XVIIIe siècle — Sur les côtes d’Afrique de l’Ouest : qui pouvait être vendu, et par qui ?
Dans ce dossier : Argument selon lequel l’achat de prisonniers de guerre leur épargnerait la mort.
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William Snelgrave
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Dans son livre publié à Londres en 1734, le capitaine négrier William Snelgrave soutient que la possibilité de vendre des prisonniers de guerre aux Européens éviterait, selon lui, la mise à mort d’un grand nombre d’entre eux. Il ajoute que le prix payé inciterait les planteurs à prendre soin des personnes déportées et invoque les avantages tirés de leur travail dans les îles à sucre.
Snelgrave défend le commerce auquel il participe. Il ne donne dans ce passage ni liste de prisonniers promis à l'exécution ni moyen d'établir ce qu'ils seraient devenus sans achat européen ; le secours et les soins sont ses arguments, non des issues vérifiées.