La demande de 1754 n’est connue que par la réponse du secrétaire d’État à Bompar et Hurson du 18 février 1754 (ANOM B 99, f° 16, non lu).
- Justice et répression aux Petites Antilles. XVIIe-XVIIIe siècle à la lumière de l’expérience romaine (cette notice) — p. 537-538 et n. 29 (PDF 13-14) ; récit de Brinon et renvoi B 99, f° 16