XVIIIe siècle — Sur les côtes d’Afrique de l’Ouest : qui pouvait être vendu, et par qui ?
Dans ce dossier : Protections de maison, captifs de guerre et gages non rachetés en Haute-Guinée.
Source
Walter Rodney
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Dans son étude de 1966 sur la Haute-Guinée, Walter Rodney décrit des dépendants intégrés à la maison du maître : leur vente était normalement exclue sauf faute grave ; ils pouvaient disposer de terres ou d’une part du produit de leur travail, se marier et transmettre certains droits à leurs enfants. Il distingue les personnes nées dans la maisonnée des captifs de guerre et des personnes remises en gage puis non rachetées, qui restaient exposés à la vente.
Rodney propose une analyse historique de la côte de Haute-Guinée entre la Gambie et le cap Mount ; il ne décrit pas une règle identique dans tous les États africains ni le statut de chaque personne embarquée vers les Amériques. Son article examine aussi comment la traite atlantique a transformé les formes locales de dépendance : cette distinction de statuts ne prouve pas qu’elles seraient restées stables dans le temps.