XVIIIe siècle — Sur les côtes d’Afrique de l’Ouest : qui pouvait être vendu, et par qui ?
Dans ce dossier : Témoignages sur l’attaque d’une ville par un marchand créancier et les représailles.
Source
Carl Bernhard Wadström
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Consulter la source en ligneDroits : Œuvre publiée en deux parties, en 1794 et 1795 dans le domaine public. Exemplaire diffusé par Internet Archive ; conserver l'identifiant et le crédit du fac-similé lors de tout réemploi.
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Dans des témoignages rapportés et abrégés par Carl Bernhard Wadström, dont le premier est daté de mars 1793, un négociant dit qu’un marchand métis défunt avançait des biens aux chefs puis envoyait deux à trois cents hommes armés contre les villes des débiteurs lents à payer. Un chef rapporte que ce marchand, avec d’autres chefs et un navire américain en attente de captifs, prit et détruisit sa ville. Le chef dit avoir fui avec la plupart des habitants vers une île voisine ; ils attaquèrent ensuite leurs adversaires sur le continent, et le chef dit en avoir capturé puis vendu quarante. Walter Rodney identifie le marchand défunt à James Cleveland.
Wadström dit avoir abrégé les communications rapportées ; il ne nomme pas le marchand métis et ne conserve pas les paroles directes des habitants. L’identification à Cleveland vient de Rodney. L’année de l’attaque n’est pas donnée. Les quarante personnes sont, selon le chef, des adversaires capturés et vendus lors de ses représailles ; la pièce ne dit pas que Cleveland vendit quarante habitants de la ville détruite. Les documents originaux abrégés par Wadström n’ont pas été consultés.