Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.
Apolline et son fils Simon
Point 1 sur 10 · Interprétation · 1817
Selon Françoise Thésée, un legs reçu par Me Recules le 3 juin 1817 transmet Apolline et son fils Simon, alors asservis par une tante de Nicolas Fizel, à tous les enfants de Nicolas Fizel en commun.
Précisions nécessaires à l’interprétation
Le testament n’est connu ici que par Thésée ; il ne dit pas ce que devient Simon après 1817 ni si l’enfant figure dans le procès de 1822.
- La révolte des esclaves du Carbet à la Martinique (octobre-novembre 1822) (cette notice) — p. 555, note 17 ; acte de Me Recules du 3 juin 1817 cité par Thésée
Réunions dans la case de Jean-Louis
Point 2 sur 10 · Événement · 1822-10-05
L’arrêt du 16 novembre 1822 situe des réunions de personnes asservies dans la demeure de Jean-Louis, chez Fizel, les 5 et 8 octobre ; Thésée rapporte une autre réunion d’environ trente personnes le 12 octobre au soir.
Précisions nécessaires à l’interprétation
Les deux premières dates sont retenues par les juges ; l’effectif et la réunion du 12 viennent de la reconstruction de Thésée à partir de l’enquête, sans parole directe des participants.
La dispersion dans les bois
Point 3 sur 10 · Interprétation · 1822-10-13
Selon la reconstruction de Françoise Thésée, l’arrivée de gendarmes à cheval au matin du 13 octobre disperse le groupe ; des participants gagnent les bois des pitons où plusieurs demeurent pendant les semaines de poursuite.
Précisions nécessaires à l’interprétation
La durée et le nombre de fugitifs ne se déduisent pas d’un registre continu ; les estimations des témoins répressifs divergent fortement.
- La révolte des esclaves du Carbet à la Martinique (octobre-novembre 1822) (cette notice) — p. 560-561 et 564-565, PDF p. 12-13 et 16-17
Les colonnes de poursuite
Point 4 sur 10 · Interprétation · 1822-10-13
Selon Thésée, Donzelot fait marcher vers les hauteurs du Carbet des soldats, des gardes nationales et cinq compagnies de libres de couleur transportées depuis Fort-Royal, tandis que des hommes surveillent les cols.
Précisions nécessaires à l’interprétation
La composition des colonnes vient du rapport de l’administration lu par Thésée ; l’ordre public remercie des corps mobilisés sans prouver que chaque membre ait pris part à chaque opération.
Pierre déclaré mort en fuite
Point 5 sur 10 · Événement · 1822-11-16
L’arrêt du 16 novembre 1822 déclare Pierre de la veuve Molandrin, Hubert, Pyrame et Lapointe tués en fuite et arrête à leur égard la procédure de contumace ; cet arrêt ne date pas leurs morts. Thésée situe celle de Pierre vers le 9 ou le 10 novembre.
Précisions nécessaires à l’interprétation
L’arrêt se fonde sur des procès-verbaux de l’administration absents ici. Thésée donne le 9 puis le 10 novembre ; le saut volontaire est son hypothèse et ne peut être affirmé.
Vivres et bêtes pris sur les caféières selon Thésée
Point 6 sur 10 · Interprétation · pendant la poursuite, du 13 octobre à la mi-novembre 1822
Selon Françoise Thésée, les personnes cachées dans les bois ont sans doute pris des vivres et des bêtes sur les caféières voisines pour tenir pendant la poursuite.
Précisions nécessaires à l’interprétation
Le lien précis entre ces prises et la subsistance est une hypothèse de Thésée, non un inventaire de ressources attesté pour chaque fugitif.
- La révolte des esclaves du Carbet à la Martinique (octobre-novembre 1822) (cette notice) — p. 564-565, PDF p. 16-17, passages sur la subsistance dans les bois
Fréminville, un récit de mémoires
Point 7 sur 10 · Témoignage · date non établie
Le récit que l’officier de marine Fréminville donne de la campagne de la Néréide en 1822 appartient à ses mémoires, écrits après les faits : Thésée le cite d’après le manuscrit de ses mémoires, journaux et voyages, et E. Herpin en a publié le texte en 1913 dans les Mémoires du chevalier de Fréminville.
Précisions nécessaires à l’interprétation
Le texte imprimé en 1913 n’est pas nécessairement identique au manuscrit utilisé par Thésée ; la date exacte de rédaction des mémoires n’est pas établie ici.
- La révolte des esclaves du Carbet à la Martinique (octobre-novembre 1822) (cette notice) — p. 551-552, n. 3, PDF p. 3-4 : sources de l’article, manuscrit des mémoires de Fréminville (musée de la Marine) ; annexes p. 580-583
- Mémoires du chevalier de Fréminville, édition E. Herpin — chap. III-XI, p. 135-259 (vues 175-301) : campagne antillaise de la Néréide, 1822
Camp de branchages dans les bois
Point 8 sur 10 · Événement · début novembre 1822
Dans le récit de Fréminville reproduit par Thésée, les poursuivants découvrent début novembre dans une clairière un camp avec deux ou trois cases en branchage et des sentinelles.
Précisions nécessaires à l’interprétation
Récit rétrospectif d’un officier du camp répressif, publié par Thésée avec réserves ; les détails ne sont pas confirmés par une seconde pièce ici.
- La révolte des esclaves du Carbet à la Martinique (octobre-novembre 1822) (cette notice) — p. 580-581, PDF p. 32-33, annexe I, récit de Fréminville sur la battue et le camp
Guide et morts de faim dans la traque
Point 9 sur 10 · Événement · pendant la poursuite, du 13 octobre à la mi-novembre 1822
Selon Thésée, un transfuge guide les poursuivants vers le camp contre la promesse de sa grâce ; elle rapporte aussi que certains fugitifs sont trouvés morts de faim ou de leurs blessures.
Précisions nécessaires à l’interprétation
Ces détails sont rapportés par Thésée à partir de témoignages du camp répressif ; l’identification du guide, le nombre de morts et la réalité de la grâce ne sont pas établis indépendamment.
- La révolte des esclaves du Carbet à la Martinique (octobre-novembre 1822) (cette notice) — p. 564-565 et 580-581, PDF p. 16-17 et 32-33, récit de la battue et annexe I
Chute de Pierre au Morne aux Bœufs
Point 10 sur 10 · Événement · 9 ou 10 novembre 1822
Selon Thésée, Pierre meurt autour du 10 novembre 1822 en tombant d’une falaise du Morne aux Bœufs ; elle rapporte que, selon Donzelot, les branches auxquelles il se tenait ont cédé.
Précisions nécessaires à l’interprétation
Thésée donne le 9 novembre pour la « capture » de Pierre puis le 10 pour sa mort. Elle envisage un suicide, que le récit de Donzelot ne prouve pas ; le caractère volontaire de la chute reste ouvert.
- La révolte des esclaves du Carbet à la Martinique (octobre-novembre 1822) (cette notice) — p. 566-567, PDF p. 18-19, mort de Pierre et propos rapportés de Donzelot