XVIIIe siècle — Sur les côtes d’Afrique de l’Ouest : qui pouvait être vendu, et par qui ?
Dans ce dossier : Récit indirect des campagnes de Mosolum et achat de prisonniers par Owen.
Source
Nicholas Owen ; édition et introduction d'Eveline Martin
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Consulter la source en ligneDroits : Édition de 1930 dont les droits et les conditions de la numérisation doivent être vérifiés avant toute reproduction. Copie réservée au travail interne ; synthèse attribuée et citations brèves localisées seulement.
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Dans ce dossier : Récit indirect des campagnes de Mosolum et achat de prisonniers par Owen.
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Au début de 1758, Owen présente un souverain mandingue qu’il appelle d’abord Furry Do puis Mosolum comme un conquérant de royaumes voisins et affirme lui avoir acheté plusieurs captifs. Le 29 mars, il rapporte que ce souverain vend toutes les personnes qu’il saisit contre de la poudre et des fusils achetés aux nations neutres. Le 5 avril, son frère Blayney lui attribue comme prétexte de guerre l’absence de culte public chez les peuples attaqués et le projet de les contraindre à la religion de Mahomet. Le journal relie donc, par des informations reçues et un achat revendiqué, justification religieuse, guerre, armes importées et mise en vente des captifs.
Owen ne voit pas les campagnes militaires : il reçoit les informations à Sherbro et aux Plantains, et celle du 5 avril lui vient de son frère. Il qualifie lui-même le motif religieux de prétexte et donne l’effectif invérifiable de cinq mille archers. L’éditrice de 1930 n’a pas pu identifier le souverain ; l’équivalence entre Furry Do et Mosolum repose sur la progression du journal. L’achat de plusieurs captifs est en revanche revendiqué par Owen.